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	<title>Agriculture | Research Media</title>
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	<description>Barr al Aman</description>
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	<title>Agriculture | Research Media</title>
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		<title>« La terre amère » : Les paysans racontent leurs combats</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hafawa Rebhi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2020 07:55:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’humus halète. L’eau frémit en sortant des vieux tuyaux en caoutchouc, puis elle chantonne en coulant dans les&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1" style="text-align: left;">L’humus halète. L’eau frémit en sortant des vieux tuyaux en caoutchouc, puis elle chantonne en coulant dans les seghias. Les feuilles des plantes potagères tremblent au contact de la douce brise matinale. Des cigales stridulent. Les roues de la charrette grincent en écrasant les cailloux de la piste poussiéreuse. Las, le moteur d’un tracteur vrombit continuellement pour vider les entrailles d’un puits tari. Un oud fredonne doucement. Des coups de percussion légers cadencent son chant.</p>
<p class="p1">Le documentaire du Groupe de Travail pour la Souveraineté alimentaire (GTSA) et de l’association Al-Warcha, réalisé par Mohamed Boukoum, est un film qui s’écoute. Mais, se contenter des scènes sonores priverait les yeux de tant de beauté : les champs verdoyants de la Manouba, l’immensité de la steppe de Sidi Bouzid, les palmiers de Kébili à perte de vue, ou encore les soirées estivales joyeuses dans l’oasis de Chenini sur la côte de Gabès.</p>
<p class="p1">Attention tout de même. Tout n’est pas vert. Tout n’est pas si onirique qu’on le croit. Aussi belle soit-elle, la terre que raconte ce documentaire financé (sans condition ni diktats) par l’ONG War on Want, est une « terre amère ». Et c’est d’ailleurs le titre du film.</p>
<p class="p1">« La terre amère » raconte en effet la paysannerie tunisienne et les combats qu’elle mène depuis des décennies.</p>
<p class="p1">La pertinence du film tient dans la force des témoignages qu’il expose. Ce sont les paysannes et les paysans qui parlent. Et là, on est très loin de l’image constamment véhiculée par les feuilletons et les one-man-shows insipides, celle du paysan vulgaire et ignare, moqué souvent pour ses habits et son accent rural.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y0EYGdDW8I"><p><a href="https://www.researchmedia.org/les-graines-de-la-souverainete-thierry-bresillon/">Les graines de la souveraineté</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="&#8220;Les graines de la souveraineté&#8221; &#8212; Research Media" src="https://www.researchmedia.org/les-graines-de-la-souverainete-thierry-bresillon/embed/#?secret=0LxLr7ZuCC#?secret=y0EYGdDW8I" data-secret="y0EYGdDW8I" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p class="p1">Les paysannes et les paysans de « La terre amère » sont les détentrices et les détenteurs d’un savoir qu’ignorent certaines élites urbaines autoproclamées frileuses à tout contact avec la ruralité. Leur force de caractère, ils l’ont forgée en se confrontant aux aléas du climat et des politiques publiques. Leur décision de rester, de tenir bon, ils l’assument pleinement. Les chants de sirène de la vague libérale des années 1970 et 1980 ne les ont pas trompés. Ils n’ont pas échoué comme les autres dans les quartiers délabrés dont se sont ceintes les grandes villes industrielles ou touristiques du pays.</p>
<p class="p1">Les paysannes et les paysans de « La terre amère » sont surtout conscients de la mécanique du pouvoir et de l’assujettissement. Dans leurs esprits, coule la sève brute de la terre et leur vie est accordée au rythme de la nature.</p>
<p class="p1">Avant même sa prière de l’aube, Monjia Ferjani commence sa journée par un moment de recueillement dans son petit potager. Ce rite incontournable embué de rosée et de vapeurs matinales et cette communion quotidienne avec la terre, la paysanne mère de famille les raconte avec une sincérité émue et un sourire qui ne parvient pas à cacher sa tristesse. Vivant à la Manouba, l’un des gouvernorats les plus fertiles et les mieux irrigués du pays, elle et ses voisins sont des paysans dans l’âme. Mais, les 500 hectares de leur village de Dekhila (délégation de Tébourba), l’État préfère les céder à un seul investisseur privé que de les distribuer à Monjia et à des centaines de jeunes ne demandant qu’à accéder, dans la dignité, à un tout petit bout de terre.</p>
<p class="p1">Le biais de l’État en faveur du secteur privé est tout autant criant à Sidi Bouzid. Là-bas, à Menzel Bouzaiène, un investisseur détient à lui seul 1200 hectares. Barricadé dans son immense terrain fortifié, l’investisseur jouit sereinement des incitations généreuses de l’État : un sondage bien équipé et de l’eau abondante et gratuite pour irriguer 600 oliviers.</p>
<p class="p1">Qu’en est-il des oliviers au-delà des fortifications de ce domaine privé ? Ils crèvent, tout simplement, depuis que la nappe s’est asséchée. Quelque 50 paysans voisins de l’investisseur (comparé à un colonisateur) ont vu leurs puits tarir et dû creuser davantage, en deçà de 55 mètres, pour atteindre l’eau fuyante. L’un d’entre eux a désespérément entrepris le forage manuel d’un nouveau puits. Il y a mis tellement de temps que la poulie s’est rouillée et les cordages se sont usés.</p>
<p class="p1">Dans ce décor ocre et poussiéreux, Mourad Ben Hassine et Riadh Baccari ont relaté, au nom de leurs pairs, leur combat. Pour dénoncer l’injustice qu’ils subissent et mieux revendiquer leur droit à l’eau, aux intrants et à la vie, ces paysans se sont organisés au sein d’une association qu’ils ont baptisée « Vers une agriculture souveraine ». <span class="s1"><i>Nafas</i> </span>en est l’acronyme arabe et cela signifie le souffle.</p>
<p class="p1">Massoud Seghaier, lui, s’est reconverti à l’agriculture à la suite d’un long parcours professionnel. Après un séjour en Libye, un passage par l’enseignement et plus de 25 ans de travail dans les compagnies pétrolières du Sud tunisien, un retour aux sources s’imposait. Se reposer dans l’ombrage de la palmeraie après quelques heures de labeur était un rêve qui valait le coup.</p>
<p class="p1">Les problèmes guettaient toutefois Massoaud. Prouver sa propriété sur une parcelle de terrain est une entreprise ardue et compliquée dans les gouvernorats du sud où les terres sont encore collectives. Une autre menace couve au fin fond des sables rampants. Hydro-phages, les compagnies pétrolières finiront par gober toute l’eau qui irrigue en profondeur l’oasis.</p>
<p class="p1">Plusieurs autres paysans ont pris la parole dans le documentaire, notamment à l’occasion de la fête des semences paysannes organisée en septembre dernier dans l’oasis de Chénini.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lUCVy5GZ9f"><p><a href="https://www.researchmedia.org/tunisiejemna-letat-jaloux-dune-ong-depasse/">Tunisie/Jemna: l&#8217;Etat, jaloux d&#8217;une ONG qui le dépasse</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="&#8220;Tunisie/Jemna: l&#8217;Etat, jaloux d&#8217;une ONG qui le dépasse&#8221; &#8212; Research Media" src="https://www.researchmedia.org/tunisiejemna-letat-jaloux-dune-ong-depasse/embed/#?secret=fXzlPM44MI#?secret=lUCVy5GZ9f" data-secret="lUCVy5GZ9f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p class="p1">Répondant à l’appel de l’Association tunisienne de permaculture, des dizaines de paysannes et de paysans se sont ruées vers cette oasis maritime, lui apportant chacun un présent de valeur inestimable, comme pour lui insuffler la force face à la pollution et à la soif.</p>
<p class="p1">Pendant le jour, les invités de l’oasis exposaient leurs trésors : des semences de blé, d’orge et de légumes, des variétés tunisiennes qui n’ont pas été ni altérées ni hybridées. Devant les stands, sous les tentes, on échangeait dans la bonne humeur ces graines paysannes, tout en en relatant les histoires de transmission de génération en génération. Le soir, c’était l’heure des grands débats : le combat pour préserver ces semences et le savoir-faire qui leur est inhérent, la résistance nationale et internationale face aux multinationales semencières et agrochimiques, l’accès équitable à l’eau, le droit à la propriété de la terre, les modes d’organisation de la paysannerie, les ravages des monocultures intensives et les réformes nécessaires pour réaliser la souveraineté alimentaire.</p>
<p class="p1">À ces discussions, les militants des associations GTSA et Al-Warcha, comme Layla Riahi et Wassim Laabidi ont participé, non sans zèle. Les concepteurs du documentaire ne sont pas des observateurs extérieurs qui couvrent un sujet avant de passer à autre chose. C’en sont des personnages clés et influents, tout comme les autres paysans et militants rencontrés au fil des séquences. C’est là l’autre grande particularité de « La terre amère ».</p>
<p><iframe title="“The Bitter Land” - Al Warcha and Working Group on Food Sovereignty - TUNISIA" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/g_EazvGgs4s?start=17&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>The post <a href="https://www.researchmedia.org/la-terre-amere-les-paysans-racontent-leurs-combats-compte-rendu/">« La terre amère » : Les paysans racontent leurs combats</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
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		<title>Travail: Démocratiser. Démarchandiser. Dépolluer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[فريق بر الامان La rédaction de Barr al Aman]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2020 09:01:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
		<category><![CDATA[covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que nous apprend cette crise ? En premier lieu que les humains au travail ne peuvent être réduits à&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Que nous apprend cette crise ? En premier lieu que les humains au travail ne peuvent être réduits à des « ressources ». Les caissièr.e.s, les livreur.e.s, les infirmièr.e.s, les docteur.e.s, les pharmacien.nes, et toutes celles et ceux qui nous ont permis de continuer à vivre dans cette période de confinement, en sont la démonstration vivante. Cette pandémie nous montre aussi que le travail lui-même ne peut être réduit à une « marchandise ». Les soins de santé, la prise en charge et l’accompagnement des plus vulnérables sont autant d’activités qui doivent être protégées des seules lois du marché, sans quoi nous risquons d’accroître toujours plus les inégalités, jusqu’à sacrifier les plus faibles et les plus démunis. Pour éviter un tel scénario, que faut-il faire ? Permettre aux employés de participer aux décisions. C’est-à-dire démocratiser l’entreprise. Démarchandiser le travail. C’est-à-dire que la collectivité garantisse un emploi utile à toutes et tous. Au moment où nous faisons face à la fois au risque pandémique et à celui d’un effondrement climatique, ces deux changements stratégiques nous permettront non seulement d’assurer la dignité de chacun, mais aussi d’agir collectivement pour dépolluer la planète et la sauver.</p>
<p><em>Démocratiser</em>. Ceux–et singulièrement celles—qui font partie des personnels essentiels se lèvent chaque matin pour aller servir les autres, particulièrement les personnes racisées, migrantes et les travailleurs de l’économie informelle, pendant que tous ceux qui le peuvent restent confinés. Elles témoignent de la dignité du travail et de l’absence de banalité de leur fonction. Et elles démontrent le fait-clé que le capitalisme a toujours cherché à rendre invisible, cherchant à transformer les humains en « ressource » : il n’y a ni production ni service sans investisseurs en travail.</p>
