<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Commerce International | Research Media</title>
	<atom:link href="https://www.researchmedia.org/tag/commerce-international-fr/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.researchmedia.org</link>
	<description>Barr al Aman</description>
	<lastBuildDate>Mon, 03 Feb 2025 13:31:54 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2017/08/cropped-photo-de-profil-32x32.png</url>
	<title>Commerce International | Research Media</title>
	<link>https://www.researchmedia.org</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>(Policy brief) Tunisie : le temps, une alternative et une solution à la dette ?</title>
		<link>https://www.researchmedia.org/tunisie-temps-alternative-solution-dette-fr/</link>
					<comments>https://www.researchmedia.org/tunisie-temps-alternative-solution-dette-fr/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed HADDAD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 May 2021 14:58:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
		<category><![CDATA[déficit budgétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Dette]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds Monétaire International]]></category>
		<category><![CDATA[Kais Saied]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.researchmedia.org/?p=5348</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 3 mai 2021, une délégation tunisienne est attendue à Washington pour demander 4M$ au FMI. Le quatrième crédit en dix ans! Prêt après prêt, la situation ne s’est pas du tout améliorée. Pourquoi en serait-il autrement cette fois-ci ?</p>
The post <a href="https://www.researchmedia.org/tunisie-temps-alternative-solution-dette-fr/">(Policy brief) Tunisie : le temps, une alternative et une solution à la dette ?</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Abstract</strong></h4>
<p><em>Le 3 mai 2021, une délégation tunisienne est attendue à Washington pour présenter le plan gouvernemental de « relance économique » et demander un prêt du FMI pour sa mise en œuvre. Le montant record de « quatre milliards $ »[i] a été avancé par le chef du gouvernement Hichem Mechichi. Le quatrième en dix ans. Cela montre que prêt après prêt, la situation ne s’est pas du tout améliorée. Pourquoi en serait-il autrement cette fois-ci ?</em></p>
<p><em>La Tunisie est au bord du défaut et le gouvernement de Hichem Mechichi s’entête à appliquer la même politique qui a empêtré le pays dans le piège de la dette cherchant des devises à tout prix pour assurer le service de sa dette extérieure et maintenir les flux commerciaux qui ne profitent qu’à une élite dominante. Bien que la Tunisie a récemment été dégradée à B3 avec une perspective négative par l’agence de notation Moody’s, le gouvernement espère naïvement vendre des obligations tunisiennes sur les marchés financiers internationaux, sans se soucier du coût social de cet endettement frénétique.</em></p>
<p><em>L’impasse économique n’est pas uniquement aux mains des dirigeants tunisiens. En soutenant une dette insoutenable, les créanciers, principalement les pays européens, ont non seulement aggravé la situation, mais aussi présenté les prêts multilatéraux et bilatéraux comme « aide à la transition démocratique ». Or, les universitaires tunisiens ont annoncé dès le début de la décennie passée l’enclenchement d’un cercle vicieux dont on frôle actuellement le paroxysme.</em></p>
<p><em>Dans cet article, nous nous penchons sur les mécanismes structurels qui ont contribué au doublement du ratio dette/PIB ainsi que leurs impacts sociaux, politiques et surtout économiques. Nous appelons à ce que la frénésie de l’endettement cesse. En lieu et place, nous défendons l’idée que le pays a besoin de temps : du temps sans nouvelles dettes et du temps sans remboursement des anciennes.</em></p>
<h4>Le policy brief en PDF:</h4>
<div class="ead-preview"><div class="ead-document" style="position: relative;width: 100%;height: 100%;border: none;min-height: 500px;" data-pdf-src="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2021/05/Tunisie-temps-solution-et-alternative-dette-Mohamed-Haddad-2mai.pdf" data-viewer="browser"><div class="ead-iframe-wrapper"><iframe src="//docs.google.com/viewer?url=https%3A%2F%2Fwww.researchmedia.org%2Fwp-content%2Fuploads%2F2021%2F05%2FTunisie-temps-solution-et-alternative-dette-Mohamed-Haddad-2mai.pdf&amp;embedded=true&amp;hl=en" title="Document embarqué" class="ead-iframe" style="width: 100%;height: 100%;border: none;min-height: 500px;visibility: hidden;"></iframe></div>			<div class="ead-document-loading" style="width:100%;height:100%;position:absolute;left:0;top:0;z-index:10;">
				<div class="ead-loading-wrap">
					<div class="ead-loading-main">
						<div class="ead-loading">
							<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/loading.svg" width="55" height="55" alt="Chargeur">
							<span>En cours de chargement&hellip;</span>
						</div>
					</div>
					<div class="ead-loading-foot">
						<div class="ead-loading-foot-title">
							<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/EAD-logo.svg" alt="Logo EAD" width="36" height="23"/>
							<span>Cela prend trop de temps ?</span>
						</div>
						<p>
							<div class="ead-document-btn ead-reload-btn" role="button">
								<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/reload.svg" alt="Recharger" width="12" height="12"/> Recharger le document							</div>
							<span>|</span>
							<a href="#" class="ead-document-btn" target="_blank">
								<img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/open.svg" alt="Ouvert" width="12" height="12"/> Ouvrir dans un nouvel onglet							</a>
					</div>
				</div>
			</div>
		</div><p class="embed_download"><a href="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2021/05/Tunisie-temps-solution-et-alternative-dette-Mohamed-Haddad-2mai.pdf" download >﻿Télécharger </a></p></div>
<p>&#8212;</p>
<p>La dette publique de la Tunisie pourrait devenir « insoutenable »<a href="#_edn2" name="_ednref2">[ii]</a>. C’est ce qu’a estimé le Fonds Monétaire international (FMI) dans son évaluation annuelle après la dégradation de la note souveraine du pays de B2 à B3 avec une perspective négative par Moody’s<a href="#_edn3" name="_ednref3">[iii]</a>. Pourtant, le 3 mai, le gouvernement tunisien sera à Washington pour négocier un nouveau prêt auprès du FMI.</p>
<p>Depuis 2011, la Tunisie a perdu huit points au total dans le classement de l’agence new-yorkaise, mais la particularité de cette dégradation est qu’elle place le pays au seuil de la catégorie C, synonyme de risque important et d’investissements spéculatifs. Officiellement, le budget prévoit un ratio dette/PIB de 92 %. Probablement sous-estimé, ce chiffre devrait être revu à la hausse dans la loi de finances complémentaire en cours de préparation par le gouvernement Mechichi et dont le dépôt au Parlement a été annoncé pour le deuxième trimestre 2021.</p>
<p>Cette dégradation est loin d’être une surprise. Dès avril 2020, un autre rapport du FMI notait que le choc Covid-19 avait considérablement « <strong>augmenté le poids de l’encours de la dette publique tunisienne.</strong> »<a href="#_edn4" name="_ednref4">[iv]</a> En effet, l’impact de la pandémie a été plus lourd que prévu, conduisant à un taux de croissance historiquement bas en 2020 : -8,8 %. Partant, le pays déjà fragilisé pourrait se retrouver bientôt au bord du défaut.</p>
<p>Pourtant, la Tunisie n’a pas toujours été dans une telle tourmente. Il n’y a pas si longtemps, dans les années 2000, le pays d’Afrique du Nord était « <em>l’enfant modèle</em> » des institutions financières internationales (IFI). À la fin du règne autoritaire de Zine el Abidine Ben Ali en 2010, la dette tunisienne par rapport au PIB atteignait à peine 40 % — un niveau historiquement bas.</p>
<p>Comment la dette a-t-elle pu grimper si vite et si loin, doublant son ratio au PIB en moins d’une décennie ? Est-ce la corruption, la mauvaise gestion, l’affaiblissement des institutions ? Cette option est-elle la meilleure sortie de crise pour la Tunisie ? À qui profite la dette ? Un défaut ne devrait-il pas être envisagé ?</p>
<h4><strong>Les luttes pour le pouvoir aggravent la situation sanitaire et économique </strong></h4>
<p>Tout d’abord, la trajectoire politique entreprise par la Tunisie depuis 2011 est tout sauf une sinécure… Une décennie durant, dix chefs de gouvernement et onze ministres des finances se sont relayés à la tête du pays. Ce <em>turn-over</em> a fortement contribué à fragmenter et à déliter la gestion politique et administrative.</p>
<p>Les élections générales de l’automne 2019 n’ont fait émerger aucun gouvernement stable ou fort. Contre toute attente, Kais Saïed a fait son entrée au le palais présidentiel de Carthage, déstabilisant la fragile « politique de consensus » entre les islamistes et les forces de l’ancien régime. Tout en perdant du terrain, le parti islamiste Ennahda s’est classé premier aux législatives. Il a renié ses promesses électorales en concluant une alliance avec Qalb Tounes, le parti récemment créé par Nabil Karoui, un magnat des médias poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment d’argent.</p>
<p>Les choses ont cependant été différentes pendant la campagne électorale, puisque Nabil Karoui et Ennahdha ont tous deux rejeté tout scénario de coalition en essayant de construire leurs campagnes respectives l’un contre l’autre : les islamistes ont dénoncé « la corruption » du fondateur de la chaîne populaire Nessma, tandis que Karoui s’est présenté comme le candidat du progressisme, de la modération et de la lutte contre la pauvreté. Tout compte fait, Ennahdha et Qalb Tounes n’ont pas réussi à former un gouvernement en décembre 2019. Ainsi, le pouvoir de proposer un candidat au poste de chef de gouvernement est passé au président de la République qui a nommé le social-démocrate Elyes Fakhfakh, autre candidat à la présidentielle de 2019 et ancien ministre des Finances. Le gouvernement de Fakhfakh a remporté le premier vote de confiance à l’issue de ces élections, mais a été par la suite mis à la porte suite à des manœuvres d’Ennahdha et de Qalb Tounes et à des soupçons de conflits d’intérêts. Ce duo ne s’est pas arrêté là. Il a même réussi à retourner le second choix du Saïed, Hichem Mechichi, contre son parrain qui l’avait pourtant propulsé conseiller à la présidence, puis ministre de l’Intérieur et enfin candidat à primature.</p>
<p>La gestion du Covid-19 a souffert de ces bisbilles politiques. Le gouvernement Fakhfakh semblait avoir réussi à gérer la première vague, n’enregistrant qu’une cinquantaine de décès et un millier de cas tout au long des mois de mars à juin 2020. Cependant, la situation est rapidement devenue incontrôlable depuis l’arrivée au pouvoir de Hichem Mechichi en août 2020, avec près de 310 000 cas et 11 000 décès au début du mois de mai 2021. De plus, les Tunisiens sont parmi les derniers dans le monde à se faire vacciner<a href="#_edn5" name="_ednref5">[v]</a>.</p>
<p>Cette recrudescence a coïncidé avec un climat politique et social délétère. Sur le terrain, depuis l’été 2020, manifestations, grèves dans les secteurs public et privé et vagues d’immigration ont explosé. Le gouvernement a choisi de faire face au mécontentement populaire par la répression policière et judiciaire ; durant la semaine du 14 janvier 2021 seulement, dixième anniversaire de la Révolution, les organisations tunisiennes des droits humains ont enregistré plus de 1600 arrestations, dont 30 % de mineurs<a href="#_edn6" name="_ednref6">[vi]</a>.</p>
<p>Au ministère des Finances, la situation est encore plus critique. Le ministre des Finances Ali Kooli n’a pas réussi à convaincre le Qatar de reporter le remboursement de 250 millions de dollars du principal d’un prêt contracté en 2012. À la veille de sorties sur les marchés financiers annoncées, les hauts fonctionnaires ont le sentiment d’être sur la sellette. En mars 2021, M. Kooli a décidé de renvoyer au moins trois hauts fonctionnaires, provoquant un tollé chez les directeurs généraux, qui menaçaient de démissionner collectivement. À la fin du mois, une vague plus importante de licenciements a été divulguée dans les médias puis démentie par le ministre. L’incertitude règne dans les hautes sphères du ministère.<a href="#_edn7" name="_ednref7">[vii]</a></p>