<p>De leur côté, les confinés – et singulièrement les confinées &#8211; mobilisent tout ce qu’ils peuvent pour assurer la poursuite des missions de leur organisation depuis leur domicile. Ils et elles démontrent massivement que ceux qui supposent que le grand enjeu de l’employeur est de garder sous ses yeux le travailleur indigne de confiance, pour mieux le contrôler, se fourvoient grandement. Les travailleurs démontrent chaque jour qu’ils ne sont pas une simple « partie prenante » de l’entreprise parmi d’autres. Ils sont LA partie constituante, pourtant toujours trop souvent exclue du droit de participer au gouvernement de l’entreprise, monopolisé par les apporteurs en capital.</p>
<p>Si l’on se demande sérieusement comment exprimer la reconnaissance des entreprises et de la société dans son ensemble envers les travailleurs, il faudra bien sûr aplatir la courbe des rémunérations et démarrer moins bas, mais ces seuls changements ne suffiront pas. De même qu’après la seconde guerre mondiale, on accorda le droit de vote aux femmes en reconnaissance de leur incontournable contribution, il est aujourd’hui devenu injustifiable de ne pas émanciper les investisseurs en travail en leur accordant la citoyenneté dans l’entreprise. C’est là un changement nécessaire.</p>
<p>En Europe, la représentation des investisseurs en travail dans l’entreprise a débuté au sortir de la seconde guerre mondiale, au travers des Comités d’entreprise. Mais, ces Chambres de représentation des travailleurs sont restées des organes souvent faibles, soumises à la bonne volonté de l’équipe de direction choisie par les actionnaires. Elles ont été incapables de bloquer la dynamique du capital qui accumule pour lui-même en détruisant la planète. Ces Chambres de représentation des travailleurs doivent désormais être dotées de droits similaires à ceux des Conseils d’administration, afin de soumettre le gouvernement de l’entreprise (le <em>top management</em>) à une double majorité. En Allemagne, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, des formes de codétermination (<em>mitbestimmung</em>) mises en place progressivement après la seconde guerre mondiale ont représenté une étape cruciale mais encore insuffisante. Même aux Etats-Unis, où le droit à la syndicalisation a été combattu, des voix s’élèvent aujourd’hui pour accorder aux investisseurs en travail le droit de se choisir des représentants bénéficiant d’une majorité spéciale au sein des Conseils. Le choix du CEO – ou encore mieux de la CEO &#8211; comme celui de la stratégie de l’entreprise ou de la répartition des profits sont des enjeux trop importants pour les laisser aux seuls représentants des actionnaires. Ceux qui investissent leur travail dans l’entreprise, leur santé, en bref leur vie, doivent aussi pouvoir collectivement valider ces décisions.</p>
<p><em>Démarchandiser</em>. Cette crise illustre aussi combien le travail ne devrait pas être traité comme une marchandise. Elle démontre que le mécanisme du marché ne peut être laissé seul en charge des choix collectifs fondamentaux. La création de postes dans le secteur des soins aux personnes, l’approvisionnement en matériel de survie, ont été soumis depuis des années à une logique de rentabilité. La crise révèle cet aveuglement. Il existe des besoins collectifs stratégiques qui doivent être immunisés de la marchandisation. Douloureusement, nos dizaines de milliers de morts nous le rappellent aujourd’hui. Ceux qui affirment encore le contraire sont des idéologues qui nous mettent tous et toutes en danger. La logique de rentabilité ne peut pas décider de tout.</p>
<p>De même qu’il faut protéger certains secteurs des seules lois d’un marché non régulé, il faut aussi assurer à chacun l’accès à un travail qui lui permette d’assurer sa dignité. Une façon d’y parvenir est de créer une garantie d’emploi pour tous (<em>job guarantee</em>), offrant la possibilité à chaque citoyen de bénéficier d’un emploi. L’Article 23 de la Déclaration universelle des droits humains, consacre le droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions de travail équitables et satisfaisantes et à la protection contre le chômage. Dès lors, cette garantie d’emploi permettra non seulement à chacun de vivre dignement, mais aussi collectivement de décupler nos forces pour mieux répondre aux nombreux besoins sociaux et environnementaux auxquels nous faisons face. A la main des collectivités locales, la Garantie Emploi pour tous permettra notamment de contribuer à éviter l’effondrement climatique tout en assurant un avenir digne pour chacun.</p>
<p><em>Dépolluer</em>. Ne répétons pas le choix naïf de 2008 : la crise fut l’occasion de sauver les banques en approfondissant l’endettement public, sans qu’aucune condition ne soit mise à ces sauvetages. Si nos Etats interviennent pour sauver des entreprises aujourd’hui, il importe que celles-ci soient mises en conformité avec le cadre général de la démocratie. L’Etat, au nom de la société démocratique qu’il sert et qui la constitue, au nom aussi de sa responsabilité de veiller à notre survie environnementale, doit conditionner son intervention à des changements de cap dans la ligne stratégique des entreprises aidées. Il doit imposer – outre le respect de normes environnementales strictes &#8211; des conditions de démocratisation quant au gouvernement interne des entreprises. Car ce sont les entreprises gouvernées démocratiquement qui seront prêtes pour mener la transition écologique, celle dans lesquelles aussi bien les apporteurs de capital que les investisseurs en travail pourront faire entendre leurs voix et décider de concert des stratégies à mettre en œuvre. Cela n’étonnera personne : dans le régime actuel, l’arbitrage capital/travail/planète est toujours défavorable… au travail et à la planète. Les ingénieurs de l’Université de Cambridge, Cullen, Allwood et Borgstein (Envir. Sc. &amp; Tech. 2011 45, 1711–1718) l’ont montré : 73% de la consommation mondiale d&rsquo;énergie pourraient être économisés grâce à des « modifications réalisables des processus productifs » (<em>achievable design changes</em>). Mais ces changements impliquent une plus grande intensité de main-d&rsquo;œuvre, et des choix souvent plus coûteux à court terme. Tant que les entreprises sont dirigées au seul profit des apporteurs de capitaux, dans quel sens penchera la décision à l’heure des coûts d&rsquo;énergie dérisoires ? Malgré les défis de tels changements, certaines entreprises sociales ou coopératives &#8211; en poursuivant des objectifs hybrides à la fois financiers, sociaux, et environnementaux et en développant un gouvernement interne démocratique &#8211; ont d’ores et déjà démontré la crédibilité d’une telle voie.</p>
<p>Ne nous faisons aucune illusion. Abandonnés à eux-mêmes, la plupart des apporteurs de capitaux ne veilleront ni à la dignité des investisseurs en travail, ni à la lutte contre l’effondrement climatique. Un autre scenario est à portée de main : démocratiser l’entreprise et démarchandiser le travail. Et cela nous permettra de dépolluer la planète.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>16/05/2020</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Isabelle Ferreras (University of Louvain/FNRS-Harvard LWP), Julie Battilana (Harvard University), Dominique Méda (University of Paris Dauphine PLS),  Julia Cagé (Sciences Po-Paris), Lisa Herzog (University of Groningen), Sara Lafuente Hernandez (University of Brussels-ETUI), Hélène Landemore (Yale University), Pavlina Tcherneva (Bard College-Levy Institute), Frederic Vandenberghe (Universidade Federal do Rio de Janeiro), Scott Viallet-Thévenin (Université Mohammed VI Polytechnique), Sophie Weerts (Université de Lausanne), Alberto Alemanno (HEC Paris-NYU Law), Elizabeth Anderson (University of Michigan), Philippe Askénazy (CNRS-Paris School of Economics), Aurélien Barrau (CNRS et Université Grenoble-Alpes), Adelle Blackett (McGill University), Neil Brenner (Harvard University), Craig Calhoun (Arizona State University), Ha-Joon Chang (University of Cambridge), Erica Chenoweth (Harvard University), Joshua Cohen (Apple University, Berkeley, Boston Review), Christophe Dejours (CNAM), Olivier De Schutter (UCLouvain, UN Special Rapporteur on extreme poverty and human rights), Nancy Fraser (The New School for Social Research, NYC), Archon Fung (Harvard University), Javati Ghosh (Jawaharlal Nehru University), Stephen Gliessman (UC Santa Cruz), Hans R. Herren (Millennium Institute), Axel Honneth (Columbia University), Eva Illouz (EHESS, Paris), Sanford Jacoby (UCLA), Pierre-Benoit Joly (INRA &#8211; National Institute of Agronomical Research, France), Michele Lamont (Harvard university), Lawrence Lessig (Harvard University), David Marsden (London School of Economics), Chantal Mouffe (University of Westminster), Jan-Werner Müller (Princeton University), Gregor Murray (University of Montréal), Susan Neiman (Einstein Forum), Thomas Piketty (EHESS-Paris School of Economics), Michel Pimbert (Coventry University, Executive Director of Centre for Agroecology, Water and Resilience), Raj Patel (University of Texas), Katharina Pistor (Columbia University), Ingrid Robeyns (Utrecht University), Dani Rodrik (Harvard University), Saskia Sassen (Columbia University), Debra Satz (Stanford University), Pablo Servigne PhD (in-Terre-dependent researcher), William Sewell (University of Chicago), Susan Silbey (MIT), Margaret Somers (University of Michigan), George Steinmetz (University of Michigan), Laurent Thévenot (EHESS), Nadia Urbinati (Columbia University), Jean-Pascal van Ypersele de Strihou (UCLouvain), Judy Wajcman (London School of Economics), Léa Ypi (London School of Economics), Lisa Wedeen (The University of Chicago), Gabriel Zucman (UC Berkeley), and 3000 more scholars from more than 600 universities across the globe.</p>
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		<title>Oui, le tarif de l’eau a augmenté, mais…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Khansa Ben Tarjem]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Apr 2020 19:26:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Eau]]></category>
		<category><![CDATA[République Tunisienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Eau Nouveaux Tarifs 2020 Infogram</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sécurité alimentaire en Tunisie : « On ne peut pas rester les bras croisés »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sana Sbouaï]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Oct 2019 17:19:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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		<category><![CDATA[Sécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La sécurité alimentaire est une notion très large, qui prend en considération toute la chaîne alimentaire. Selon le Global Food Security Index, un classement dressé par un magazine anglais, la Tunisie occuperait la 51° position sur 113 pays en 2018. Alors que la société civile exprime son inquiétude quant à la situation du pays, les responsables politiques tunisiens semblent à peine prendre conscience de la situation du pays et des actions à mettre en place.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Alors que l’été battait son plein le Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur l&rsquo;évolution du climat, plus communément appelé GIEC, publiait son<a href="https://www.ipcc.ch/report/srccl/"> 5e rapport</a>. Ce travail, qui est fondé sur les publications scientifiques et techniques actuelles, met cette fois-ci en avant la question de la sécurité alimentaire.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour la représentante du WWF, le <a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/08/08/la-securite-alimentaire-au-defi-du-rechauffement-le-rapport-du-giec-adopte_5497560_3244.html">texte</a> souligne “</span><i><span style="font-weight: 400;">que la façon dont nous utilisons les terres n’impacte pas seulement le climat, mais la capacité des terres à fournir les moyens d’existence aux gens, à la nature et à la biodiversité.</span></i><span style="font-weight: 400;">” </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En Tunisie, ce risque de manque existe déjà à des échelles diverses. Il y a un an la « crise du lait » battait son plein. La vente de briques de lait était rationnée et les rayons réfrigérés des magasins ne proposaient plus de beurre. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les consommateurs avaient alors dû se résoudre à consommer autrement et s&rsquo;adapter. Cette situation de pénurie avait été présentée comme exceptionnelle, alors même qu&rsquo;elle pourrait devenir une réalité plus fréquente et toucher différents produits alimentaires. Car elle est une conséquence directe de la manière dont la terre est utilisée.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette crise</span> <span style="font-weight: 400;">est une parfaite illustration de l&rsquo;état de la sécurité alimentaire dans le pays, pour Karim Daoud, éleveur et président de <a href="http://www.synagri-tunisie.org/fr/accueil/">Syndicat des agriculteurs</a> de Tunisie,</span><span style="font-weight: 400;"> syndicat qui a vu le jour en 2012. « La filière laitière est un colosse aux pieds d&rsquo;argile : nous importons des animaux, que nous sommes incapables de produire en Tunisie&#8230; Nous importons également leur alimentation&#8230; dont nous ne maîtrisons pas les coûts, qui évoluent sur le marché mondial, si bien que le coût de production en Tunisie augmente, mais pas celui de la vente, alors les <a href="https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/tunisie-les-eleveurs-pris-la-gorge-par-la-crise-du-lait">producteurs sont pris à la gorge</a>, abattent leurs vaches, les vendent&#8230; » et c&rsquo;est ainsi que le lait est venu à manquer sur le marché tunisien. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cet exemple n&rsquo;est qu&rsquo;une des multiples entrées qui permettent de saisir la notion de sécurité alimentaire, qui en réalité, est une question de sécurité tout court.  </span></p>
<h4><b>Toute la chaîne alimentaire est concernée</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Quand on pense « sécurité alimentaire », il ne s&rsquo;agit pas simplement de penser en terme de pénurie ou de crise sanitaire, comme cela peut être le cas lorsque des aliments avariés se retrouvent en vente par exemple. Cette notion concerne</span> <span style="font-weight: 400;">toute la chaîne alimentaire : production, commercialisation et consommation. De la graine plantée, à l&rsquo;argent qu&rsquo;il faut pour l&rsquo;acheter, à l&rsquo;eau pour l’arroser, à la publicité pour la nourriture, au quota nutritionnel, aux maladies en lien avec ce que nous ingurgitons&#8230;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La sécurité alimentaire se jauge à l&rsquo;aune de quatre dimensions :  la disponibilité, l&rsquo;accès, l&rsquo;utilisation et la stabilité. Des dimensions qui ont été définies en 1996 lors du <a href="http://www.fao.org/wfs/index_fr.htm">Sommet mondial de l&rsquo;alimentation</a> à Rome, et qui dépendent de nombreux facteurs. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De manière générale, la disponibilité des denrées alimentaires ne pose pas de problème en Tunisie, selon l&rsquo;Observatoire national</span> <span style="font-weight: 400;">de l&rsquo;agriculture (ONAGRI). L&rsquo;accès physique, lui, est quasiment assuré sur tout le territoire, mais la question de la barrière économique se pose de plus en plus du fait de l&rsquo;inflation et de la baisse du pouvoir d&rsquo;achat, rendant certaines denrées inaccessibles pour certains citoyens. La question de l&rsquo;utilisation, elle, est impactée par les changements dans les habitudes alimentaires, qui sont de plus en de plus éloignées du régime traditionnel tunisien. Ce à quoi s&rsquo;ajoute cette forte tendance au gaspillage alimentaire. Enfin, la stabilité pourrait subir les effets</span> <span style="font-weight: 400;">de la situation géopolitique et des changements de possibilités d&rsquo;importation de denrées alimentaires, toujours selon l&rsquo;ONAGRI.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon l&rsquo;indice de sécurité alimentaire mondiale « <a href="https://foodsecurityindex.eiu.com/Country/Details#Tunisia">Global Food Security Index</a> », un classement mis en place par le magazine anglais The Economist, et qui examine les questions fondamentales de l&rsquo;accessibilité, la disponibilité, la qualité et la sécurité des aliments, en 2018 la Tunisie se classe à la 51ème position sur 113 pays et son score global est de 60,9/100.</span><span style="font-weight: 400;"> </span><span style="font-weight: 400;">Un score qui montre que des actions doivent être menées dans le pays, notamment en prévision des impacts du changement climatique et de la raréfaction des ressources naturelles. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Chacune des quatre dimensions définissant la sécurité alimentaire couvre des réalités qui finissent par balayer tout le système dans lequel nous vivons : la production agricole, les ressources naturelles, le climat, la répartition foncière, les voix de distribution des denrées alimentaires, les importations, les exportations, l&rsquo;inflation, les habitudes alimentaires, le commerce, la santé, les épidémies, la stabilité géopolitique&#8230;</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Karim Daoud explique ainsi que la notion de sécurité alimentaire est une notion qui « se construit », en assurant la mise en place d’actions qui permettent de stabiliser ces différentes dimensions. Ce n&rsquo;est pas une notion fixe que l&rsquo;on peut atteindre de manière définitive.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Elle touche à la question de la durabilité, des ressources naturelles, à une réflexion profonde sur les modèles de développement de l&rsquo;agriculture de demain et au même temps elle touche à la question de l&rsquo;autonomie&#8230; » explique-t-il.</span></p></blockquote>
<h4><b>D&rsquo;autres pénuries sont à craindre</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Si la crise du lait n&rsquo;a duré qu&rsquo;un temps, pour Karim Daoud, la situation de la Tunisie n&rsquo;est pas pour autant au beau fixe : « Il ne faut pas croire que ces situations vont se réduire : il y a de plus en plus de monde sur la planète, de plus en plus de conséquences du réchauffement climatique, de plus en plus de crises&#8230; »</span></p>
<p>M. Daoud, comme d&rsquo;autres acteurs de la société civile tunisienne, se dit inquiet quant à la situation de la sécurité alimentaire en Tunisie, au regard de l&rsquo;état de l&rsquo;agriculture notamment. Il prend ainsi comme exemple la manière dont la filière avicole est construite en Tunisie et dresse un parallèle avec la filière laitière, puisque les bêtes comme leur alimentation et les produits phytosanitaires sont importés explique-t-il. Si bien qu&rsquo;il peut tout à fait arriver un moment où une crise des œufs et de la volaille puisse avoir lieu dans le pays.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Interrogé sur l&rsquo;action des responsables politiques, il exprime des réserves. « Il n&rsquo;y a pas de vision sur ce qui doit être fait et sur ce que l&rsquo;on veut mettre en place. Nous n&rsquo;avons pas de direction. » Et il semble en effet que les autorités n&rsquo;aient pas encore pleinement mesuré la nécessité d&rsquo;un plan d&rsquo;action global pour assurer la sécurité alimentaire du pays.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">Pourtant d&rsquo;un point de vue légal, la Tunisie garantie de manière indirecte la sécurité alimentaire des citoyens à travers l&rsquo;article 21 de la Constitution :  » L’État garantit aux citoyens les libertés et les droits individuels et collectifs. Il leur assure les conditions d’une vie décente. »</span></p></blockquote>
<h4><b>Une situation préoccupante</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">En décembre 2017, le think thank tunisien <a href="http://www.ites.tn/">ITES </a></span><span style="font-weight: 400;">publié la « <a href="http://www.onagri.nat.tn/uploads/Etudes/securite%20alimentaire.pdf">Revue stratégique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Tunisie</a>« . </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La <a href="http://www.fao.org/fileadmin/templates/wsfs/docs/Issues_papers/Issues_papers_FR/L%E2%80%99agriculture_mondiale_%C3%A0_l%E2%80%99horizon_2050.pdf">publication</a> s&rsquo;ouvrait sur un état des lieux guère réjouissant de la situation. Il y est certes fait état d&rsquo;une agriculture et d&rsquo;une disponibilité alimentaire qui s&rsquo;améliorent en Tunisie. Mais la réalité d&rsquo;un monde dans lequel il faudrait, selon les chiffres de la FAO, augmenter de 70% la production mondiale pour nourrir les 9 milliards d&rsquo;êtres humains d&rsquo;ici 2050, reste un défi qui concernera</span> <span style="font-weight: 400;">également la Tunisie. Et le changement climatique, la dégradation des ressources naturelles notamment de l’eau et du sol, le manque d’investissement pour leur entretien et leur utilisation durable, sont autant de défis qu&rsquo;il faut relever, note le rapport. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La publication dresse une liste des défis de tous les secteurs concernés par la sécurité alimentaire, avant de proposer une liste de recommandations, sans qu&rsquo;elles semblent suivies d&rsquo;actions. « Pourtant les défis sont énormes, mais il y a une absence de prise en charge de la question », considère le professeur et économiste Karim Ben Kahla qui s&rsquo;est joint aux membres du think thank de l&rsquo;ITES pour rédiger la revue.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour M. Ben Kahla il existe des lacunes du point de vue des responsables politiques et il n&rsquo;y a pas réellement de prise de conscience de la part des autorités.</span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« Ma peur c&rsquo;est que nous soyons soit dans le déni, soit dans la panique, face à la notion de sécurité alimentaire. Il y a un déni car on ne regarde pas les problèmes en face. Mais j&rsquo;ai peur que l&rsquo;on passe du déni à la panique. »</span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Alors les Tunisiens vont-ils mourir de faim?</span> <span style="font-weight: 400;">« Non, ce n&rsquo;est pas comme ça que ça se passe. C&rsquo;est une mort lente, avec des catastrophes naturelles de plus en plus rapprochées et de plus en plus fortes », juge-t-il.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">« Les défis ont cet aspect systémique : quand on pose la question de la sécurité alimentaire : tout dépend de tout. La formation, l&rsquo;agriculture, l&rsquo;inflation, le climat, la santé, la nourriture&#8230; c&rsquo;est un système en soi », explique le professeur. </span></p>