<p>Par ailleurs, lors d’une récente apparition dans les médias, le même ministre des Finances a annoncé son intention de lever 3 milliards de dollars, dont un milliard garanti par les États-Unis, avant même la conclusion de l’accord. Cette initiative a été considérée comme une tentative de manipulation des marchés par les spécialistes. Interrogé sur la capacité du gouvernement à payer les salaires du secteur public de mai et juin 2021, il a répondu qu’il ne disposait pas des fonds à l’heure où il parlait (début avril 2021)<a href="#_edn8" name="_ednref8">[viii]</a>.</p>
<p>Dans son budget 2021, la Tunisie prévoit le remboursement du principal de dette extérieure à hauteur de 6,506 milliards TND (2,367 9 milliards $) tout en empruntant 13,015 milliards TND (4,737 milliards $)<a href="#_edn9" name="_ednref9">[ix]</a>. Jour après jour, la loi de finances ressemble de plus en plus à une chimère plutôt qu’à une véritable feuille de route.</p>
<h4><strong>Une dépréciation qui creuse l’endettement</strong></h4>
<p>Dans un contexte de crise sanitaire, économique et sociale, les récentes querelles politiques ont miné la crédibilité de l’État et accentué sa fragilité. Mais celles-ci ne suffisent pas à expliquer l’effondrement économique. Il faut noter que la variation du TND est la première cause d’aggravation — ou d’amélioration — de son ratio d’endettement.</p>
<p>En 2019, la dette par rapport au PIB a baissé à 72 % « <strong>en raison de l’appréciation du dinar et de la réduction des déficits budgétaire et extérieur</strong> », a écrit le FMI en avril 2020<a href="#_edn10" name="_ednref10">[x]</a>. C’est la première fois que le ratio dette/PIB diminuait depuis la révolution de 2011. Toutefois, la baisse du dinar tunisien a grevé les comptes nationaux comme le note le service des marchés émergents de JP Morgan dans un rapport publié en juillet 2020<a href="#_edn11" name="_ednref11">[xi]</a>. On y lit : « <strong>La dette extérieure a augmenté de 2/3 entre 2014 et 2019 suite à la dépréciation de la monnaie nationale.</strong> » Elle « <strong>devait atteindre un pic en 2021 et 2024 et s’élevait à 18,6 milliards de dollars entre 2020 et 2025.</strong> »</p>
<p>Le flottement de la monnaie résulte d’une conditionnalité du FMI, mentionnée dans le mécanisme élargi de crédit de 2016. Cela était censé renforcer les exportations et freiner les importations. Par conséquent, l’activité économique devait théoriquement tirer la croissance vers le haut. Potentiellement, cela pouvait s’accompagner d’un effet secondaire dommageable : l’inflation. Malheureusement, seule cette prévision s’est concrétisée avec une baisse inévitable du pouvoir d’achat des Tunisiens.</p>
<h4><strong>Le piège de la dette : s’endetter pour rembourser</strong></h4>
<p>Depuis 2011, la Tunisie est confrontée à un besoin constant de nouveaux flux de devises pour compenser la chute des investissements directs étrangers et des exportations. La voie — a priori la plus facile, mais la plus contraignante — était l’endettement en masse. Ainsi, la Tunisie a souvent fait appel aux créditeurs officiels et privés pour répondre à ses besoins en devises. Le pays été quasiment en permanence « sous programme » du FMI : 2013 Stand-by Arrangement, 2016 Extended Fund Facility et en 2019 le Rapid Financing Instrument. Le quatrième programme est en cours de négociation. Le chef du gouvernement Hichem Mechichi espère obtenir 4 milliards $ de crédit, un record. Pourquoi le Fonds est-il incontournable aux yeux des gouvernements tunisiens ? Le fait d’être sous un programme du FMI était une garantie supplémentaire pour ses autres créanciers qu’elle se conformerait à la politique de l’institution de Washington et donnerait la priorité au service de la dette, au flottement de la monnaie nationale et à l’ouverture des frontières aux capitaux et aux marchandises.</p>
<p>Le FMI joue ici un rôle crucial en tant que « prêteur de dernier recours », car il fournit des liquidités lorsqu’aucun autre créancier n’est disposé à prêter. Ces liquidités pourraient simplement transiter par la Tunisie, pour finir chez ses créanciers, obligeant le pays à s’endetter davantage. A titre d&rsquo;exemple, alors que le gouvernement négocie en mai 2021 un nouveau prêt avec FMI, une partie de ce prêt reviendra très probablement au Fonds puisque la Tunisie doit lui rembourser 185 millions DTS (l’équivalent de 268 millions $) en 2021, tandis que le reste ira à d’autres créanciers.</p>
<p>Les prêts antécédents contractés du temps de Zine el Abidine ben Ali arrivant à échéance après 2011, la Tunisie avait besoin de nouveaux flux de devises. Elle était donc prête à signer n’importe quelle convention de prêt pour obtenir des devises quitte à s’engager sur des projets mal étudiés et sans impact. En effet, le rapport de la Cour des comptes sur la dette publique extérieure publié en 2018 a relevé que les prêts orientés vers des projets ont été mis en attente ou négligés et qu’ils souffraient un suivi faible ou inexistant. En outre, ceux-ci n’étaient pas nécessairement adaptés aux besoins de la population et ne répondaient pas non plus à ses attentes. Finalement, l’objectif principal de ces projets a été d’obtenir des devises fortes et non de répondre aux attentes des Tunisien.nes, comme l’ont déclaré divers hauts fonctionnaires dans différents entretiens.</p>
<h4><strong>Emprunter pour importer</strong></h4>
<p>Le besoin de maintenir les réserves en devises à flot ne répond pas uniquement à la nécessité de servir sa dette. C’est un impératif découlant du système économique tunisien basé en grande partie sur l’export de produits à faible valeur ajoutée et l’import de marchandises pour les revendre sur le marché local avec une grande marge. Souvent, les plus grands importateurs détiennent une position dominante ou un privilège injustifié. Ils bénéficient de privilèges douaniers ou fiscaux, les plus petits subissent les taux rédhibitoires. Sauf que pour importer, il faut que la banque centrale ait assez de réserves en devises pour concéder les lettres de créance aux importateurs qui souhaitent troquer leurs dinars pour des euros ou dollars.</p>
<p>C’est là aussi où intervient le rôle pernicieux des élites vis-à-vis de la dette : il faut que le flux de la dette et des devises se maintienne afin qu’il y ait toujours une sorte de fonds de roulement de réserve permettant aux acteurs dominants de continuer leur business. L’échec de l’émergence d’une industrie à forte valeur ajoutée — qui impliqueraient l’enrichissement des classes moyennes et la concurrence des élites établies — découle en partie de ce schéma économique.</p>
<h4><strong>Une dette qui plombe la croissance</strong></h4>
<p>Alors que les pays occidentaux ont présenté ces flots de prêts comme une « aide », ces prêts sont loin d’être de la charité. Annonçant le début d’un cercle vicieux de l’austérité, de nombreuses sonnettes d’alarme ont été tirées au moins depuis 2013 : l’endettement frénétique freinerait la création de richesse. Selon une étude publiée par l’Institut public tunisien de la compétitivité et des études quantitatives<a href="#_edn12" name="_ednref12">[xii]</a>, « <strong>le seuil optimal du taux d’endettement public au-delà duquel la dette étouffe la croissance, estimé alors à 48,5 % du PIB, est dépassé depuis 2014</strong>. » Ce taux pourrait franchir la ligne des 100 % du PIB dans certaines prévisions pour 2021.</p>
<p>Et pourtant, la frénésie de l’endettement ne semble pas connaitre de limites : il n’y a jamais eu autant de nouveaux emprunts signés que cette dernière décennie. La politique d’endettement, s’il y en a une, a été problématique tant sur la forme que sur le fond.</p>
<p>Dans « <em>Does the external debt composition matter for economic growth in Tunisia</em> »<a href="#_edn13" name="_ednref13">[xiii]</a> ? Samir Abdelhafidh s’interroge sur « <strong>l’efficacité en termes de croissance économique de tous les programmes et projets financés par les institutions multilatérales en Tunisie.</strong> » L’économiste tunisien qui a travaillé sur la période 1970-2018 remarque qu’« <strong>ils [les programmes et projets financés par les institutions multilatérales] mettent en évidence la nécessité de repenser les modes de négociation de la dette multilatérale non concessionnelle et d’auditer les réformes et les projets qu’elle a soutenus.</strong> » Il a constaté que les prêts bilatéraux ont un meilleur impact sur la croissance que les multilatéraux dont l’impact est négatif. Cependant, aujourd’hui, la moitié du stock de la dette extérieure de la Tunisie émane d’institutions multilatérales.</p>
<h4><strong>Soutenir l’insoutenable</strong></h4>
<p>Comment se fait-il que la dette publique tunisienne ait été jugée « soutenable » pendant toutes ces années par les créanciers de la Tunisie ? Aucun gouvernement n’était prêt à prendre la responsabilité d’admettre et d’affronter le piège de la dette dans lequel le pays était pris. Ce qui a compté pour toutes les tendances politiques : c’est de maintenir à flot un navire qui coule inexorablement. Chaque gouvernement a évité de déclarer le défaut et d’hériter de l’étiquette « équipe défaillante ».</p>
<p>Ironiquement, pendant des années, la signature de nouveaux contrats de prêt a été célébrée dans les médias comme une preuve de la confiance et du soutien de la communauté internationale. Ils ont vanté chaque signature de prêt comme une preuve autoconvaincante que l’image de la Tunisie est bien perçue à l’étranger et qu’elle passait avec succès les tests de « la transition démocratique. » Ensuite, les IFI et les prêteurs officiels considérant que le maintien du robinet de crédit ouvert est un moyen de soutenir cette soi-disant « transition démocratique ».</p>
<p>Paradoxalement, la dette de la Tunisie a été jugée viable par les institutions financières internationales si et seulement si, elle était capable de rembourser ses créanciers… peu importe si elle s’endette, pour rembourser.</p>
<p>Pour l’aider « à créer des richesses » — qui finiront par servir en partie la dette extérieure — les privatisations, les libéralisations et donc la réduction de l’État-providence étaient des recettes prêtes à l’emploi. Peu importe les moyens, c’est la fin (le remboursement) qui compte.</p>
<p>La dette de la Tunisie semble être davantage un outil de soumission par l’austérité qu’un quelconque soutien à la transition démocratique.</p>
<p>Lorsque l’ancien président de la Citibank, Walter Wriston, déclarait que « les pays ne font pas faillite (<em>Countries don’t go bust!</em>)<a href="#_edn14" name="_ednref14">[xiv]</a> », à la veille de la crise de la dette latino-américaine des années 1980, il définissait véritablement la soutenabilité d’un point de vue néolibéral et dominant : est durable le pays qui a encore quelque chose à vendre pour générer de la richesse et rembourser la dette. Il en va de même pour la Tunisie : lorsque les prêteurs considéraient la dette tunisienne comme viable, ils entendaient plutôt « solvable ». Cela sous-entend qu’un pays aura toujours quelque chose à vendre ou à mettre sous bail emphytéotique (pluridécennal) : une autoroute, un aéroport, des terres ou la force de travail bradée de ses citoyens, etc. Une fois que tout est vendu, ce pays n’existerait plus et on serait dans le scénario désastreux d’un État failli…</p>
<p>Ainsi, prêter à un pays alors même que sa dette est insoutenable le met dans une injonction de payer alors qu’il n’en n’a pas les moyens. Ceci renforce la position des créanciers au détriment des intérêts des citoyens.</p>
<h4><strong>Le rôle des IFI en temps de pandémie</strong></h4>
<p>L’acquisition des vaccins Covid-19 par la Tunisie reflète la dépendance excessive du pays vis-à-vis du crédit. À la mi-mars 2021, le vice-président de la Banque mondiale, Ferid Belhadj, a vanté ses efforts pour trouver un nouveau prêt de 400 millions $, dont 100 millions permettront au pays « <strong>d’acheter les vaccins Covid-19</strong> ». Quelques jours plus tard, 100 millions $ supplémentaires ont été alloués. Tout en vantant sa diligence, le responsable tunisien de la BM a révélé que les autorités de sa mère patrie n’ont pas été en mesure de provisionner ce montant dans le budget 2021 pour répondre à un besoin aussi urgent. Un deuxième prêt de 85 millions € a été annoncé deux mois plus tard… pour le même poste de dépenses.</p>
<p>Si la pénurie des ressources est si forte et si le gouvernement et l’État ne parviennent pas à répondre à un besoin aussi fondamental que prévisible, cela veut dire que la Tunisie est maintenue artificiellement sous perfusion, en sursis d’un défaut. Pourquoi le pays ne devrait-il pas tout simplement franchir le Rubicon ? C’est-à-dire ne pas privilégier le service de la dette au détriment de la gestion de la pandémie et autres dépenses prioritaires destinées à créer durablement des richesses ?</p>