<h4><b>Un début d&rsquo;action publique ?</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Face aux défis que la Tunisie va devoir relever pour assurer la stabilité alimentaire, l&rsquo;Observatoire National de l&rsquo;Agriculture <a href="http://www.onagri.nat.tn/conjonctures">(ONAGRI)</a> lui s&rsquo;est mis au travail. Cet établissement public a vu le jour en 1999, avec pour but de collecter et diffuser des informations sur l&rsquo;agriculture et la pêche. Sur leur site la sécurité alimentaire a une entrée dédié, preuve que cette notion est prise en compte. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En janvier 2018 le ministère de l’agriculture et des ressources hydraulique relative à la création d’une commission technique nationale chargée de préparer une <a href="http://www.onagri.nat.tn/conjonctures#c-14">étude prospective</a> sur la sécurité alimentaire et le développement de l’export à l’horizon 2030.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette étude prospective a été lancée et un comité de travail mis en place, explique Nachaat Jaziri,  sous-directrice de l&rsquo;ONAGRI dans son bureau, accompagnée de sa collègue Sonia Dridi. Plusieurs réunions ont permis aux intervenants de <a href="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/Rapport-vf_secutirt%C3%A9-alimentaire.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">poser un scénario</a> qui collerait le plus aux évolutions possibles de la situation tunisienne, afin de s&rsquo;accorder sur les stratégies à mettre en place, explique-t-elle. </span></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">« On ne peut pas rester les bras croisés à attendre. La situation est là, notre rôle à l&rsquo;observatoire c&rsquo;est de trouver des solutions », explique Nachaat Jaziri.</span></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Il y aurait donc une timide prise de conscience au sein du ministère de l&rsquo;Agriculture de l&rsquo;importance d&rsquo;agir sur cette question.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">D&rsquo;autant plus que la Tunisie fait partie du programme “<a href="https://unictunis.org.tn/files/2017/10/brochure-ODD-TN.pdf">Transformer notre monde</a> : le programme de développement durable à l’horizon 2030”, qui pose des objectifs de développement durable clairs, comme le fait d&rsquo;assurer une stabilité de la sécurité alimentaire.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais il semble que la prise de conscience vienne avant tout de la société civile car</span> <span style="font-weight: 400;">après l&rsquo;ITES et le Synagri, c&rsquo;est le Forum Tunisiens des Droits Économiques et Sociaux qui a organisé un <a href="https://www.flehetna.com/fr/ftdes-annd-atelier-de-travail-sur-le-droit-lalimentation-le-22-mars-2019">atelier de travail sur le droit à l&rsquo;alimentation</a> en mars dernier. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">A la fin du mois de juin 2019 une <a href="https://www.flehetna.com/fr/oit-conference-sur-lingenierie-et-la-securite-alimentaire-les-24-et-25-juin-2019">conférence sur l&rsquo;ingénierie et la sécurité alimentaire</a> a été organisée à Tunis. </span><span style="font-weight: 400;">L&rsquo;idée était de mettre en commun les contributions du monde de l&rsquo;ingénierie pour renforcer la sécurité alimentaire en Afrique et de proclamer une déclaration sur la sécurité alimentaire vue par les ingénieurs. Une initiative émanant de la société civile qui semble finalement être la force motrice de la réflexion sur cette question. </span></p>
<h4><b>La sécurité alimentaire : une question hautement politique</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">La sécurité alimentaire, puisqu&rsquo;elle concerne toute la chaîne alimentaire, permet d&rsquo;assurer la sécurité d&rsquo;un pays et ouvre une réflexion sur tout le système dans lequel nous vivons. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour Karim Ben Kahla la notion est complexe et demande une vision large de la part des responsables politiques, permettant d&rsquo;agir sur toutes les variables. Le fait est, selon lui, que pour le moment chacun semble appréhender cette notion avec son prisme et donc de manière restreinte. « Or il faut agir à tous les niveaux : les écoles, les familles, les médias&#8230; modifier la publicité alimentaire, la consommation, repenser la stratégie pour l&#8217;emploi, relancer l&rsquo;agriculture.</span><span style="font-weight: 400;"> » Un chantier énorme, qui demande donc d&rsquo;être capable de repenser tout le système dans lequel nous vivons et concilier des propositions qui se posent en extrême, tout en prenant réellement en compte la situation environnementale et les efforts qui doivent être faits pour préserver la planète.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais si l’on élargit encore le regard posé sur cette question, on voit que face à cette question de la production de denrées alimentaires des visions du monde s’affrontent. En effet, la notion de sécurité alimentaire est hautement politique. Elle interroge directement les choix de société fait par les responsables politiques et le positionnement idéologique adopté face au monde globalisé et au système de marché.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ainsi en réponse, la notion de souveraineté alimentaire permet d’appréhender autrement les notions de sécurité et insécurité alimentaire, et interroge la manière dont un pays produit des denrées alimentaires et se soucie de la survie de sa population. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour M. Ben Kahla, en ce moment en Tunisie, il y aurait d&rsquo;un côté, les tenants de l&rsquo;idée d&rsquo;un marché sans agriculture, pour lesquels il suffirait d&rsquo;importer toutes les denrées alimentaires dont nous pouvons avoir besoin. D&rsquo;un autre côté, il y aurait les tenants de l&rsquo;idée de ne produire des denrées alimentaires qu&rsquo;en autosuffisance et d&rsquo;avoir une agriculture sans marché. Deux postures qui découlent de visions politiques du monde qui mettent face à face sécurité alimentaire et souveraineté alimentaire.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Or il semble que la situation environnementale de la Tunisie ne laisse que peu de place au débat idéologique et oblige à avancer sur des solutions pratiques. </span></p>The post <a href="https://www.researchmedia.org/tunisie-securite-alimentaire-etat-des-lieux-fr/">Sécurité alimentaire en Tunisie : « On ne peut pas rester les bras croisés »</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
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		<title>Les graines de la souveraineté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Thierry Bresillon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Oct 2019 16:11:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
		<category><![CDATA[Décentralisation]]></category>
		<category><![CDATA[Eau]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les 7 et 8 septembre s’est tenue dans l’oasis de Chenini la 5eme édition de la fête des semences paysannes. Bien plus qu’une sympathique rencontre entre producteurs hors normes, c’est l’un des maillons dans la construction d’un autre modèle agricole.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il brille un éclat particulier dans le regard des agriculteurs de la fête des semences paysannes qu’organisait l’Association tunisienne de permaculture (ATP) dans l’oasis de Chenini, aux abords de Gabès, les 7 et 8 septembre. Comme les détenteurs d’un feu sacré, ils protègent, entretiennent et font croître une richesse menacée : les semences qu’ont léguées des siècles de travail et d’adaptation aux conditions de la terre et du climat tunisiens, et que les semences commercialisées pour l’agriculture industrielle menacent d’évincer.</p>
<h4><strong>« On me prend pour un fou »</strong></h4>
<p>Parmi les vingt quatre exploitants venus à Chenini, tous ne sont pas des anciens qui ont conservé jalousement les graines qu’ils employaient dans leur jeunesse. La plupart au contraire ne se sont lancés depuis que depuis quelques années. Fils d’agriculteurs qui avaient abandonné le travail de la terre ou nouveaux venus, tous partagent la même expérience : entreprendre une démarche qui donne un sens à leur vie. Et tous ont suscité la même réaction : « Au début, on m’a pris pour un fou ! ».</p>
<blockquote><p>« J’ai pris de 3 hectares de la terre familiale pour la travailler en permaculture, raconte Radhouane Tiss, installé dans le Sud, à Oued el Khil, entre Tataouine et Médenine. L’idée, c’est d’améliorer ce pays, de changer la façon de travailler la terre sans recourir aux produits chimiques. C’est une question de santé publique. »</p></blockquote>
<p>« Nous sommes isolés dans notre région, raconte Guediri Boumediene installé à Sidi Sallem, au Sud de Gabès. Autour de nous les producteurs travaillent avec des forages, des semences hybrides et des pesticides qui tuent la terre. Les arrosages emportent les nitrates dans la nappe phréatique. Nous, nous voulons laisser une terre cultivable et minimiser notre dépendance à l’eau. Avec le changement climatique, nous n’aurons pas le choix. Malheureusement les agriculteurs aujourd’hui sont persuadés qu’on ne peut pas se passer de pesticides, ils ont oublié les pratiques. »</p>
<p>Radhouane Tiss, par exemple, déploie tout un arsenal de techniques pour cultiver arbres fruitiers, oliviers, figuiers et même des fruits tropicaux comme la papaye et l’avocat : « J’ai espacé les arrosages pour que les plantes s’acclimatent et deviennent plus résistantes. Pour les protéger, j’utilise des préparations à base de piment rouge, d’ail ou de feuilles de neem [ou margousier, ndlr], le seul arbre que les sauterelles n’attaquent pas. Pour l’instant, les agriculteurs voisins viennent voir. Dans quelques années, je suis sûr qu’ils verront la différence et qu’ils m’imiteront. »</p>

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<h4><strong>A contre-courant </strong></h4>
<p>La permaculture et l’emploi des semences paysannes ouvrent une voie à contre-courant de l’évolution générale du modèle agricole. L’heure est à l’expansion à outrance des exploitations en monoculture pour produire pour l’exportation. Des oliviers notamment, et pas de variété locale, mais des plants venus d’Espagne ou d’Italie. Des arbres plus rapidement productifs certes, mais gourmands en eau et épuisés après 25 ans, quand les variétés tunisiennes se contentent de peu d’eau et peuvent produire des siècles. Ces nouveaux exploitants sont des entreprises, voire des investisseurs qui blanchissent de l’argent et qui bénéficient des appuis de l’Etat et des banques. Alors que si l’on ne fait pas monoculture ou si l’on n’utilise pas les variétés étrangères, on n’a pas accès aux subventions publiques », déplore encore Guediri Boumediene.</p>
<p>Le travail des anciennes variétés locales reste perçu comme une lubie contre-productive. Pourtant Nabil Ben Marzouk fait l’expérience du contraire avec une variété de blé dur, délaissée depuis des décennies au profit du blé tendre utilisé pour le pain blanc. « C’est vrai que notre blé ne produit que 9 quintaux à l’hectare quand les autres peuvent monter jusqu’à 60 quintaux. Mais quand on enlève le coût du travai et des produits chimiques, s’il on compte que l’Etat achète le blé tendre à 65 DT le quintal alors que grâce à la valorisation dans de meilleurs produits vendus plus chers, nous pouvons l’acheter jusqu’à 250 dinars, la rentabilité économique est de notre côté. »</p>
<p>Le point crucial de ce modèle de production, le passage obligé pour son expansion, c’est la commercialisation. Faute de moyens, les quantités produites sont faibles. Les circuits commerciaux classiques ne sont pas adaptés à cette production plus limitée et, pour l’instant, plus chère. « Il faut compter sur les magasins bio, les boutiques en ligne, la livraison à domicile », poursuit Guediri Boumediene.</p>
<blockquote><p>« L’argument de l’apport de devises pour justifier l’agriculture industrielle ne tient pas, estime Nada Trigui, co-fondatrice de l&rsquo;Observatoire de la Souveraineté Alimentaire (actuellement journaliste au sein de l&rsquo;équipe de Barr al Aman).  Dans ce modèle agricole, Tout est importé à prix fort, des plants ou des semences, jusqu’aux intrants. Au bout du compte, cela nuit à la balance commerciale. »</p></blockquote>
<p>Mais la Tunisie, dont l’économie est dépendante des exportations, est de plus en plus liée par des conventions internationales, notamment en terme de protection de la propriété intellectuelle qui interdisent progressivement l’emploi des semences paysannes.</p>
<h4><strong>La pointe de l’iceberg</strong></h4>
<p>Malgré tout, l’emploi des semences paysannes se développe rapidement grâce au travail de l’ATP. La fête des semences est l’occasion d’échanger des graines et de mesurer les résultats obtenus d’une année à l’autre. Mais ce temps de rencontre entre producteurs et consommateurs n’est que la pointe de l’iceberg. L’APT a entrepris l’identification et la mise en réseau des cultivateurs, travaille à la construction de circuits de commercialisation, à l’élaboration d’un certificat garantissant la semence et le respect de normes de l’agrobiologie, et à la sensibilisation des pouvoirs publics. Elle vient d’ailleurs de signer une convention avec le ministère de l’agriculture pour introduire des modules sur la permaculture dans les formations d’Etat.</p>
<p>Face à un modèle fondé sur la monoculture pour l’export, extensive, coûteuse en devises, nuisible aux ressources naturelles nationales (l’eau et la terre) et à la santé, qui ne fait que renforcer la dépendance internationale de la Tunisie, le modèle dans lequel s’insère l’emploi des semences paysannes est tout à l’opposé : « Nos semences, c’est notre souveraineté », clame Nabil Ben Marzouk.</p>
<figure id="attachment_4236" aria-describedby="caption-attachment-4236" style="width: 273px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-4236 size-medium" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-273x400.jpg" alt="" width="273" height="400" srcset="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-273x400.jpg 273w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-768x1126.jpg 768w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-477x700.jpg 477w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-370x543.jpg 370w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-270x396.jpg 270w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-205x300.jpg 205w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-740x1085.jpg 740w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3.jpg 1309w" sizes="(max-width: 273px) 100vw, 273px" /><figcaption id="caption-attachment-4236" class="wp-caption-text">Fête des semences, septembre 2019 à Gabès &#8211; Thierry Brésillon pour Barr al Aman</figcaption></figure>The post <a href="https://www.researchmedia.org/les-graines-de-la-souverainete-thierry-bresillon/">Les graines de la souveraineté</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
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		<title>L&#8217;abondance des céréales en Tunisie, une malédiction?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nada Trigui]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jul 2019 17:53:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les agriculteurs paniquent: les moissons abondantes risquent de s’abîmer pendant que les centres de collectes de céréales sont remplis à ras-bord.  L’acheminement vers les centres de stockage est très lent. Certains centres de collecte restent fermés en pleine campagne.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">“De Fernana à Oued Meliz (Jendouba, nord-ouest), des agriculteurs ont dû arrêter la moisson de céréales. Leurs récoltes sont entassées dans des sacs en toile, exposées aux risques d’intempéries et d’incendies à cause de la défaillance de la chaîne de distribution” s&rsquo;inquiète Omar Ghazouani, à la tête de l’Union Régionale de l’Agriculture et de la Pêche (URAP) Jendouba. Le scénario est le même au Kef. L’abondance semble s’être transformée en malédiction.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Malgré de faibles infrastructures de collecte, le gouvernorat de Jendouba a quand même contribué à hauteur de 15% de la production nationale des céréales en 2017. “Seulement 650 mille quintaux (65.000 t) de capacité. C’est insuffisant pour contenir une bonne récolte. Le manque de transport a accentué la crise” ajoute le représentant régional du principal syndicat agricole du pays.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sur les réseaux sociaux, l’affrètement de camions militaires a suscité l’enthousiasme des internautes. Cependant pour Ghazouani, ces véhicules ont une capacité limitée. “Quant au fret ferroviaire, ce n’est qu’une solution partielle car tous les centres de collectes ne sont pas nécessairement liés au réseau du chemin. Ces deux solutions ne pourront compenser le manque de camions poid-lourd à benne céréalière. </span>Les campagnes de contrôle sur la charge de ces véhicules a ligoté les transporteurs » continue-t-il.</p>
<p>Actuellement, la suspension exceptionnelle des campagnes de contrôle a pu attirer certains transporteurs vers sur la voie des céréales. Les autres préfèrent continuer à travailler avec leur clients habituels, minotiers et importateurs, d&rsquo;après un agriculteur de Béja-Nord. Entre la ceinture des villes côtières et les ports, ils sont « moins contrôlés et mieux payés ».</p>
<p><b>“Privés” de centres de collectes </b></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">“Autrefois, l’Office des Céréales disposait de véhicules pour assurer la collecte. L’Etat tenait le secteur en main. Les centres de collectes de l’Office couvraient tous les gouvernorats producteurs, y compris ceux dont la production est imprévisible. Le secteur privé ne peut pas faire pareil par soucis de rentabilité.»</span></i><span style="font-weight: 400;">, explique Wassim Sellaouti, un jeune agriculteur de Teboursouk à Béja.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le céréaliculteur explique que le privé préfère miser sur les régions les plus productives à savoir Béja, Manouba et Bizerte. Une concentration de l’investissement qui induit un déséquilibre dans l’infrastructure de collecte.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En effet, c’est à partir de 2005 que l’Etat se désengage. Résultat: la part du secteur privé explose, passant de 1% en 2005 à environ 60% en 2015, selon </span><a href="http://www.onagri.nat.tn/uploads/Etudes/RapportIVF.pdf"><span style="font-weight: 400;">une étude</span></a><span style="font-weight: 400;"> qui vise à identifier les principaux points de dysfonctionnement à l’origine des pertes, (Khaldi et Saaidia, p. 34) </span></p>
<div class="ead-preview"><div class="ead-document" style="position: relative;padding-top: 90%;"><div class="ead-iframe-wrapper"><iframe src="//docs.google.com/viewer?url=http%3A%2F%2Fwww.onagri.nat.tn%2Fuploads%2FEtudes%2FRapportIVF.pdf&amp;embedded=true&amp;hl=en" title="Document embarqué" class="ead-iframe" style="width: 100%;height: 100%;border: none;position: absolute;left: 0;top: 0;visibility: hidden;"></iframe></div>			<div class="ead-document-loading" style="width:100%;height:100%;position:absolute;left:0;top:0;z-index:10;">
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							<span>Cela prend trop de temps ?</span>
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						<p>
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<p><span style="font-weight: 400;">« A Béja la campagne est fluide car on compte, par exemple 11 centres de collectes à Teboursouk. A El Krib ou Bargou, il n’en existe que 2, car ce ne sont pas des zones annuellement rentables. ”dit-il, “mais quand le ciel est généreux, la situation devient difficile à gérer, surtout pour les agriculteurs.”</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour Ghazouani, la Tunisie, et les agriculteurs surtout paient “le prix fort de la privatisation de l’activité de collecte”. Aujourd’hui, comme à Ain el Krima (Jendouba), des centres de collecte sont fermés vu le manque d’intérêt des privés qui est loin d’être compensé par le service public qu’incarne l’office des céréales. Un manque particulièrement palpable en des années de bonnes récoltes.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est ce qui a poussé l’URAP El Kef à demander “le réengagement de l’office dans la collecte dans les régions où le secteur privé n’a pas souhaité investir” selon</span><a href="https://www.facebook.com/photo.php?fbid=2442425919333564&amp;set=a.2200788586830633&amp;type=3&amp;theater"><span style="font-weight: 400;"> un communiqué</span></a><span style="font-weight: 400;"> publié le 14 juin 2019.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">“On ne peut pas se permettre de perdre une bonne récolte. Il faut déployer tous les moyens pour le bon déroulement de la campagne, quitte à procéder à des mesures exceptionnelles” s’exclame Chérif Kastalli, agriculteur et coordinateur du parti La voix des agriculteurs à Béja. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce co-fondateur du mouvement </span><a href="https://www.facebook.com/groups/817818468553166/"><span style="font-weight: 400;">Agriculteurs En Colère</span></a><span style="font-weight: 400;"> va plus loin dans le le diagnostic: “Tout le bassin de production de céréales ne dispose pas d’un centre de stockage stratégique. Ils sont tous concentrés autours de la capitale et dans les régions côtières.” </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour lui, remédier à ce problème passera nécessairement par la création de centres stratégiques liés au chemins de fer des les zones de production. </span></p>The post <a href="https://www.researchmedia.org/labondance-des-cereales-une-malediction/">L’abondance des céréales en Tunisie, une malédiction?</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
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		<title>(VIDEO) Lessouda &#8211; Sidi Bouzid: voitures d&#8217;occas&#8217;, un marché de génie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[فريق بر الامان La rédaction de Barr al Aman]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 May 2019 14:31:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Décentralisation]]></category>
		<category><![CDATA[El Golaa]]></category>
		<category><![CDATA[élections municipales]]></category>
		<category><![CDATA[Lessouda]]></category>
		<category><![CDATA[Municipalité]]></category>
		<category><![CDATA[Sidi Bouzid]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment devenir riche quand on n’a rien ou très peu? Une équation résolue par le conseil municipal de&#8230;</p>
The post <a href="https://www.researchmedia.org/lessouda-sidi-bouzid-marche-voiture-occasion/">(VIDEO) Lessouda – Sidi Bouzid: voitures d’occas’, un marché de génie</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="3650" class="elementor elementor-3650">
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									<p>Comment devenir riche quand on n’a rien ou très peu? Une équation résolue par le conseil municipal de Lessouda, une commune « rond-point » où se croisent les nationales Sfax-Kasserine et Tunis-Gafsa. Cette collectivité de la région de Sidi Bouzid a transformé un terrain vague en un marché de voitures d’occasion. Une formule simple: 5 dinars l’entrée par voiture, une moyenne de 500 voitures exposées par semaine… une recette annuelle potentielle de 130.000 dinars pour cette mairie créée en 2016.</p>								</div>