<h4><strong>Des défauts pluriels VS une quête illusoire de stabilité</strong></h4>
<p>Les expériences de défaut — actuelles et passées — sont effrayantes, surtout lorsqu’elles ne sont pas préparées. Sans entrer dans un passage en revue des différents défauts souverains depuis deux siècles<a href="#_edn15" name="_ednref15">[xv]</a>, il n’y a pas de « parcours type ». La répudiation unilatérale de la dette n’est que le scénario le plus extrême. Il est possible de puiser dans une panoplie diverse comprenant le rééchelonnement, la restructuration ou encore le moratoire sur la dette. Bien évidemment, aucun choix n’est sans conséquence. Toutefois, ceux qui refusent d’envisager ces scénarios se réfugient derrière la peur du chaos et de l’anarchie. Nous sommes en droit de nous demander dans le cas tunisien, si la situation que vit le pays n’est pas en soi chaotique et ne risque-t-elle d’empirer si continue sur cette voie ?</p>
<p>De plus, il est certain que la préparation en amont est primordiale. Toutefois, dans les couloirs du ministère des Finances, cette éventualité est actuellement un tabou, aucun scénario de défaut n’y est discuté ou préparé. Ce sont les élites dominantes qui seront mises au défi d’un défaut. Les groupes sociaux structurés et établis (forces politiques, élites économiques, syndicats, etc.) seront les premiers et principaux ébranlés. Ce sont aussi les premiers à annoncer la fin du monde dès que cette idée est abordée dans le débat public sortant l’argument qui leur semble l’infaillible : « de l’image de la Tunisie à l’extérieur » occultant l’image de la Tunisie « à l’intérieur ».</p>
<p>C’est au sein de ces sphères que les voix « anti-défauts » se feront entendre et clameront également leur peur pour les groupes les plus fragiles et marginalisés. Vraiment ? Ceux qui ont peu ou rien n’auront rien à perdre. En effet, les périphéries appauvries et marginalisées ont particulièrement souffert de l’absence de redistribution et encore plus des conséquences économiques de la pandémie. Le gouvernement Mechichi a fait face à leur mécontentement par la répression. En s’obstinant à appliquer les mêmes politiques, l’agitation sociale ne peut que nécessairement augmenter. D’autant plus que même les classes moyennes, supposées être un élément socialement stabilisateur, sont entrain de connaitre une fragilisation et une paupérisation croissante.</p>
<p>La quête de stabilité ne vient pas seulement des élites locales, « les anti-défaut », mais aussi des créanciers : les Européens notamment principaux créanciers de la Tunisie. Leur plus grande crainte est de voir des hordes d’Africains traverser la mer méditerranée. Par conséquent, ils veulent éviter à tout prix la « déclaration de défaut », craignant les vagues d’immigration qu’une telle perspective pourrait entraîner, selon des sources européennes.</p>
<p>La politique des pays occidentaux en Tunisie s’est limitée à rechercher et à soutenir la moins mauvaise des alternatives politiques — comme ils l’ont fait avec Ben Ali pendant deux décennies — donnant la priorité à une fausse « stabilité » sous couvert d&rsquo;une démocratie chancelante.</p>
<p>Selon certains diplomates européens, l’actuel Premier ministre Hichem Mechichi est considéré comme l’homme qui pourrait conduire le pays vers les rives de la stabilité. Dans le même temps, ils minimisent son maintien de l’ordre autoritaire et sa gestion de l’agitation sociale en tant que ministre de l’Intérieur par intérim : emprisonnement de manifestants par centaines, intimidation de militants, d’artistes, etc. Mais soutenir des dirigeants politiquement faibles et impopulaires avec l’idée sous-jacente qu’ils apporteront la stabilité et contrôleront les frontières est un leurre.</p>
<p>En fait, l’octroi de crédits en devises étrangères à des institutions et des gouvernements défaillants renforcera et étendra artificiellement leur position et leur pouvoir. L’inévitable défaut de paiement pourrait survenir au pire moment possible, lorsque la situation politique et sécuritaire se seront détériorées.</p>
<p>C’est pourquoi il doit y avoir un changement dans la conception du défaut, non pas comme une fin dramatique de l’histoire, mais comme une opportunité de laisser des espaces ouverts aux classes sociales marginalisées, aux régions appauvries. À l’heure où les risques environnementaux sont jugés systémiques et élevés, repenser l’agriculture destinée à l’exportation, l’industrie à faible valeur ajoutée, le tourisme de masse, les entreprises familiales quasi monopolistiques, les réflexes bureaucratiques de l’administration… est plus urgent que jamais.</p>
<p>Les autorités tunisiennes ont toujours considéré le remboursement de la dette comme la priorité absolue au cours de la dernière décennie et ont payé le reste de la dette de l’ancien régime autoritaire. Alors que de nombreuses ONG et partis politiques ont non seulement appelé à un audit de la dette, mais aussi à une répudiation de la dette odieuse dans le sillage du 14 janvier 2011, ce fut une occasion ratée. La Tunisie a gagné quelques batailles démocratiques telles qu’une plus grande liberté d’expression et la diversité politique ; cependant, elle se bat toujours pour trouver la voie du salut économique.</p>
<p>La deuxième occasion manquée se situe au premier semestre 2020 avec le pic de Covid-19. La pandémie a initié un grand changement dans la gestion de la dette. L’initiative de suspension du service de la dette (DSSI) a permis aux pays les moins avancés de ne pas dilapider de précieuses ressources fiscales au profit de leurs créanciers au lieu d’investir dans la santé. Cette initiative ne concerne que la dette bilatérale, mais pourrait être un premier pas pour une bulle d’air frais aux dépenses prioritaires : santé, protection sociale, éducation. De tels mécanismes devraient être étendus à des pays comme la Tunisie. En effet, pour la croissance de demain, rien ne vaut la santé des citoyens<a href="#_edn16" name="_ednref16">[xvi]</a>.</p>
<p>Il serait regrettable que les pays démocratiques qui se trouvent être les principaux créanciers soient une entrave au redressement de la Tunisie. Dix ans après la révolution, c’est le temps des comptes et les pays occidentaux ont défini la mise en œuvre et l’évaluation de l’« <em>aide</em> » dont ils pensent que la Tunisie a besoin. Il est plus qu’urgent qu’ils changent d’approche et passent de l’octroi d’argent à l’octroi de temps. Du temps sans nouveaux prêts et du temps sans remboursement de prêts. Éviter une autre « décennie perdue » sur le plan économique est à la fois une responsabilité des créanciers et des dirigeants.</p>
<h4>&#8212;</h4>
<h4><strong>Présentation de l’auteur</strong></h4>
<p>Mohamed HADDAD est le rédacteur en chef et ancien président de Barr al Aman Research Media, une organisation qui travaille sur l’évaluation des politiques publiques depuis six ans. Parmi les thèmes abordés : commerce/économie, agriculture, santé, justice, pouvoir local, etc.</p>
<p>Diplômé de l’école de journalisme de Bordeaux, il a également été correspondant de médias étrangers depuis 2011 notamment pour Reuters, l’AFP et Le Monde. Il est étudiant à la Harvard Kennedy School dans le cadre du Mid-Career Master of Public Administration, (promotion 22′).</p>
<p>&#8212;</p>
<h4><strong>Références<br />
</strong></h4>
<p><a href="#_ednref1" name="_edn1">[i]</a> McDowall, Tarek Amara, Angus. “Tunisia to Seek $4 Billion IMF Loan, PM Says.” <em>Reuters</em>, May 1, 2021. <a href="https://www.reuters.com/article/ozabs-uk-tunisia-prime-minister-idAFKBN2CI32X-OZABS">https://www.reuters.com/article/ozabs-uk-tunisia-prime-minister-idAFKBN2CI32X-OZABS</a>.</p>
<p><a href="#_ednref2" name="_edn2">[ii]</a> “Tunisia : 2021 Article IV Consultation-Press Release; Staff Report; and Statement by the Executive Director for Tunisia.” Accessed April 17, 2021. <a href="https://www.imf.org/en/Publications/CR/Issues/2021/02/26/Tunisia-2020-Article-IV-Consultation-Press-Release-Staff-Report-and-Statement-by-the-50128">https://www.imf.org/en/Publications/CR/Issues/2021/02/26/Tunisia-2020-Article-IV-Consultation-Press-Release-Staff-Report-and-Statement-by-the-50128</a>.</p>
<p><a href="#_ednref3" name="_edn3">[iii]</a> Moodys.com. “Moody’s Downgrades Tunisia’s Ratings to B3, Maintains Negative Outlook,” February 23, 2021. <a href="http://www.moodys.com:18000/research/Moodys-downgrades-Tunisias-ratings-to-B3-maintains-negative-outlook--PR_440068">http://www.moodys.com:18000/research/Moodys-downgrades-Tunisias-ratings-to-B3-maintains-negative-outlook&#8211;PR_440068</a>.</p>
<p><a href="#_ednref4" name="_edn4">[iv]</a> “Tunisia : Request for Purchase Under the Rapid Financing Instrument-Press Release; Staff Report; and Statement by the Executive Director for Tunisia.” <em>IMF</em> Country Report No. 20/103 (April 14, 2020): 46. <a href="https://www.imf.org/en/Publications/CR/Issues/2020/04/14/Tunisia-Request-for-Purchase-Under-the-Rapid-Financing-Instrument-Press-Release-Staff-Report-49327">https://www.imf.org/en/Publications/CR/Issues/2020/04/14/Tunisia-Request-for-Purchase-Under-the-Rapid-Financing-Instrument-Press-Release-Staff-Report-49327</a>.</p>
<p><a href="#_ednref5" name="_edn5">[v]</a> Leaders. “Covid-19: 40 associations tunisiennes adressent une lettre ouverte au Président de la République et au Président du Gouvernement.” Accessed May 2, 2021. <a href="https://www.leaders.com.tn/article/31685-covid-19-40-associations-tunisiennes-adressent-une-lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-et-au-president-du-gouvernement">https://www.leaders.com.tn/article/31685-covid-19-40-associations-tunisiennes-adressent-une-lettre-ouverte-au-president-de-la-republique-et-au-president-du-gouvernement</a>.</p>
<p><a href="#_ednref6" name="_edn6">[vi]</a> Réalités Online. “La LTDH condamne ‘l’agression’ et ‘la torture’ des manifestants arrêtés,” February 7, 2021. <a href="https://www.realites.com.tn/2021/02/la-ltdh-condamne-lagression-et-la-torture-des-manifestants-arretes/">https://www.realites.com.tn/2021/02/la-ltdh-condamne-lagression-et-la-torture-des-manifestants-arretes/</a>.</p>
<p><a href="#_ednref7" name="_edn7">[vii]</a> Entretien avec l‘auteur (mars avril 2021)</p>
<p><a href="#_ednref8" name="_edn8">[viii]</a> Time code: 25’05”. Ali Kooli. حوار مع وزير الاقتصاد والمالية ودعم الاستثمار السيد علي الكعلي في برنامج “تونس هذا المساء” على القناة الوطنية 1. Facebook Watch, Avril 2021. <a href="https://www.facebook.com/watch/?v=2906059323046312">https://www.facebook.com/watch/?v=2906059323046312</a>.</p>
<p><a href="#_ednref9" name="_edn9">[ix]</a> taux du 30/04/2021 où 1 $ = 2,747 5 TND</p>
<p><a href="#_ednref10" name="_edn10">[x]</a> IMF. “Tunisia : Request for Purchase Under the Rapid Financing Instrument… op. cit.</p>
<p><a href="#_ednref11" name="_edn11">[xi]</a> Mikael Eskenazi, Trang Nguyen, Giyas M Gokkent, and Nicolaie Alexandru-Chidesciuc. “Tunisia: Sunset on Tatooine.” MENA Emerging Markets Research. J.P. Morgan, July 28, 2020. www.jpmorganmarkets.com.</p>
<p><a href="#_ednref12" name="_edn12">[xii]</a> MENSI, Walid. “Quel taux d’endettement public optimal pour la Tunisie ?” Notes et analyse de l’ITCEQ. ITCEQ, décembre 2013. <a href="http://www.itceq.tn/wp-content/uploads/files/notes2014/taux-endettement-public.pdf">http://www.itceq.tn/wp-content/uploads/files/notes2014/taux-endettement-public.pdf</a>.</p>
<p><a href="#_ednref13" name="_edn13">[xiii]</a> Abdelhafidh, Samir. “Does the External Debt Composition Matter for Economic Growth in Tunisia?” <em>Economics Bulletin</em> 40, no. 4 (2020): 2802–18. <a href="https://ideas.repec.org/a/ebl/ecbull/eb-19-00873.html">https://ideas.repec.org/a/ebl/ecbull/eb-19-00873.html</a>.</p>
<p><a href="#_ednref14" name="_edn14">[xiv]</a> Introduction (p4) Jerome Roos. <em>Why Not Default?</em>, 2019. <a href="https://press.princeton.edu/books/hardcover/9780691180106/why-not-default">https://press.princeton.edu/books/hardcover/9780691180106/why-not-default</a>.</p>
<p><a href="#_ednref15" name="_edn15">[xv]</a> Nous conseillons la lecture de <em>Jerome Roos. </em><em>Why Not Default?, 2019. </em><a href="https://press.princeton.edu/books/hardcover/9780691180106/why-not-default"><em>https://press.princeton.edu/books/hardcover/9780691180106/why-not-default</em></a><em>.</em></p>