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						<span class="elementor-alert-title">Ezzedine Dali, maire de Lessouda (indépendant)</span>
			
						<span class="elementor-alert-description">“Dès le premier jour, on a eu 120 voitures exposées. Un exploit. Aujourd’hui, nous en sommes à 500 en moyenne chaque vendredi.”</span>
			
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									<p>Ouvert en novembre 2018, le marché a été gratuit jusqu’à la fin de l’année. Les usagers en sont ravis, même s’il est payant, les règles sont simples et le tarif bon marché.</p><p><span style="font-weight: 400;">Un an après les premières municipales libres en Tunisie, cette « success story » demeure exceptionnelle, tant la décentralisation promise prend de temps sur le terrain. Elle prouve cependant que les leviers de levée de fonds existent , fiscales et non-fiscales, sans nécessairement faire appel aux bailleurs étrangers, comme l&rsquo;a évoqué<a href="https://www.crisisgroup.org/fr/middle-east-north-africa/north-africa/tunisia/198-decentralisation-en-tunisie-consolider-la-democratie-sans-affaiblir-letat"> le rapport d&rsquo;ICG.</a></span></p><p> </p>								</div>
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			<div class="elementor-counter-title">C'est le montant prévu par la municipalité d'El Golaa, adjacente à Douz (Kebili) grâce à des revenus immobiliers agricoles “مداخيل العقارات المعدّة للأنشطة الفلاحية”, selon le site baladia.marsad.tn. </div>			<div class="elementor-counter-number-wrapper">
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									<p>Ces revenus proviennent de la récolte de dattes dans le parc municipal. Le volume est négligeable certes, il ne représente que 1% du budget. Avant la mise en place de la décentralisation, les conseils municipaux et l’administration étaient plus préoccupés par la “dépense” des budgets alloués que la levée de fonds.</p>								</div>
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				</div>The post <a href="https://www.researchmedia.org/lessouda-sidi-bouzid-marche-voiture-occasion/">(VIDEO) Lessouda – Sidi Bouzid: voitures d’occas’, un marché de génie</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
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		<title>ALECA / UE: La PAC biaise-t-elle le jeu du libre échange?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed HADDAD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Apr 2019 18:16:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
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		<category><![CDATA[ALECA]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblé des Représentants du Peuple]]></category>
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		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« L’alimentation du bétail représente 20% du coût de la viande en France contre plus de 60% en&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="3545" class="elementor elementor-3545">
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									<p><span style="font-weight: 400;">« </span><b>L’alimentation du bétail représente 20% du coût de la viande en France contre plus de 60% en Tunisie</b><span style="font-weight: 400;">. » affirme Chafik Ben Rouine de l’Observatoire Tunisien de l’Economie. Cette différence n’est pas due à « un problème de productivité ». Les raisons du décalage entre la France et la Tunisie sont ailleurs selon l’économiste de l’OTE. En tant que membre de l’UE, la France par exemple, bénéficie d’un soutien conséquent pour son secteur primaire grâce à « la politique agricole commune ». C’est un appui financier conséquent représente&nbsp;</span><a href="https://ec.europa.eu/agriculture/sites/agriculture/files/cap-post-2013/graphs/graph3_en.pdf"><span style="font-weight: 400;">60 Mia d’Euros en 2019, soit un tiers du budget de l’Union pour la même année</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette politique a été mise en place dès les premières pierres de l’Europe, son but premier est d’assurer une sécurité alimentaire aux pays du vieux continent au lendemain de la deuxième guerre mondiale. L’UE considère qu’il est stratégique d’avoir des agriculteurs en activité sur son territoire pour ne dépendre de personnes pour se nourrir. De plus, financer les la production alimentaire garantit aux consommateurs européens des prix abordables.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cependant, il a suffi d’une trentaine d’années pour que cet objectif soit atteint et que la PAC s’arroge le rôle de “promoteur d‘exportation”.</span></p>
<blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">« Grâce à la PAC, l’agriculture européenne dégage chaque année </span>20 milliards d’euros de surplus<span style="font-weight: 400;"> et crée 20 000 emplois pour chaque milliard d’exportations. » <a href="https://www.la-croix.com/Debats/Ce-jour-la/LEurope-elle-renonce-PAC-ambitieuse-2019-02-26-1201005083">confirme le commissaire à l’agriculture Phil Hogan en février dernier.</a></span></p>
</blockquote>
<h4><b>La PAC, une subvention?</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Considérant que l’UE produit plus qu’elle ne consomme depuis les années 70, elle doit écouler son stock sur le marché international. Pour ce faire, ses prix doivent être compétitifs. Cependant, les coûts de production en Europe sont plus élevés qu’en Afrique du nord par exemple.&nbsp;</span>Si le prix est élevé, la “qualité européenne” ou les “normes sanitaires européennes” sont des arguments de vente peu convaincant . Toutefois, comment baisser le prix de vente à l&rsquo;export sans enfreindre les règles de la libre concurrence ? C’est là où la PAC joue un rôle important: en soutenant financièrement l’agriculteur européen pour différents motifs, elle baisse artificiellement le coût de production de sa marchandise.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Afin d’encourager l’export, l’Union aurait pu envisager la solution classique: augmenter les droits de douane pour les produits agricoles importés dans le marché commun des 27+1. Les producteurs européens vendraient ainsi leurs marchandises au prix réel de production, mais ce serait au consommateur&nbsp;</span>d’assumer l&rsquo;augmentation des prix. Cette alternative, peu enthousiasmante politiquement, serait aussi mal vue au sein de la communauté internationale, car considérée comme une mesure protectionniste. La subvention de l&rsquo;agriculture européenne, malgré son coût élevé, a été jugée plus avantageuse.&nbsp;&nbsp;</p>								</div>
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			<div class="elementor-counter-title">Millions d’euros d’aliments du bétail ont été importés de l'UE vers Tunisie (barrière tarifaire de 14,47%)</div>			<div class="elementor-counter-number-wrapper">
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									<h4><span style="font-weight: bold;">Le « Dumping » aux multiples visages</span></h4><p>Le credo selon laquelle là où il y a du commerce, il y a la paix, est la base des démarches anti-protectionnistes. Ainsi, les Etats membres de l’OMC sont-ils censés ouvrir leurs marchés aux marchandises étrangères comme un engagement de paix et de stabilité.</p><p>Par conséquent, les obstacles à la libre circulation des marchandises ne sont pas uniquement “des barrières tarifaires”, entendre des obstacles douaniers, il existe aussi des barrières dites “non-tarifaires”. Ce sont des législations qui minimisent les chances d’une marchandise d’être importée dans un pays donné, bénéficiant ainsi aux producteurs locaux de ce pays. Par exemple, des normes sanitaires trop strictes portant sur la production, le stockage et la distribution d’un fruit peuvent constituer un frein à l&rsquo;importation d’un produit étranger identique ne respectant pas les mêmes normes.</p><p>Selon Ben Rouine, auteur de l’étude <i>Les subventions agricoles européennes : angle mort de la négociation sur la libéralisation des échanges agricoles,</i> cette politique agricole commune constitue un soutien interne voire une « barrière » tarifaire. Il affirme que « la stratégie de l’UE consiste à octroyer des subventions importantes aux agriculteurs afin que ceux-ci modifient <span style="font-weight: bold;">artificiellement les prix intérieurs de l’UE à la baisse</span> dans le but de rentrer dans la définition de l’OMC du dumping. »  </p><p>Par exemple, dans le cas de la viande: c&rsquo;est en soutenant financièrement l’alimentation du bétail que les coûts de production baissent substantiellement. Il rappelle qu’il y a dumping selon l&rsquo;OMC si le prix d’une marchandise importée est inférieur au prix du marché intérieur. Cependant, selon les économistes, il y a dumping si le prix d&rsquo;une marchandise est inférieur au coût moyen de production nationale.</p><p>Plus concrètement: </p><blockquote><p><span style="font-weight: normal;">Si la production de 100 litres de lait dans l&rsquo;UE coûte 100€, or il y a 20€ de subvention, donc le prix de vente sur le marché local est de 90€.<br />Si cette marchandise est exportée en Tunisie à 90€, </span><span style="font-weight: normal;">alors il y a dumping selon les économistes (Le prix de vente à l&rsquo;export est </span>inférieur au coût de production<span style="font-weight: normal;">). Toutefois, il n&rsquo;y a pas de dumping selon l&rsquo;OMC (prix de vente à l&rsquo;export </span>n&rsquo;est pas inférieur au prix de vente locale<span style="font-weight: normal;">)</span></p></blockquote><h4><span style="font-weight: bold;">Les olives, condensé des tensions entre l’UE et les Etats-Unis</span></h4><p>Pour les Etats-Unis, le dumping européen ne fait aucun doute. Par conséquent ils ont unilatéralement établi des frais de douane sur les olives européennes en 2018. Une démarche que l’Union Européenne a dénoncée et portée devant l’Organisation Mondiale du Commerce. La décision de l’OMC est déterminante pour la politique commerciale extérieure européenne et la politique agricole commune..</p><p>En effet, si l’OMC estime que la PAC est assimilée à un dumping alors l’Union devra modifier l’un de ses principaux instruments communautaires. Selon Chafik Ben Rouine, c’est l’une des raisons pour lesquelles « aucune négociation sur un accord de libre échange ne devrait être entamée avec l’UE avant que l’OMC ne tranche ce différend. »</p><p>Barr al Aman a sollicité le représentant de la délégation européenne à Tunis, Patrice Bergamini, cependant il a préféré ne pas réagir à cette question.</p><p>&#8212;</p><p>L&rsquo;illustration est issue de la couverture du rapport de l&rsquo;OTE et de l&rsquo;UTAP, disponible ci-dessous.</p>								</div>
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		<title>Le dessalement d&#8217;eau de mer, loin d&#8217;être une solution miracle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sana Sbouaï]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Mar 2019 16:22:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Dessalement]]></category>
		<category><![CDATA[Djerba]]></category>
		<category><![CDATA[Eau]]></category>
		<category><![CDATA[Medenine]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si le dessalement est une technique de production d'eau potable qui semble susciter l'engouement de responsables politiques en Tunisie, à travers le monde les avis sont plus réservés. Ainsi en janvier 2019, un rapport de l'ONU s'inquiétait des conséquences de cette technique. En Tunisie, les chercheurs n'ont pas un avis unanime, même si on les sent, pour la plupart, réticents.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Barrages se vidant trop vite, pluie rare et besoins en eau grandissants. Pour résoudre cette équation compliquée la Tunisie semble avoir trouver la solution: dessaler l&rsquo;eau de mer et les eaux saumâtres. Dessaler pour produire de l&rsquo;eau potable.</p>