<p>Que nous avons par ailleurs recensé ici : Mohamed HADDAD. “Et si on faisait défaut sur nos dettes souveraines ? | Barr al Aman,” February 1, 2021. <a href="https://www.researchmedia.org/why-not-default-jerome-roos-review-fr/">https://www.researchmedia.org/why-not-default-jerome-roos-review-fr/</a>.</p>
<p><a href="#_ednref16" name="_edn16">[xvi]</a> Gadha, Maha Ben. “Tunisia Joins Forces to Save Global Capital | Barr al Aman,” May 28, 2020. <a href="https://news.barralaman.tn/tunisia-joins-forces-to-save-global-capital-maha-ben-gadha/">https://news.barralaman.tn/tunisia-joins-forces-to-save-global-capital-maha-ben-gadha/</a>.</p>The post <a href="https://www.researchmedia.org/tunisie-temps-alternative-solution-dette-fr/">(Policy brief) Tunisie : le temps, une alternative et une solution à la dette ?</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.researchmedia.org/tunisie-temps-alternative-solution-dette-fr/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dette publique: de la devise à tout prix!</title>
		<link>https://www.researchmedia.org/dette-devise-a-tout-prix-fr/</link>
					<comments>https://www.researchmedia.org/dette-devise-a-tout-prix-fr/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed HADDAD]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Feb 2021 15:52:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
		<category><![CDATA[Dette]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds Monétaire International]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.researchmedia.org/?p=5231</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’agence de notation Moody’s a abaissé la note de la Tunisie d’un cran passant de B2 à B3&#8230;</p>
The post <a href="https://www.researchmedia.org/dette-devise-a-tout-prix-fr/">Dette publique: de la devise à tout prix!</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">L’agence de notation Moody’s a abaissé la note de la Tunisie d’un cran passant de B2 à B3 en maintenant la perspective négative. Bien que le pays n’en soit pas à sa première dégradation depuis le 14 janvier 2011 (il avait alors un Baa2 soit huit crans au dessus), cet abaissement revêt une symbolique particulière. En effet, la Tunisie est sur le seuil de la catégorie C synonyme de très hauts risques, une catégorie qui indique &#8211; mais aussi augmente &#8211; la probabilité d’un défaut sur les dettes extérieures tunisiennes. Conséquence directe de cette nouvelle notation, le budget tunisien pour l’exercice 2021 devient caduc. En effet, environ un cinquième des ressources devaient être levé sur les marchés financiers internationaux. Avec un B3- et sans garantie d’une tierce partie, la Tunisie n’est pas assurée de lever les sommes prévues, sans compter une augmentation des taux d’intérêt pouvant atteindre environ 10% sur cinq ans.</span><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La perspective négative « <strong>se base également sur le retard dans la négociation et la mise en œuvre d&rsquo;un nouveau programme financé par le Fonds Monétaire International (FMI),</strong> » lit-on dans le rapport. « <strong>De tels retards augmenteraient l&rsquo;incertitude quant à la capacité du gouvernement à garantir un accès continu aux sources de financement extérieures officielles et à maintenir l&rsquo;accès au marché international des capitaux à des conditions abordables afin de répondre aux besoins de financement élevés au cours des prochaines années,</strong> » ajoute-t-il.</span></p>
<h4><span style="font-weight: 400;">Quels sont au juste « ces besoins de financement élevés » ?</span></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Le premier est le service de la dette : payer les intérêts sur les obligations et rembourser le principal le cas échéant. Le volume de remboursement prévu pour l’année 2021 sera l’un des plus grands de l’histoire du pays. Ainsi, l’urgence selon l’agence de notation basée à New York ne consiste pas à emprunter pour encourager la demande, ou investir dans les infrastructures, la santé, l’éducation ou autres projets. Il s’agit simplement de trouver un moyen de garantir aux créanciers de la Tunisie le remboursement du principal au moins et le paiement des intérêts au mieux. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Moody’s mentionne le rôle capital joué par le FMI. En effet, son côté attrayant par rapport à d’autres sources de financement est l&rsquo;aspect avantageux de ses taux : entendre, des taux d’intérêt bas. Cependant, en contrepartie le Fonds se réserve le droit de ne pas décaisser une ou plusieurs tranches du prêt si les réformes « <em>consenties</em> » ne sont pas mises en place. Ces réformes sont synonymes d’austérité. Comme en attestent les exemples de la Grèce, de l’Argentine ou du Mexique : licenciement de fonctionnaires, baisse des salaires, dépréciation de la monnaie locale. Sans compter les privatisations ou l&rsquo;ouverture du marché à l’extérieur au pas de charge, etc.  Le principe étant de baisser les dépenses de l’État pour libérer du capital afin de payer la dette extérieure. C’est pour cela que la présence du FMI ou l’existence d’un programme en cours du FMI sont autant de signaux que le pays est soumis et enclin à servir sa dette, entendre, c&rsquo;est une « <em>une bonne affaire</em> » pour les investisseurs et les bailleurs officiels.</span></p>
<div class="ead-preview"><div class="ead-document" style="position: relative;padding-top: 90%;"><div class="ead-iframe-wrapper"><iframe src="//docs.google.com/viewer?url=https%3A%2F%2Fwww.researchmedia.org%2Fwp-content%2Fuploads%2F2021%2F02%2FRating-Action-Moodys-downgrades-Tunisias-ratings-to-B3-maintains-negative-outlook-23Feb21-1.pdf&amp;embedded=true&amp;hl=en" title="Document embarqué" class="ead-iframe" style="width: 100%;height: 100%;border: none;position: absolute;left: 0;top: 0;visibility: hidden;"></iframe></div>			<div class="ead-document-loading" style="width:100%;height:100%;position:absolute;left:0;top:0;z-index:10;">
				<div class="ead-loading-wrap">
					<div class="ead-loading-main">
						<div class="ead-loading">
							<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/loading.svg" width="55" height="55" alt="Chargeur">
							<span>En cours de chargement&hellip;</span>
						</div>
					</div>
					<div class="ead-loading-foot">
						<div class="ead-loading-foot-title">
							<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/EAD-logo.svg" alt="Logo EAD" width="36" height="23"/>
							<span>Cela prend trop de temps ?</span>
						</div>
						<p>
							<div class="ead-document-btn ead-reload-btn" role="button">
								<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/reload.svg" alt="Recharger" width="12" height="12"/> Recharger le document							</div>
							<span>|</span>
							<a href="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2021/02/Rating-Action-Moodys-downgrades-Tunisias-ratings-to-B3-maintains-negative-outlook-23Feb21-1.pdf" class="ead-document-btn" target="_blank">
								<img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/open.svg" alt="Ouvert" width="12" height="12"/> Ouvrir dans un nouvel onglet							</a>
					</div>
				</div>
			</div>
		</div></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’une des rares notes positives du rapport de Moody’s porte sur les positions externes de la Tunisie qui « <strong>se sont mieux ajustées que prévu à l’impact de la pandémie mondiale.</strong> » Ainsi, les réserves en devise s&rsquo;élevaient à 8,7 milliards de dollars, équivalant à 5,3 mois d’importations, contre 7 milliards de dollars en décembre 2019 (3,6 mois). Faut-il se réjouir du stock relativement bien fourni à un instant t ? Non, car c’est sa capacité à se renouveler qui est déterminante.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces réserves seront effectivement mises à dure épreuve durant les prochaines semaines et</span><span style="font-weight: 400;"> mois où des échéances de remboursement vont se succéder à commencer par « <strong>deux prêts eurobonds de 500 millions de dollars avec une garantie de 100 % de l&rsquo;USAID et un prêt de 250 millions de dollars du Qatar en 2021.</strong> » La composition de la dette publique tunisienne dont les deux tiers sont libellés en devise étrangère, la rend vulnérable à des facteurs sur lesquels elle n’a aucune emprise, telles que la variation du taux de change, les crises financières ou l’augmentation des taux directeurs sur les marchés financiers. Au moindre choc, le pays pourrait se retrouver dans l’incapacité de servir sa dette.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette course à la devise étrangère pour maintenir à flot les remboursements de dette donne lieu à des choix a priori absurdes afin de favoriser les exportations. À titre d’exemple, les Tunisiens sont restés stupéfaits devant l’annonce de subvention aux exportations de lait et de tomates en conserves faite par le ministère du commerce en février 2021. Cela a été considéré par des élus de différents partis politiques, par des ONG ou des acteurs publics comme une manipulation de deux chefs d’entreprises économiquement et politiquement influents. </span><span style="font-weight: 400;">D’abord Hamdi Meddeb à la tête de la centrale laitière Délice, mais aussi président emblématique de l’Espérance sportive de Tunis. Ensuite, Samir Majoul, président du patronat et qui est à la tête de Conserves Majoul. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">S’il fallait suivre la logique libérale de l&rsquo;offre et de la demande, une logique qui régit l’économie de marché dans laquelle la Tunisie s’est inscrite, avec une demande constante et une augmentation de l’offre, il faudrait que les prix baissent. </span><span style="font-weight: 400;">En d&rsquo;autres termes, si les producteurs de lait et de tomates concentrées ont un surplus de production, ils devraient baisser le prix sur le marché au profit du consommateur local. Or, au lieu de baisser les prix pour les Tunisiens, l&rsquo;Etat subventionne les exportations.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Même si les subventions ne sont pas le propre de l&rsquo;économie de marché, s’il fallait subventionner l’agriculture, est-ce que les agriculteurs qui manifestent à travers tout le pays pour pouvoir acheter des engrais ou qui déversent leur production de lait faute d’espace de stockage, ne sont pas plus prioritaires ? </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La faveur faite aux agro-industriels n’est pas la seule motivation probable de cette décision. En effet, il serait plausible de lire ce choix à la lumière de « <em>la course à la devise étrangère </em>» du gouvernement tunisien. Ainsi, peu importe la subvention octroyée aux entreprises tunisiennes si elle est libellée en dinars et qu’en contrepartie, les devises « <em>rentrent</em> » dans les caisses. Et si le gouvernement manquait de liquidité en dinars, il lui suffirait d’amender les textes régissant la banque centrale de Tunisie afin de faire tourner la planche à billets.</span><span style="font-weight: 400;"> </span></p>
<h4><span style="font-weight: 400;">Qu’importe le projet, pourvu qu’il y ait de la devise !</span></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Le deuxième mécanisme pour avoir des devises est de courir les bailleurs de fonds institutionnels afin de signer des projets de coopération et le de développement à tour de bras. Concrètement, il s’agit soit de faire voter par le parlement des lois ou sans évaluer leur impact pour pouvoir toucher un prêt (ex: l’adoption d’une législation conforme au droit européen portant sur les normes sanitaires et phytosanitaires, la loi organique portant organisation de la Cour des comptes), soit d&#8217;emprunter pour des projets qui ne nécessitent pas forcément un capital en devises, ou dont l’impact est limité (ex: des stations de dessalement d&rsquo;eau de mer).</span></p>
<blockquote><p>LIRE AUSSI: <a title="Dessaler l’eau de mer : la solution du verre à moitié plein" href="https://www.researchmedia.org/djerba-dessalement-eau-mer-sana-sbouai-1-fr/" target="_blank" rel="noopener">Dessalement / Djerba: de l’eau de mer à boire pour étancher sa soif?</a></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">Peu importe le projet ou son utilité, qu’importe sa bonne exécution, parfois l’important est de décrocher le prêt, selon des magistrats financiers. Résultat, les signatures par le gouvernement et adoption par le parlement se multiplient, idem pour les projets laissés à l’abandon ou à la traîne, comme l’a décrié la Cour des comptes dans son trentième rapport. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Comment se fait-il qu&rsquo;on puisse emprunter pour un projet sans l&rsquo;achever? Souvent, les institutions financières officielles ou multilatérales (ex: l’Agence Française de Développement, ou son équivalent allemand la KFW, ou encore les institutions du groupe de la Banque Mondiale, BAD, etc.) débloquent une première tranche des prêts dès la signature. C’est justement cette perspective qui motive les autorités ou les élus à accélérer une adoption, une ratification ou une promulgation. Les bailleurs se plaignent du retard de l’exécution des projets et des sommes engagées et non dépensées (La Banque Européenne d&rsquo;Investissement évoque le chiffre de 5 milliards d&rsquo;euros « <strong>engagés</strong>« ). Ce mésusage a été pointé du doigt par la Cour des comptes, mais c&rsquo;est loin d’être le fruit d’une simple « <em>incompétence</em> » de l&rsquo;administration. Dès que l&rsquo;obtention des devises devient l&rsquo;objectif du prêt sur projet, alors son exécution jusqu&rsquo;à son terme est mise de côté. Ce dysfonctionnement en devientstructurel et non anecdotique.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Faut-il encore alimenter le cercle vicieux ? Le pouvoir politique s’est fait prendre dans ce piège de la dette (<em>debt trap</em>) et tente d’emprunter de plus en plus cher, pour rembourser des dettes de plus en plus lourdes sans aucun impact sur l’économie nationale, si ce n&rsquo;est l&rsquo;assèchement des liquidités. Une fois que les bailleurs privés, puis officiels se seront rétractés par peur du risque devenu trop grand, le FMI sera l&rsquo;option de dernier recours et donc à nouveau sollicité avec des conditionnalités plus contraignantes … Le pourrissement politique, et partant économique, ne fait aucun doute, mais est-ce que l’architecture institutionnelle et le modèle social, économique ou fiscal ou politique auxquels aspirent les Tunisiens doit émaner des institutions de Washington ?</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Prolonger la durée de la chute ne ferait que rendre plus difficile le redressement.</span></p>The post <a href="https://www.researchmedia.org/dette-devise-a-tout-prix-fr/">Dette publique: de la devise à tout prix!</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.researchmedia.org/dette-devise-a-tout-prix-fr/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Et si on faisait défaut sur nos dettes souveraines ?</title>
		<link>https://www.researchmedia.org/why-not-default-jerome-roos-review-fr/</link>
					<comments>https://www.researchmedia.org/why-not-default-jerome-roos-review-fr/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed HADDAD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 15:27:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Fonds Monétaire International]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté monétaire]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.researchmedia.org/?p=5200</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avant de penser aux routes, aux hôpitaux, aux salaires, à l’éducation ou encore à la recherche ou à&#8230;</p>
The post <a href="https://www.researchmedia.org/why-not-default-jerome-roos-review-fr/">Et si on faisait défaut sur nos dettes souveraines ?</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="5200" class="elementor elementor-5200">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-5ebd0ab elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="5ebd0ab" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-fec6e32" data-id="fec6e32" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-a2dea07 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="a2dea07" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p class="MsoNormal"><span lang="FR" style="font-family: 'Spectral',serif; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; color: black; border: none windowtext 1.0pt; mso-border-alt: none windowtext 0cm; padding: 0cm; mso-fareast-language: FR;">Avant de penser aux routes, aux hôpitaux, aux salaires, à l’éducation ou encore à la recherche ou à l’innovation, un Etat endetté a tendance à privilégier le paiement de ses dettes souveraines. Et ce, quel que soit les orientations politiques des gouvernements en place ou la nature de ses institutions. Pourtant, depuis des décennies, aucun État n’a été anéanti ou envahi par d’autres, encore moins par des banques privées, suite à un défaut sur la dette. Au fond, qu’est-ce qui pousse les États à payer leurs dettes souveraines ? C’est la question à laquelle s’attèle Jerome Roos dans son livre <i>Why not default, a political economy of sovereign debt</i></span></p><p><style>@font-face
	{font-family:"Cambria Math";
	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;
	mso-font-charset:0;
	mso-generic-font-family:roman;
	mso-font-pitch:variable;
	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}@font-face
	{font-family:Calibri;
	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4;
	mso-font-charset:0;
	mso-generic-font-family:swiss;
	mso-font-pitch:variable;
	mso-font-signature:-469750017 -1073732485 9 0 511 0;}@font-face
	{font-family:Spectral;
	panose-1:2 2 5 2 6 0 0 0 0 0;
	mso-font-charset:77;
	mso-generic-font-family:roman;
	mso-font-pitch:variable;
	mso-font-signature:-536870785 1073800251 0 0 403 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal
	{mso-style-unhide:no;
	mso-style-qformat:yes;
	mso-style-parent:"";
	margin:0cm;
	margin-bottom:.0001pt;
	mso-pagination:widow-orphan;
	font-size:12.0pt;
	font-family:"Calibri",sans-serif;
	mso-ascii-font-family:Calibri;
	mso-ascii-theme-font:minor-latin;
	mso-fareast-font-family:Calibri;
	mso-fareast-theme-font:minor-latin;
	mso-hansi-font-family:Calibri;
	mso-hansi-theme-font:minor-latin;
	mso-bidi-font-family:Arial;
	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;
	mso-ansi-language:FR;}.MsoChpDefault
	{mso-style-type:export-only;
	mso-default-props:yes;
	font-family:"Calibri",sans-serif;
	mso-ascii-font-family:Calibri;
	mso-ascii-theme-font:minor-latin;
	mso-fareast-font-family:Calibri;
	mso-fareast-theme-font:minor-latin;
	mso-hansi-font-family:Calibri;
	mso-hansi-theme-font:minor-latin;
	mso-bidi-font-family:Arial;
	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}div.WordSection1
	{page:WordSection1;}</style></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-3dde5b16 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="3dde5b16" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-70314e5f" data-id="70314e5f" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-8b3dc34 elementor-widget elementor-widget-html" data-id="8b3dc34" data-element_type="widget" data-widget_type="html.default">
				<div class="elementor-widget-container">
					<iframe frameborder="0" scrolling="no" style="border:0px" src="https://books.google.tn/books?id=WzV8DwAAQBAJ&lpg=PR1&hl=fr&pg=PR3&output=embed" width=500 height=500></iframe>				</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-7de6b00 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="7de6b00" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="text-align: center;"><em>***</em></p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-55585934 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="55585934" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Cet ouvrage paru en 2019, au lendemain de la crise de la dette grecque et juste avant le bouleversement mondial dû au Covid-19, propose une analyse historique et politique de la dette souveraine et particulièrement du défaut sur celle-ci. L’auteur défend la thèse suivante : un pouvoir structurel de la finance agit sur les États de sorte qu’ils ne puissent pas considérer le défaut de paiement comme une option. Pour comprendre ce pouvoir, il faut se pencher sur la manière dont les Etats se financent. La source principale est bien souvent l’impôt. Or, les ponctions se font de manière ponctuelles, tout au long de l’année, cependant, les dépenses sont quotidiennes. Donc, ce pouvoir trouve son origine dans le besoin vital des Etats à avoir des liquidités. Bien évidemment le besoin se manifeste plus vigoureusement dans les pays non-rentiers, déficitaires, et plus généralement fragilisés, mais tous sans exception, ont recours aux emprunts. Si ce n’est à long terme, au moins à court terme (dont le remboursement doit être effectué en moins de 12 mois).</p><p>Comment s’exerce ce pouvoir ? Selon l’auteur, il y a trois mécanismes :</p><p>D’abord la discipline du marché, ensuite la conditionnalité des prêts, et enfin l’ampleur de la « passerelle » entre les élites locales et le intérêts étrangers. (cf. encadré)</p><p><strong>D’abord, la discipline imposée par le marché.</strong> Elle se matérialise par le pouvoir des créditeurs à soumettre les entités endettées à l’obligation de rembourser en jouant sur leurs craintes de perdre l’accès au financement. Ainsi, quand le centre de la finance mondiale était alors Gênes puis Amsterdam, les royaumes européens du XVIe et XVIIe siècle remboursaient systématiquement leurs créanciers. Les Génois se sont organisés de sorte qu’ils puissent exercer un pouvoir structurel sur les rois dépendant des crédits. Leur secret : la concentration et la coordination des établissements de crédits. Philippe II d’Espagne (1556-1598) a bien essayé à différentes reprises de faire défaut sur certaines dettes et de mettre en concurrence ses créanciers.  Toutefois, ses derniers ne lui fournissaient aucune nouvelle ligne de crédit jusqu’à ce que les anciennes soient honorées. Idem pour les Hollandais. Ils réussissaient à se faire rembourser malgré la puissance du royaume d’Espagne à cette époque.</p><p>Le besoin de ressources financières et l’absence d’alternatives de financement étaient plus forts que toute forme de coercition pour obliger l’endetté à honorer son contrat. La structure des détenteurs des obligations étrangères était toutefois différente de celle qu’on voit aujourd’hui. En effet, il n’y avait pas de grands établissements bancaires ou de places boursières comme celles qu’on voit à New-York, Londres, Paris ou Tokyo. Des porteurs individuels achetaient des obligations d’un pays ou de l’autre via plusieurs intermédiaires. Le secret réside dans la structure hiérarchisée des établissements de crédit. « Très dispersés à la base, ils avaient tendance à être de plus en plus centralisés au sommet, » écrit l’auteur. « Au sommet de cette hiérarchie, un petit groupe de établissements de crédit privées pouvaient mobiliser leurs réseaux d’intermédiaires d’agents pour maintenir à flot et solvables une dizaine de pays européens. » Il y avait une spécialisation « géographique » par pays emprunteur. Ainsi, le réseau exerçait quasiment un monopole pour chacun des pays emprunteurs.</p><p>L’accès aux richesses spoliées par la colonisation des Amériques et l’extraction massive de minerais n’a pas suffi au royaume d’Espagne pour se passer des crédits. Au-delà de la baisse de la valeur des minerais à cause de l’immense quantité introduite sur le marché, le crédit a joué un rôle important pour financer les nombreuses guerres expansionnistes menées par le royaume. La dépendance du débiteur à l’égard de ce cartel de créanciers n’a fait qu’accroître. Cet exemple est une illustration de la discipline imposée par le marché provenant notamment de l’organisation de celui-ci, selon une structure hiérarchisée et concentrée, ils se sont ainsi organisés en « cartel » en situation de quasi-monopole.</p><blockquote><p><em>L’histoire est pleine d’occurrences de défauts sur les dettes souveraines. Emprunter et faire défaut ont été un cycle avec une régularité quasi parfaite. Quand les paiements reprennent, le passé est aisément oublié et une nouvelle orgie d’emprunts s’en suit,</em> » Max Winkler.</p></blockquote><p>Pour illustrer le deuxième mécanisme, <strong>à savoir l’impact de la conditionnalité de l’emprunt</strong>, l’auteur évoque le cas de la banque Rothschild qui « s’est taillé une position de pouvoir inégalée dans la politique mondiale au XIXe siècle », écrit-il.  Le défaut sur les dettes souveraines était un phénomène bien répandu durant ce siècle, mais ce qui est étonnant, note-t-il, c’est la discipline des emprunteurs auprès des Rothschild : lors de la crise de défaut des pays d’Amérique Latine qui venaient d’avoir leurs indépendances en 1829, aucune obligation de cette banque n’a été mise en défaut.