<p>En 2023 le pays devrait compter 25 stations de dessalement gérées par la Sonede (Société nationale d&rsquo;exploitation et de distribution des eaux), pour produire de l&rsquo;eau distribuée aux consommateurs. La technique doit permettre de répondre au problème du stress hydrique que le pays connait, du fait de sa situation géographique, des usages agricoles gourmands en eau, et d&rsquo;infrastructures de distribution détériorées.</p>
<p>Si du côté des responsables politiques et de la Sonede, la solution du dessalement semble être sollicitée sans retenue, les chercheurs ne font pas preuve du même engouement. En effet, différentes études internationales font état des inconvénients et impacts du dessalement, des résultats que les chercheurs ont bien intégrés. Le dessalement est une technique polluante, énergivore, coûteuse&#8230; et si elle apparait comme une solution dans certaines régions, les chercheurs soulignent que d&rsquo;autres efforts doivent être faits en Tunisie.</p>
<h4><strong>Le dessalement, une nécessité, mais pas la seule réponse à la pénurie d&rsquo;eau</strong></h4>
<p>Depuis son bureau de l&rsquo;Ariana, Amor Bayouli, consultant international, ingénieur de génie rural, eaux et forêts explique : « Le dessalement en Tunisie est une nécessité, mais pas la seule réponse à la pénurie d&rsquo;eau potable. »</p>
<p>Pour lui la Tunisie « va trop loin dans le dessalement. » M. Bayouli a participé, en 2016, à l&rsquo;étude stratégique « Eau 2050 » qui est l&rsquo;élaboration de la vision et de la stratégie du secteur de l’eau, et qui a pour but de « contribuer au développement socioéconomique, en sécurisant la disponibilité et l’accès à la ressource en eau pour la Tunisie à l’horizon 2050, de manière efficiente, équitable et durable, suivant une approche de gestion intégrée des ressources en eau ».</p>
<div class="ead-preview"><div class="ead-document" style="position: relative;padding-top: 90%;"><div class="ead-iframe-wrapper"><iframe src="//docs.google.com/viewer?url=https%3A%2F%2Fwww.africanwaterfacility.org%2Ffileadmin%2Fuploads%2Fawf%2FProjects%2FPCRs%2F2016_AWF_PAR_EN_Tunisie_Strategie_Eau2050.pdf&amp;embedded=true&amp;hl=en" title="Document embarqué" class="ead-iframe" style="width: 100%;height: 100%;border: none;position: absolute;left: 0;top: 0;visibility: hidden;"></iframe></div>			<div class="ead-document-loading" style="width:100%;height:100%;position:absolute;left:0;top:0;z-index:10;">
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<p>De son point de vue, le dessalement est une réponse à la crise de l&rsquo;eau, mais une réponse qui a de nombreux désavantages. cite pêle-mêle le coût énergétique de la production d&rsquo;eau à partir d&rsquo;eau de mer, l&rsquo;émission de gaz à effet de serre, le coût financier de ces technologies, le manque de maîtrise de ces technologies qui sont fabriquées à l&rsquo;étranger, l&rsquo;impact des rejets de saumures qui n’est pas réellement mesuré en Tunisie, l’impact des rejets des produits chimiques utilisés en pré et post traitement de l’eau de mer&#8230;</p>
<p>Si aujourd&rsquo;hui les autorités penchent pour la solution du dessalement, afin de produire de l&rsquo;eau potable, « sans essayer d&rsquo;améliorer les défauts du système existant » c&rsquo;est presque par orgueil selon l&rsquo;expert : « Maintenant que nous n’avons plus de grands projets de prestige, comme de grands barrages à construire, on passe au dessalement&#8230; » déplore-t-il.</p>
<p>Pour lui la stratégie globale de la gestion de l&rsquo;eau ne doit pas s’arrêter à cette seule solution. Il estime que le travail qui doit être fait doit se concentrer sur la résorption des pertes du réseau de distribution d&rsquo;eau existant. C&rsquo;est en évitant de gaspiller de l&rsquo;eau que le pays pourrait lutter contre la soif.</p>
<p>Chiffres à l&rsquo;appui il montre  que les projets de dessalement sont principalement implantés dans les endroits où il y a un taux de perte d&rsquo;eau important sur le réseau de distribution de la Sonede.</p>
<p><strong>Une solution, qui ne doit pas être vue comme un miracle </strong></p>
<p><strong> </strong>De son côté Mohamed Salah Romdhane, responsable de <a href="http://www.inat.tn/fr/structures-de-recherche/unit%C3%A9-de-recherche/unit%C3%A9-de-recherche-%C3%A9cosyst%C3%A8mes-ressources-aquatiques">l’unité de recherche « Ecosystèmes et ressources aquatiques »</a> au sein de l’Institut National Agronomique de Tunisie est un peu plus modéré. Il considère que le dessalement est une solution parmi d’autres, mais qu&rsquo;elle ne résout que ponctuellement des problèmes d’approvisionnement en eau</p>
<p>Ce professeur à l&rsquo;INAT est spécialisé dans le domaine aquatique. Il a participé à la première étude d&rsquo;impact de la station de Gabès, réalisée en 1991. Selon lui à l&rsquo;époque, sur les trois solutions proposées pour répondre à la pénurie d&rsquo;eau potable, le dessalement arrivait en dernier, devancé par le transfert d&rsquo;eau du Nord au Sud du pays et par la solution d&rsquo;approvisionnement dans la nappe phréatique intercalaire profonde. « Mais on était à peine en train d&rsquo;achever notre étude que la décision politique avait été prise », se souvient-il.</p>
<blockquote><p>Lire aussi: <a href="https://www.researchmedia.org/djerba-dessalement-eau-mer-sana-sbouai-1-fr/">Dessalement / Djerba: de l&rsquo;eau de mer à boire pour étancher sa soif? </a></p></blockquote>
<p>Pour ce qui était des impacts de la station de Gabès le professeur explique qu&rsquo;à l&rsquo;époque le rejet de saumure en milieu naturel était une première en Tunisie et selon lui aucun problème n&rsquo;aurait été constaté. Pour la faune et la flore, il explique qu&rsquo;il faut prendre en considération la région : à Gabès l&rsquo;industrie du phosphate serait tellement considérable que le reste ne pouvait se mesurer. « On ne peut pas juger l&rsquo;impact des rejets du dessalement du fait des rejets importants de l&rsquo;industrie du phosphate », avance-t-il.</p>
<p>Questionné sur de possibles impacts environnementaux du dessalement il se souvient simplement que pour la station de Ben Guerdane une mauvaise estimation avait été faite de la capacité de l&rsquo;étang d&rsquo;évaporation, dans lequel les saumures ont été rejetées. Au bout d&rsquo;un an cet étang a débordé et il a fallu faire des rejets ponctuels dans une lagune de la région.</p>
<p>Des rejets de saumures qui auraient eu une retombée positive : « Dans cet étang on a retrouvé une petite crevette des eaux salées qui est très importante pour l&rsquo;aquaculture, qui s&rsquo;y est développée de manière importante du fait du fort taux de salinité », explique-t-il en attrapant un pot plein de ces oeufs de crevettes.</p>
<figure id="attachment_3423" aria-describedby="caption-attachment-3423" style="width: 4128px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-3423" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/1-crevettes-dessalement-tunisie-barralaman.jpg" alt="" width="4128" height="2322" srcset="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/1-crevettes-dessalement-tunisie-barralaman.jpg 4128w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/1-crevettes-dessalement-tunisie-barralaman-450x253.jpg 450w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/1-crevettes-dessalement-tunisie-barralaman-768x432.jpg 768w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/1-crevettes-dessalement-tunisie-barralaman-900x506.jpg 900w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/1-crevettes-dessalement-tunisie-barralaman-370x208.jpg 370w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/1-crevettes-dessalement-tunisie-barralaman-270x152.jpg 270w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/1-crevettes-dessalement-tunisie-barralaman-740x416.jpg 740w" sizes="(max-width: 4128px) 100vw, 4128px" /><figcaption id="caption-attachment-3423" class="wp-caption-text">Oeufs de crevette retrouvés dans l&rsquo;étang d&rsquo;évaporation à Ben Guardane. (Sana Sbouaï pour Barr al Aman)</figcaption></figure>
<p><strong>Un nécessaire travail d&rsquo;étude des impacts </strong></p>
<p>Mais comme Amor Bayouli, M. Romdhane a une réserve. Il sait bien que pour les projets des quatre futures stations de dessalement d&rsquo;eau de mer les études d&rsquo;impact, les plans de gestion environnementaux et les mesures d&rsquo;atténuation sont faits et projetés. Mais il s&rsquo;interroge sur la concrétisation de ces mesures de suivi. « En matière d&rsquo;environnement, si on ne fait pas de suivi, c&rsquo;est comme si les études n&rsquo;avaient pas été faites. Or, avec les industriels ce n&rsquo;est pas ce qui est regardé. Sur des projets pareils, on se penche plutôt sur la production et la rentabilité&#8230; » explique le professeur.</p>
<p>C’est donc aux autorités tunisiennes de s’assurer qu’il n’y a pas d’impacts négatifs de ces technologies sur l’environnement et la santé des consommateurs, continue-t-il.</p>
<p>En effet, souligne-t-il, « on sait que les rejets de saumures dans la mer, avec un tel taux de salinité, sont mortels pour la faune et la flore. La question de la diffusion des saumures dans les fonds marins doit donc être surveillée et réalisée de manière à avoir le moins d’impact sur les endroits. »</p>
<p>D&rsquo;après lui, la Sonede va réellement se mettre à mesurer les impacts sur le long terme. Mais M. Romdhane se demande tout de même comment ce suivi va être réalisé :  pour le moment la Sonede ne dispose pas d&rsquo;un département de recherche sur le dessalement.</p>
<p><strong>Une solution qui doit être accompagnée d&rsquo;autres initiatives</strong></p>
<p>En matière de recherche Béchir Hamrouni, lui justement, s&rsquo;y connait. Il est le président de<a href="http://www.attde.org/"> l’Association tunisienne de dessalement</a>, docteur ès sciences en chimie analytique, et directeur de l’Unité de recherche « Dessalement et traitement des eaux », qui a officiellement vu le jour en 2011.</p>
<p>Au sein de la Faculté de sciences de Tunis, le professeur Hamrouni travaille depuis le début des années 80 sur le dessalement de l’eau en Tunisie. Avec des collègues il avait réalisé à l&rsquo;époque un recensement de toutes les unités de dessalement que comptait le pays entre 1950 et 1981. La Tunisie était alors pourvue de 30 unités de dessalement, dont 21 étaient en service, avec une production de prés de 4000 m3 par jour d’eau, qui servaient à l’industrie et non à la production d’eau potable pour les citoyens.</p>
<p>Son association a vu le jour pour former des Tunisiens dans ce domaine, développer la recherche scientifique sur cette question, et créer des modules d’apprentissage sur le dessalement au sein de l&rsquo;université tunisienne.</p>
<blockquote><p>Lire aussi: <a href="https://www.researchmedia.org/djerba-dessalement-eau-mer-sana-sbouai-2-fr/">Dessaler l&rsquo;eau de mer : la solution du verre à moitié plein</a></p></blockquote>
<p>A travers l&rsquo;unité de recherche prés d&rsquo;une vingtaine de thèses ont été soutenues et une dizaine est en cours sur le dessalement, avec des études menées sur la maîtrise des procédés de dessalement, l&rsquo;aspect de la pollution, l&rsquo;analyse de la qualité de l&rsquo;eau distribuée&#8230;</p>
<p>Pour lui, la technique du dessalement est une des solutions au manque d’eau, mais il considère également qu&rsquo;elle a ses limites et il souligne avant tout les coûts énergétiques et financiers du dessalement de l’eau de mer.</p>