</p><p>C’est une preuve selon Roos que les Rothschild ont réussi à combiner la discipline de marché et des conditionnalités des prêts. En effet, considérant qu’elle détenait dans son portefeuille des obligations de plusieurs dizaines de pays, la banque s’est retrouvée à suivre, parfois à dicter, les politiques fiscales mises en place par ses clients car cela aurait un impact sur la capacité future des clients à pouvoir honorer leurs dettes. Certains pays se sont adaptés aux attentes des Rothschild sans qu’ils n’aient besoin de les formuler. Le but était de ne pas déplaire aux principaux bailleurs de fonds au monde. L’hégémonie de la famille était telle qu’il « n’était pas envisageable de faire défaut à cette institution car cela aurait été une condamnation à ne pas avoir accès à aucun financement viable », constate l’auteur.</p><p>Au début du XXe siècle, les Rothschild ont perdu leur position dominante avec l’avènement de New York comme le centre du monde de la finance mondiale au lendemain de la première guerre mondiale. Après les « Roaring twenties » – les années folles, est advenue la plus grande crise financière de 1929 qui et qui a apporté avec elle son lot de leçons. La plus importante est que l’arrêt brutal du flux du crédit dans une économie mondialisée agrippe les engrenages de l’économie et du commerce. Or, comment maintenir ce système à flots quand tous les acteurs ont peur de risquer leurs capitaux ? Donc la nécessité d’un « investisseur de dernier recours » qui est là, quand plus aucun intervenant ne prend de risque parait essentielle.</p><p>C’est le rôle de facto qui incombera au fonds monétaire international au lendemain de la deuxième guerre mondiale, en plus de sa mission officielle de surveiller et maintenir des équilibres des balances de paiement des pays membres.</p><p>C’est avec la crise de la dette mexicaine à partir de 1982 que le FMI incarnera pleinement ce rôle. Ni répudiation, ni moratorium, ni renégociation des montants, le gouvernement en place privilégie le service de la dette sur toute autre option. En choisissant d’honorer sa dette extérieure jusqu’à l’épuisement des réserves en devises, quitte à priver le pays et la population de l’essentiel : santé, éducation, transport, sécurité, etc.</p><p>Résultat, les prêts avec des dates de maturité de plus en plus proches se sont succédé. Le gouvernement ira jusqu’à l’épuisement de ses réserves en devises étrangères. La scène est racontée dans l’ouvrage : payant 100 millions de dollars par jour de dette, le ministre des finances constate qu’il n’en reste que 200 millions. Il se dirige alors samedi pour Washington où il se présente au gouverneur de la FED (l’équivalent de la banque centrale américaine), en sortant ses poches vides. « Lundi, on n’aura plus de quoi payer. » lance le Mexicain. Pourquoi était-ce si grave et pourquoi aller à Washington et non à Brasilia ou Buenos Aires ? C’est parce que la majorité de la dette extérieure mexicaine était détenue par les banques américaines. Selon les autorités américaines, si le Mexique faisait défaut, cela ferait vaciller le château de cartes de la finance, non seulement mexicain mais surtout américain, voire mondial. Une hypothèse non vérifiable, mais qui aurait pu servir aux Mexicains pour s’arroger un pouvoir de négociation plus conséquent.</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-7f649bf elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="7f649bf" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="text-align: center;"><em>***</em></p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-04e9045 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="04e9045" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p class="wp-embed-heading" style="text-align: left;"><strong>LIRE AUSSI:</strong> <a href="https://www.researchmedia.org/can-mmt-solve-africa-debt-crisis-eng/" target="_top">Can Modern Monetary Theory solve Africa’s debt crisis ? </a></p><div class="wp-embed-excerpt"><p style="text-align: left;"><em>« For centuries, indebtedness has been a feature of African economies. Debt has been so heavy and unsustainable that it is often thought to be irrevocable. Is indebtedness really irredeemable? »</em></p></div>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-c07b7a7 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="c07b7a7" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="text-align: center;"><em>***</em></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-4608c1b elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="4608c1b" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-0124481" data-id="0124481" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-4633b68 elementor-tabs-view-horizontal elementor-widget elementor-widget-tabs" data-id="4633b68" data-element_type="widget" data-widget_type="tabs.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<div class="elementor-tabs">
			<div class="elementor-tabs-wrapper" role="tablist" >
									<div id="elementor-tab-title-7361" class="elementor-tab-title elementor-tab-desktop-title" aria-selected="true" data-tab="1" role="tab" tabindex="0" aria-controls="elementor-tab-content-7361" aria-expanded="false">Rééchelonnement</div>
									<div id="elementor-tab-title-7362" class="elementor-tab-title elementor-tab-desktop-title" aria-selected="false" data-tab="2" role="tab" tabindex="-1" aria-controls="elementor-tab-content-7362" aria-expanded="false">Restructuration</div>
									<div id="elementor-tab-title-7363" class="elementor-tab-title elementor-tab-desktop-title" aria-selected="false" data-tab="3" role="tab" tabindex="-1" aria-controls="elementor-tab-content-7363" aria-expanded="false">Moratoire </div>
									<div id="elementor-tab-title-7364" class="elementor-tab-title elementor-tab-desktop-title" aria-selected="false" data-tab="4" role="tab" tabindex="-1" aria-controls="elementor-tab-content-7364" aria-expanded="false">Répudiation</div>
							</div>
			<div class="elementor-tabs-content-wrapper" role="tablist" aria-orientation="vertical">
									<div class="elementor-tab-title elementor-tab-mobile-title" aria-selected="true" data-tab="1" role="tab" tabindex="0" aria-controls="elementor-tab-content-7361" aria-expanded="false">Rééchelonnement</div>
					<div id="elementor-tab-content-7361" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="1" role="tabpanel" aria-labelledby="elementor-tab-title-7361" tabindex="0" hidden="false"><p><strong>Le rééchelonnement</strong> d&rsquo;une dette est un accord négocié entre l’endetté et ses créanciers afin de retarder les paiements sur (une partie de) l&rsquo;encours des obligations en repoussant les échéances, les intérêts les paiements, ou les calendriers d&rsquo;amortissement des contrats existants en vue d&rsquo;un remboursement intégral du capital à une date ultérieure. Les rééchelonnements sont acceptés par les créanciers principalement pour pallier le manque des liquidités et n&rsquo;entraînent aucune réduction de la valeur nominale de la dette. </p></div>
									<div class="elementor-tab-title elementor-tab-mobile-title" aria-selected="false" data-tab="2" role="tab" tabindex="-1" aria-controls="elementor-tab-content-7362" aria-expanded="false">Restructuration</div>
					<div id="elementor-tab-content-7362" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="2" role="tabpanel" aria-labelledby="elementor-tab-title-7362" tabindex="0" hidden="hidden"><p><strong>La restructuration</strong> d&rsquo;une dette est un accord négocié entre l’endetté et ses créanciers d&rsquo;annuler (une partie de) l&rsquo;encours des obligations en vue à obtenir le remboursement intégral de la dette restante à une date ultérieure. Les restructurations adviennent principalement pour traiter l&rsquo;insolvabilité structurelle et peuvent se faire par le biais d&rsquo;une réduction de la valeur nominale ou un abaissement du taux d&rsquo;intérêt convenu.</p><p><strong> </strong></p></div>
									<div class="elementor-tab-title elementor-tab-mobile-title" aria-selected="false" data-tab="3" role="tab" tabindex="-1" aria-controls="elementor-tab-content-7363" aria-expanded="false">Moratoire </div>
					<div id="elementor-tab-content-7363" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="3" role="tabpanel" aria-labelledby="elementor-tab-title-7363" tabindex="0" hidden="hidden"><p><strong>Le moratoire</strong> sur la dette est une suspension unilatérale des paiements par le débiteur sur (une partie de) l&rsquo;intérêt contractuellement convenu et/ou les paiements du principal en vue de la reprise du service de la dette à une date ultérieure. Les moratoires impliquent une tentative du débiteur (soit explicitement déclarée, soit implicitement admise) pour combler une période de manque de liquidité ou de détresse budgétaire. Les moratoires n&rsquo;impliquent pas un déni formel de responsabilité ni une réduction de la valeur nominale de la dette. </p></div>
									<div class="elementor-tab-title elementor-tab-mobile-title" aria-selected="false" data-tab="4" role="tab" tabindex="-1" aria-controls="elementor-tab-content-7364" aria-expanded="false">Répudiation</div>
					<div id="elementor-tab-content-7364" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="4" role="tabpanel" aria-labelledby="elementor-tab-title-7364" tabindex="0" hidden="hidden"><p><strong>La répudiation </strong>de la dette est un refus unilatéral du débiteur à reconnaître la nature contraignante de (une partie de) ses obligations avec la perspective de ne jamais les rembourser. Les répudiations impliquent une déclaration formelle annoncée publiquement et officiellement dans laquelle le gouvernement nie explicitement sa responsabilité sur (une partie des) obligations souveraines, indépendamment de sa capacité à honorer ses obligations ou celles des créanciers de renoncer à leurs créances. </p></div>
							</div>
		</div>
						</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2adb84d elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2adb84d" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-1e8c1f6" data-id="1e8c1f6" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-432f7ec elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="432f7ec" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Comme le restitue l’ouvrage, les discussions des membres du gouvernement mexicain portaient sur la dette qu’il fallait contracter dans la journée pour rembourser une échéance le lendemain. A l’issue de cette spirale, le pays s’est retrouvé dans l’obligation de faire appel au fonds monétaire international et à la banque mondiale. En plus de l’ajustement structurel que devait suivre le Mexique, la Banque Mondiale a œuvré pour la création du Programme d&rsquo;action spécial, qui prévoit des décaissements rapides de crédits en échange de réformes structurelles de grande envergure. « L&rsquo;objectif était cependant le même : accroître les exportations et libérer des recettes intérieures pour le service de la dette extérieure, maximisant ainsi la probabilité d&rsquo;un remboursement complet et dans les délais. » Eviter de déclarer défaut a été perçu comme une nécessité par les dirigeants du Mexique qui aurait pu perdre accès à son principal partenaire commercial : les Etats-Unis. Cette dépendance faisait craindre des pénuries de carburant, de nourriture, de médicaments, etc.</p>
<p>Cette crise de la dette soulève un autre questionnement : si les investisseurs américains ont choisi d’investir dans les obligations mexicaines de leur propre chef, alors que les alarmes sur les difficultés du pays ont retenti à plusieurs reprises, pourquoi n’assumeraient-ils pas leurs paris risqués… qui s’avèrent perdants ? Pourquoi la responsabilité en cas d’échec est partagée avec l’Etat alors que les bénéfices en temps normal ne sont pas partagés ?</p>
<p>En contrepartie, du côté des créanciers, la perfusion de crédit pour un pays en situation financière délicate sert avant tout les intérêts des créanciers avant ceux du débiteur.  » Les opérateurs de Wall Street se sont ouvertement réjouis de la séquence sans fin de rééchelonnements de dettes (mexicaines) &#8211; après tout, chaque nouveau report impliquait des frais d&rsquo;intermédiation élevés et l&rsquo;accumulation garantie de paiements d&rsquo;intérêts, tant que le principal n&rsquo;était pas remboursé,  » ironise Roos.  » Un banquier américain s&rsquo;est même exclamé publiquement que le Mexique « est une vache à lait pour nous. Nous espérons qu&rsquo;ils ne rembourseront jamais ! »</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-1059061 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="1059061" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-08d36fe" data-id="08d36fe" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-d4c0eab elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="d4c0eab" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="text-align: center;"><em>***</em></p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-2aa2bee elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="2aa2bee" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<h4><strong>Conditions dans lesquelles les mécanismes d&rsquo;exécution sont efficaces </strong>:</h4>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-ef052a3 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="ef052a3" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-4cfbbdd" data-id="4cfbbdd" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-f0411bb elementor-widget elementor-widget-accordion" data-id="f0411bb" data-element_type="widget" data-widget_type="accordion.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<div class="elementor-accordion">
							<div class="elementor-accordion-item">
					<div id="elementor-tab-title-2511" class="elementor-tab-title" data-tab="1" role="button" aria-controls="elementor-tab-content-2511" aria-expanded="false">
													<span class="elementor-accordion-icon elementor-accordion-icon-left" aria-hidden="true">
															<span class="elementor-accordion-icon-closed"><i class="fas fa-plus"></i></span>
								<span class="elementor-accordion-icon-opened"><i class="fas fa-minus"></i></span>
														</span>
												<a class="elementor-accordion-title" tabindex="0">1. La discipline du marché dépend de :  </a>
					</div>
					<div id="elementor-tab-content-2511" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="1" role="region" aria-labelledby="elementor-tab-title-2511"><ol><li><strong>la capacité des créanciers privés à s’organiser comme un « cartel »</strong>. La force du « cartel de créditeurs » augmente lorsque la dette est élevée, concentrée, et que les intérêts des créanciers sont structurellement imbriqués.  </li><li><strong>la dépendance du débiteur à l&rsquo;égard du cartel des créanciers </strong>tend à être maximale lorsque le débiteur ne dispose pas d&rsquo;une option de financement externe et lorsque son autonomie notamment financière et commerciale est faible.  </li></ol></div>
				</div>
							<div class="elementor-accordion-item">
					<div id="elementor-tab-title-2512" class="elementor-tab-title" data-tab="2" role="button" aria-controls="elementor-tab-content-2512" aria-expanded="false">
													<span class="elementor-accordion-icon elementor-accordion-icon-left" aria-hidden="true">
															<span class="elementor-accordion-icon-closed"><i class="fas fa-plus"></i></span>
								<span class="elementor-accordion-icon-opened"><i class="fas fa-minus"></i></span>
														</span>
												<a class="elementor-accordion-title" tabindex="0">2. La conditionnalité de l’emprunt dépend de :  </a>
					</div>
					<div id="elementor-tab-content-2512" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="2" role="region" aria-labelledby="elementor-tab-title-2512"><ol><li><strong>la capacité des créanciers officiels à former un front uni</strong>, ce qui leur permet d’éviter les défauts lorsque le risque de contagion est élevé et que les créanciers n’hésitent pas à octroyer de nouveaux prêts d&rsquo;urgence pour maintenir le flot des remboursements.  </li><li><strong>la dépendance du débiteur vis-à-vis du prêteur de dernier recours </strong>: elle tend à être maximale lorsque le débiteur ne dispose pas d&rsquo;une option de financement externe et lorsque son autonomie notamment financière et commerciale est faible. (même chose qu&rsquo;en 1.2).  </li></ol></div>
				</div>
							<div class="elementor-accordion-item">
					<div id="elementor-tab-title-2513" class="elementor-tab-title" data-tab="3" role="button" aria-controls="elementor-tab-content-2513" aria-expanded="false">
													<span class="elementor-accordion-icon elementor-accordion-icon-left" aria-hidden="true">
															<span class="elementor-accordion-icon-closed"><i class="fas fa-plus"></i></span>
								<span class="elementor-accordion-icon-opened"><i class="fas fa-minus"></i></span>
														</span>
												<a class="elementor-accordion-title" tabindex="0">3. Le rôle de passerelle des élites nationales dépend de   </a>
					</div>
					<div id="elementor-tab-content-2513" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="3" role="region" aria-labelledby="elementor-tab-title-2513"><ol><li><strong>de la capacité des élites nationales à attirer les crédits étrangers</strong>: cette capacité tend à être élevée lorsque les préférences des élites sont alignées sur celles des créanciers étrangers et lorsque la capacité institutionnelle à mener des politiques fiscalement « responsables » est en place.  </li><li><strong>la capacité des élites nationales à garder le contrôle de l&rsquo;élaboration des politiques financières</strong>: elle tend à être élevée lorsque la crise de légitimation intérieure de l’État peut être contenue et que l&rsquo;élaboration des politiques économiques est efficacement protégée des pressions populaires.  </li></ol></div>
				</div>
								</div>
						</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-9ba9473 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="9ba9473" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="margin-right: -21.3pt; mso-layout-grid-align: none; text-autospace: none;"><span lang="FR" style="font-family: 'Spectral',serif; mso-bidi-font-family: Spectral; letter-spacing: -.5pt; mso-font-kerning: .5pt;">Source : Encadré 4.1, p 69, par l’auteur.  </span></p><p style="text-align: center;"><em>***</em></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-a4eea89 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="a4eea89" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-4549d6b" data-id="4549d6b" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-f210fe5 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="f210fe5" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Le troisième et dernier mécanisme est <strong>le rôle de passerelle que peuvent jouer les élites locales avec les intérêts des financiers internationaux</strong> notamment pour attirer les « crédits », c’est à dire rassurer les étrangers souhaitant investir. Comment ? En intériorisant les normes du pouvoir structurel de la finance, ces élites ont tendance à vouloir d’abord isoler la finance publique de la politique et à limiter l’impact des élections – s’il y en a &#8211; sur les choix macroéconomiques. Ainsi, les postes qui deviennent les plus importants dans le pouvoir sont alors le gouverneur de la banque centrale, le ministre des finances et le chef de l’Etat ou du gouvernement. Les élites nationales sont la couche de la société qui a le plus intérêt à ce que le défaut n’advienne pas. En effet, l’assèchement des réserves en devises signifie aussi le ralentissement de l’import/export et du commerce en général. Or, les classes sociales qui détiennent les obligations souveraines de leurs Etats ont économiquement intérêt à ce que les flux de capitaux et de marchandises ne s’arrêtent pas… ce sont rarement les classes de travailleurs.</p><p>L’exemple de la Grèce dans l’ouvrage permet de prendre acte de ce mécanisme. « Au cours des deux premières années de la crise, le triangle institutionnel (la classe politique, les banquiers privés et les technocrates financiers de la Banque de Grèce.) identifié par Varoufakis, loin d&rsquo;être affaibli par la situation budgétaire précaire du gouvernement ou la fragilité financière des banques grecques, a en fait réussi à consolider son emprise sur l&rsquo;élaboration des politiques financières grâce à sa capacité à jouer un rôle de passerelle vers les prêteurs étrangers et à continuer à fournir à leur gouvernement national en difficulté financière des lignes essentielles de crédit à court terme.  En bref, le troisième mécanisme d&rsquo;exécution a été relativement efficace, » écrit Roos.</p><p> De plus, selon les exemples cités dans l’ouvrage, chacun des trois pays étudiés en profondeur ont fait défaut durant les deux derniers siècles et ont réussi à obtenir des bailleurs à qui ils ont fait défaut au bout des quelques années (Argentine, 1830), ou décennies (Grèce, 1890).  «<em> L’histoire est pleine d’occurrences de défauts sur les dettes souveraines. Emprunter et faire défaut ont été un cycle avec une régularité quasi parfaite. Quand les paiements reprennent, le passé est aisément oublié et une nouvelle orgie d’emprunts s’en suit,</em> » écrivait dans les années 1930 Max Winkler, l’un des premiers historiens à travailler sur la dette souveraine. </p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-6a75b2b elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="6a75b2b" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-0ed9df1" data-id="0ed9df1" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-96dca70 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="96dca70" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<h4>Mécanismes contraignant les endettés à servir leurs dettes</h4>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-baf4307 elementor-widget elementor-widget-toggle" data-id="baf4307" data-element_type="widget" data-widget_type="toggle.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<div class="elementor-toggle">
							<div class="elementor-toggle-item">
					<div id="elementor-tab-title-1961" class="elementor-tab-title" data-tab="1" role="button" aria-controls="elementor-tab-content-1961" aria-expanded="false">
												<span class="elementor-toggle-icon elementor-toggle-icon-left" aria-hidden="true">
															<span class="elementor-toggle-icon-closed"><i class="fas fa-caret-right"></i></span>
								<span class="elementor-toggle-icon-opened"><i class="elementor-toggle-icon-opened fas fa-caret-up"></i></span>
													</span>
												<a class="elementor-toggle-title" tabindex="0">La discipline du marché</a>
					</div>

					<div id="elementor-tab-content-1961" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="1" role="region" aria-labelledby="elementor-tab-title-1961"><p><strong>La discipline du marché</strong> imposée par un cartel international de créanciers, qui peut engendrer de lourdes conséquences en asséchant les flux de crédits en cas de non-respect ;</p></div>
				</div>
							<div class="elementor-toggle-item">
					<div id="elementor-tab-title-1962" class="elementor-tab-title" data-tab="2" role="button" aria-controls="elementor-tab-content-1962" aria-expanded="false">
												<span class="elementor-toggle-icon elementor-toggle-icon-left" aria-hidden="true">
															<span class="elementor-toggle-icon-closed"><i class="fas fa-caret-right"></i></span>
								<span class="elementor-toggle-icon-opened"><i class="elementor-toggle-icon-opened fas fa-caret-up"></i></span>
													</span>
												<a class="elementor-toggle-title" tabindex="0">Les prêts conditionnels</a>
					</div>

					<div id="elementor-tab-content-1962" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="2" role="region" aria-labelledby="elementor-tab-title-1962"><p><strong>Les prêts conditionnels</strong> accordés <strong>par le(s) créditeur(s) international(aux) de dernier recours</strong> visent à maintenir la solvabilité du débiteur tout en libérant des ressources pour le service de la dette extérieure (…).</p></div>
				</div>
							<div class="elementor-toggle-item">
					<div id="elementor-tab-title-1963" class="elementor-tab-title" data-tab="3" role="button" aria-controls="elementor-tab-content-1963" aria-expanded="false">
												<span class="elementor-toggle-icon elementor-toggle-icon-left" aria-hidden="true">
															<span class="elementor-toggle-icon-closed"><i class="fas fa-caret-right"></i></span>
								<span class="elementor-toggle-icon-opened"><i class="elementor-toggle-icon-opened fas fa-caret-up"></i></span>
													</span>
												<a class="elementor-toggle-title" tabindex="0">Le rôle de « passerelle » joué par des élites nationales</a>
					</div>

					<div id="elementor-tab-content-1963" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="3" role="region" aria-labelledby="elementor-tab-title-1963"><p><strong>Le rôle de « passerelle » joué par des élites nationales fiscalement orthodoxes</strong>, dont le poids est renforcé par leur capacité à attirer les capitaux étrangers à de meilleures conditions que leurs homologues plus hétérodoxes. Ces élites internalisent la discipline dans l&rsquo;appareil d&rsquo;État du débiteur.</p></div>