<p>« Le dessalement est une des solutions mais elle doit être accompagnée de deux choses selon nous : d&rsquo;abord il faut continuer à lutter contre le gaspillage, surtout avec la fuite des canalisations qui atteint presque 40% à certains endroits ; ensuite il faut revenir à la collecte des eaux pluviales de manière efficace. »</p>
<p><strong>L&rsquo;impact des saumures</strong></p>
<p>Le professeur Béchir Hamrouni souligne l&rsquo;importance à accorder au suivi de l&rsquo;impact des rejets, car, même s&rsquo;il pense qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;effets indésirables du point de vue de la consommation de cette eau, il explique tout de même : « Le souci vient des saumures qui sont rejetées. Le taux de salinité est important. Il faut faire attention aux rejets dans l&rsquo;eau de mer. C&rsquo;est ça qu&rsquo;il faut vraiment vérifier. » En effet, pour produire de l&rsquo;eau potable il faut la débarrasser des éléments qu&rsquo;elles contient. Ces éléments sont ensuite rejetés dans la mer, pour le dessalement de l&rsquo;eau de mer. Ceci augmente le taux de salinité de l&rsquo;endroit où les saumures sont rejetées. Il faut donc vérifier régulièrement cet impact sur la nature.</p>
<p>Or plusieurs études scientifiques dans le monde ont montré cet impact nocif sur les fonds marins avec <a href="http://hmf.enseeiht.fr/travaux/bei/beiere/book/export/html/1164)">des exemples ici en France</a>, ou plus proche <a href="http://thesis.univ-biskra.dz/2529/">de nous en Algérie</a>. En janvier 2019 , c&rsquo;est l&rsquo;ONU qui s&rsquo;inquiétait dans un rapport rendu public, de l&rsquo;augmentation des rejets de saumure, du fait de l&rsquo;essor de l&rsquo;usage de la technique du dessalement.</p>
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<p>L&rsquo;essor de cette technique fait même craindre à certains experts, comme le mentionne le rapport, que le dessalement devienne un problème environnemental de plus, face au manque d&rsquo;eau.</p>
<p>Ce rapport de l&rsquo;ONU, publiait en janvier 2019, vient renforcer ce que l&rsquo;association WWF avançait en 2007 déjà. Dans « <a href="https://www.actu-environnement.com/ae/news/wwf_dessalement_rapport_2913.php4">Dessalement : option ou distraction dans un monde assoiffé ?</a> », le Fond Mondial pour la Nature s&rsquo;inquiétait « des impacts potentiellement négatifs que peut provoquer le déploiement anarchique de cette technique sur l&rsquo;environnement et le climat directement ou indirectement. » Douze ans plus tard l&rsquo;essor important de cette technique, perçue comme une solution miracle par certains, montre que le WWF avait raison.</p>
<h4><strong>Une politique de rafistolage </strong></h4>
<p>Raoudha Gafrej, universitaire et experte en gestion de l&rsquo;eau, a beaucoup de réserves face au dessalement et écrit régulièrement dans les médias pour expliquer ses recherches sur la gestion de l&rsquo;eau. Elle explique d&rsquo;abord qu&rsquo;il y a des zones en Tunisie où il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre alternative à la pénurie d&rsquo;eau, comme à Kerkennah et à Djerba. Et elle ajoute que le dessalement peut également être une manière d&rsquo;alléger la pression sur certaines nappes phréatiques.</p>
<p>https://www.facebook.com/2293790277303062/videos/1092492497592900/?hc_ref=ARQb27wvnd4r9l8RkPH9yl2qdCKoZhOCrmEVcz-uBKK17WZLEZagCelHGRW9Mue4BtY&#038;__xts__[0]=68.ARAJiGU4BjCzjZTSmGDYSDIMaN21ZINNkuT-fQN4uh5pY_e-83ZBNEfV1hUloPu3g7X6zuUJp2UlQbzk6ZpOQ6B4WqZIjx9_p23mTm6wWU0ZeIDfEv7Kvq6-PMgNqnW_QvdKMkHXVAMSIxaGrkQwp2Byt4X-mKtuFEWyJJM-TxuzdlLp8Oq6xjnwZw-4fY3c_W88rG-l2GUTJW7bz2Gf0dZ6SJ__MSdFVMUDVbIEmI9gmItLyqM1OoXXxk4JTjiU8nuMmv3SBZXmMC26XmgLVcStWJWQ6QPiJj-v2-tGETd3rLRSWpDjewb9g4mQ1cPyx6I9rsF2lnm-iQbkRFd9QBr2Idk6hl1CoOE6fFY&#038;__tn__=FC-R</p>
<p>Mais elle est catégorique : le dessalement est une mauvaise solution. C&rsquo;est une solution choisie dans l&rsquo;urgence face à une situation sans solution. Les infrastructures de distribution de l&rsquo;eau sont tellement détériorées, les pertes sur le réseau sont si importantes, que le dessalement est la seule manière aujourd&rsquo;hui de répondre rapidement à la pénurie. Une situation qui vient d&rsquo;une mauvaise gestion politique et dont le pays fait les frais aujourd&rsquo;hui, estime l&rsquo;universitaire.</p>
<blockquote><p>« C&rsquo;est un sac de noeuds » explique Mme Gafrej. Avec le dessalement « On va fabriquer de l&rsquo;eau potable qui coûte très cher et qui va se retrouve dans un réseau de distribution dont les conduites sont des passoires. Et on va perdre cette eau&#8230; »</p></blockquote>
<p>Ce qu&rsquo;il faudrait c&rsquo;est justement changer les canalisations souligne-t-elle. Des travaux qui ont un coût que la Sonede ne peut pas supporter, faute d&rsquo;augmenter sa tarification continue-t-elle. « Il faudrait soit que l&rsquo;Etat permette à la Sonede d&rsquo;augmenter ses tarifs, soit que l&rsquo;Etat la subventionne », explique Raoudha Gafrej.</p>
<p>Selon ses calculs, la production d&rsquo;eau potable qui sera assurée par les 4 grandes stations de dessalement d&rsquo;eau de mer à venir sera équivalente aux pertes actuelles sur le réseau&#8230;</p>
<p>« Mais il est impossible de dire qu&rsquo;il faut augmenter les tarifs de la Sonede, on va nous répondre que les Tunisiens n&rsquo;ont pas les moyens. Ce qu&rsquo;on ne dit pas c&rsquo;est qu&rsquo;on paie l&rsquo;eau 750 millimes aujourd&rsquo;hui, mais que demain elle coûtera 4 dinars&#8230; » Et de terminer sur le fait qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui « la politique de l&rsquo;eau, c&rsquo;est du rafistolage&#8230; »</p>
<p><strong>Pas de voix d&rsquo;opposition </strong></p>
<p>Mais alors si les chercheurs sont réticents quant à l&rsquo;usage du dessalement, pourquoi une opposition massive ne se fait pas entendre ? Il y a plus d&rsquo;un an Raoudha Gafrej s&rsquo;est ouvertement opposée au projet de 40 stations mobiles de dessalement. Un projet qui a finalement été abandonné, se réjouit-elle.</p>
<p>S&rsquo;il n&rsquo;y a pas de force de la société civile qui s&rsquo;oppose au dessalement, d&rsquo;après elle c&rsquo;est que « ces trois dernières années de sécheresse ont déstabilisé le pays. Or l&rsquo;urgence c&rsquo;est de faire du dessalement : les gens ont soif, les barrages se sont vidés&#8230; Et personne ne dit rien, car il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autres alternatives. »</p>
<p>Comme elle le souligne deux choses sont nécessaires pour éviter de passer tout de suite au dessalement. Il faudrait d&rsquo;abord réhabiliter les conduites. « Or il faut une dizaine d&rsquo;années pour le faire&#8230; donc on va vers le dessalement, une solution plus rapide, mais plus coûteuse. »</p>
<p>Et pour cela il faut de l&rsquo;argent et il faudrait que les tarifs de la Sonede augmentent « mais ça personne n&rsquo;osera le dire non plus », continue-t-elle. « Il aurait fallu une autre politique de l&rsquo;eau depuis des années, car la politique de base n&rsquo;est pas la bonne&#8230; » conclut-elle.</p>
<p><strong>Changer nos habitudes</strong><strong> </strong></p>
<p>C&rsquo;est le chimiste aujourd&rsquo;hui retraité Larbi Bouguerra qui a l&rsquo;avis le plus tranché. <a href="https://www.partagedeseaux.info/Enjeux-environnementaux-et-economiques-du-dessalement-de-l-eau">Dans un article publié en 2008 intitulé « Enjeux environnementaux et économiques du dessalement de l’eau »</a> il expliquait que « le dessalement est une manière de ne pas résoudre les problèmes. » Il explique que : « Les ressources naturelles telles que l’eau sont et resteront limitées et finies. Les promesses du dessalement sont trompeuses. L’abondance illimitée, dans quelque domaine que ce soit, n’est qu’une illusion. »</p>
<p><a href="http://www.leaders.com.tn/article/15258-le-dessalement-de-l-eau-un-engouement-oublieux-des-retombees-sur-l-environnement">En 2014, il expliquait les impacts de la technique du dessalement en la replaçant dans le contexte tunisien</a>. Il tentait par ses mots de rappeler que le problème est ailleurs : il ne s&rsquo;agirait pas exclusivement de devoir produire de l&rsquo;eau potable, mais bien de gérer au mieux les stocks existants. Ainsi le chercheur appelle à une réhabilitation du système de distribution, mais aussi une réflexion sur le système agricole et notre système de consommation en général. Il faudrait changer nos habitudes.</p>The post <a href="https://www.researchmedia.org/djerba-dessalement-eau-mer-sana-sbouai-3-fr/">Le dessalement d’eau de mer, loin d’être une solution miracle</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
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		<title>(AUDIO) ALECA / Tunisie: Qu&#8217;en pensent les élus Tunisiens?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed HADDAD]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Mar 2019 16:17:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[ALECA]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Mongi Rahoui]]></category>
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		<category><![CDATA[Patrice Bergamini]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous mettons à votre disposition les échanges tenus le jeudi 28 mars 2019 lors d&#8217;une table ronde organisée&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous mettons à votre disposition les échanges tenus le jeudi 28 mars 2019 lors d&rsquo;une <span class="s1">table ronde organisée par le CIFE sur :</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« Etat de lieux et prospectives des rapports Tunisie – Union européenne à la lumière des négociations de l’ALECA et des classements sur les listes noires.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Discours d&rsquo;ouverture par Patrice Bergamini, Ambassadeur de l&rsquo;UE en Tunisie.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Avec des interventions de Membres de l’Assemblée des représentants du peuple et du Parlement européen.</span></p>
<p><iframe src="https://castbox.fm/app/castbox/player/id2067629?v=4.1.4&amp;autoplay=0" width="300%" height="500" frameborder="2"><span data-mce-type="bookmark" style="display: inline-block; width: 0px; overflow: hidden; line-height: 0;" class="mce_SELRES_start">﻿</span></iframe></p>
<h4>Affiche de l&rsquo;événement:</h4>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-3411 aligncenter" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/54731174_1247450458748412_8783261571187998720_o.jpg" alt="" width="592" height="859" srcset="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/54731174_1247450458748412_8783261571187998720_o.jpg 690w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/54731174_1247450458748412_8783261571187998720_o-276x400.jpg 276w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/54731174_1247450458748412_8783261571187998720_o-483x700.jpg 483w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/54731174_1247450458748412_8783261571187998720_o-370x536.jpg 370w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/54731174_1247450458748412_8783261571187998720_o-270x391.jpg 270w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/03/54731174_1247450458748412_8783261571187998720_o-207x300.jpg 207w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></p>
<h4>Lien de l&rsquo;événement sur facebook:</h4>
<p class="p1"><a href="https://www.facebook.com/events/685793651873771/"><span class="s1">https://www.facebook.com/events/685793651873771/</span></a></p>The post <a href="https://www.researchmedia.org/aleca-podcast-deputes-bergamini/">(AUDIO) ALECA / Tunisie: Qu’en pensent les élus Tunisiens?</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
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