				</div>
								</div>
						</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-f1c7466 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="f1c7466" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-f560a1e" data-id="f560a1e" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-dc25402 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="dc25402" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p style="text-align: center;">***</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-481748c elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="481748c" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-33 elementor-top-column elementor-element elementor-element-6cf0960" data-id="6cf0960" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-efcfde2 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="efcfde2" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p>Why Not Default? The Political Economy of Sovereign Debt</p><p>Jerome E. Roos</p><p>ISBN:9780691184937</p><p>Published:Feb 12, 2019</p><p>Copyright:2019</p><p><a href="https://press.princeton.edu/books/ebook/9780691184937/why-not-default">https://press.princeton.edu/books/ebook/9780691184937/why-not-default</a></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
				<div class="elementor-column elementor-col-66 elementor-top-column elementor-element elementor-element-c870cf9" data-id="c870cf9" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-5b6614b elementor-widget elementor-widget-image" data-id="5b6614b" data-element_type="widget" data-widget_type="image.default">
				<div class="elementor-widget-container">
															<img loading="lazy" decoding="async" width="464" height="700" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2021/02/why-not-default-cover-464x700.png" class="attachment-large size-large wp-image-5176" alt="" srcset="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2021/02/why-not-default-cover-464x700.png 464w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2021/02/why-not-default-cover-265x400.png 265w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2021/02/why-not-default-cover-768x1159.png 768w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2021/02/why-not-default-cover-370x558.png 370w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2021/02/why-not-default-cover-270x407.png 270w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2021/02/why-not-default-cover-199x300.png 199w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2021/02/why-not-default-cover-740x1117.png 740w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2021/02/why-not-default-cover.png 919w" sizes="(max-width: 464px) 100vw, 464px" />															</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-d66ec65 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="d66ec65" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-99af790" data-id="99af790" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-a453bfd elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="a453bfd" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><em>NB: Les encadrés sont extraits de l&rsquo;ouvrage.</em></p><p><em><style>@font-face<br />	{font-family:"Cambria Math";<br />	panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4;<br />	mso-font-charset:0;<br />	mso-generic-font-family:roman;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:3 0 0 0 1 0;}@font-face<br />	{font-family:Calibri;<br />	panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4;<br />	mso-font-charset:0;<br />	mso-generic-font-family:swiss;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:-469750017 -1073732485 9 0 511 0;}@font-face<br />	{font-family:Spectral;<br />	panose-1:2 2 5 2 6 0 0 0 0 0;<br />	mso-font-charset:77;<br />	mso-generic-font-family:roman;<br />	mso-font-pitch:variable;<br />	mso-font-signature:-536870785 1073800251 0 0 403 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal<br />	{mso-style-unhide:no;<br />	mso-style-qformat:yes;<br />	mso-style-parent:"";<br />	margin:0cm;<br />	margin-bottom:.0001pt;<br />	mso-pagination:widow-orphan;<br />	font-size:12.0pt;<br />	font-family:"Calibri",sans-serif;<br />	mso-ascii-font-family:Calibri;<br />	mso-ascii-theme-font:minor-latin;<br />	mso-fareast-font-family:Calibri;<br />	mso-fareast-theme-font:minor-latin;<br />	mso-hansi-font-family:Calibri;<br />	mso-hansi-theme-font:minor-latin;<br />	mso-bidi-font-family:Arial;<br />	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;<br />	mso-ansi-language:FR;}.MsoChpDefault<br />	{mso-style-type:export-only;<br />	mso-default-props:yes;<br />	font-family:"Calibri",sans-serif;<br />	mso-ascii-font-family:Calibri;<br />	mso-ascii-theme-font:minor-latin;<br />	mso-fareast-font-family:Calibri;<br />	mso-fareast-theme-font:minor-latin;<br />	mso-hansi-font-family:Calibri;<br />	mso-hansi-theme-font:minor-latin;<br />	mso-bidi-font-family:Arial;<br />	mso-bidi-theme-font:minor-bidi;}div.WordSection1<br />	{page:WordSection1;}</style></em></p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>The post <a href="https://www.researchmedia.org/why-not-default-jerome-roos-review-fr/">Et si on faisait défaut sur nos dettes souveraines ?</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.researchmedia.org/why-not-default-jerome-roos-review-fr/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« La terre amère » : Les paysans racontent leurs combats</title>
		<link>https://www.researchmedia.org/la-terre-amere-les-paysans-racontent-leurs-combats-compte-rendu/</link>
					<comments>https://www.researchmedia.org/la-terre-amere-les-paysans-racontent-leurs-combats-compte-rendu/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hafawa Rebhi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2020 07:55:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[ALECA]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
		<category><![CDATA[Décentralisation]]></category>
		<category><![CDATA[Eau]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.researchmedia.org/?p=5125</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’humus halète. L’eau frémit en sortant des vieux tuyaux en caoutchouc, puis elle chantonne en coulant dans les&#8230;</p>
The post <a href="https://www.researchmedia.org/la-terre-amere-les-paysans-racontent-leurs-combats-compte-rendu/">« La terre amère » : Les paysans racontent leurs combats</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1" style="text-align: left;">L’humus halète. L’eau frémit en sortant des vieux tuyaux en caoutchouc, puis elle chantonne en coulant dans les seghias. Les feuilles des plantes potagères tremblent au contact de la douce brise matinale. Des cigales stridulent. Les roues de la charrette grincent en écrasant les cailloux de la piste poussiéreuse. Las, le moteur d’un tracteur vrombit continuellement pour vider les entrailles d’un puits tari. Un oud fredonne doucement. Des coups de percussion légers cadencent son chant.</p>
<p class="p1">Le documentaire du Groupe de Travail pour la Souveraineté alimentaire (GTSA) et de l’association Al-Warcha, réalisé par Mohamed Boukoum, est un film qui s’écoute. Mais, se contenter des scènes sonores priverait les yeux de tant de beauté : les champs verdoyants de la Manouba, l’immensité de la steppe de Sidi Bouzid, les palmiers de Kébili à perte de vue, ou encore les soirées estivales joyeuses dans l’oasis de Chenini sur la côte de Gabès.</p>
<p class="p1">Attention tout de même. Tout n’est pas vert. Tout n’est pas si onirique qu’on le croit. Aussi belle soit-elle, la terre que raconte ce documentaire financé (sans condition ni diktats) par l’ONG War on Want, est une « terre amère ». Et c’est d’ailleurs le titre du film.</p>
<p class="p1">« La terre amère » raconte en effet la paysannerie tunisienne et les combats qu’elle mène depuis des décennies.</p>
<p class="p1">La pertinence du film tient dans la force des témoignages qu’il expose. Ce sont les paysannes et les paysans qui parlent. Et là, on est très loin de l’image constamment véhiculée par les feuilletons et les one-man-shows insipides, celle du paysan vulgaire et ignare, moqué souvent pour ses habits et son accent rural.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="y0EYGdDW8I"><p><a href="https://www.researchmedia.org/les-graines-de-la-souverainete-thierry-bresillon/">Les graines de la souveraineté</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="&#8220;Les graines de la souveraineté&#8221; &#8212; Research Media" src="https://www.researchmedia.org/les-graines-de-la-souverainete-thierry-bresillon/embed/#?secret=0LxLr7ZuCC#?secret=y0EYGdDW8I" data-secret="y0EYGdDW8I" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p class="p1">Les paysannes et les paysans de « La terre amère » sont les détentrices et les détenteurs d’un savoir qu’ignorent certaines élites urbaines autoproclamées frileuses à tout contact avec la ruralité. Leur force de caractère, ils l’ont forgée en se confrontant aux aléas du climat et des politiques publiques. Leur décision de rester, de tenir bon, ils l’assument pleinement. Les chants de sirène de la vague libérale des années 1970 et 1980 ne les ont pas trompés. Ils n’ont pas échoué comme les autres dans les quartiers délabrés dont se sont ceintes les grandes villes industrielles ou touristiques du pays.</p>
<p class="p1">Les paysannes et les paysans de « La terre amère » sont surtout conscients de la mécanique du pouvoir et de l’assujettissement. Dans leurs esprits, coule la sève brute de la terre et leur vie est accordée au rythme de la nature.</p>
<p class="p1">Avant même sa prière de l’aube, Monjia Ferjani commence sa journée par un moment de recueillement dans son petit potager. Ce rite incontournable embué de rosée et de vapeurs matinales et cette communion quotidienne avec la terre, la paysanne mère de famille les raconte avec une sincérité émue et un sourire qui ne parvient pas à cacher sa tristesse. Vivant à la Manouba, l’un des gouvernorats les plus fertiles et les mieux irrigués du pays, elle et ses voisins sont des paysans dans l’âme. Mais, les 500 hectares de leur village de Dekhila (délégation de Tébourba), l’État préfère les céder à un seul investisseur privé que de les distribuer à Monjia et à des centaines de jeunes ne demandant qu’à accéder, dans la dignité, à un tout petit bout de terre.</p>
<p class="p1">Le biais de l’État en faveur du secteur privé est tout autant criant à Sidi Bouzid. Là-bas, à Menzel Bouzaiène, un investisseur détient à lui seul 1200 hectares. Barricadé dans son immense terrain fortifié, l’investisseur jouit sereinement des incitations généreuses de l’État : un sondage bien équipé et de l’eau abondante et gratuite pour irriguer 600 oliviers.</p>
<p class="p1">Qu’en est-il des oliviers au-delà des fortifications de ce domaine privé ? Ils crèvent, tout simplement, depuis que la nappe s’est asséchée. Quelque 50 paysans voisins de l’investisseur (comparé à un colonisateur) ont vu leurs puits tarir et dû creuser davantage, en deçà de 55 mètres, pour atteindre l’eau fuyante. L’un d’entre eux a désespérément entrepris le forage manuel d’un nouveau puits. Il y a mis tellement de temps que la poulie s’est rouillée et les cordages se sont usés.</p>
<p class="p1">Dans ce décor ocre et poussiéreux, Mourad Ben Hassine et Riadh Baccari ont relaté, au nom de leurs pairs, leur combat. Pour dénoncer l’injustice qu’ils subissent et mieux revendiquer leur droit à l’eau, aux intrants et à la vie, ces paysans se sont organisés au sein d’une association qu’ils ont baptisée « Vers une agriculture souveraine ». <span class="s1"><i>Nafas</i> </span>en est l’acronyme arabe et cela signifie le souffle.</p>
<p class="p1">Massoud Seghaier, lui, s’est reconverti à l’agriculture à la suite d’un long parcours professionnel. Après un séjour en Libye, un passage par l’enseignement et plus de 25 ans de travail dans les compagnies pétrolières du Sud tunisien, un retour aux sources s’imposait. Se reposer dans l’ombrage de la palmeraie après quelques heures de labeur était un rêve qui valait le coup.</p>
<p class="p1">Les problèmes guettaient toutefois Massoaud. Prouver sa propriété sur une parcelle de terrain est une entreprise ardue et compliquée dans les gouvernorats du sud où les terres sont encore collectives. Une autre menace couve au fin fond des sables rampants. Hydro-phages, les compagnies pétrolières finiront par gober toute l’eau qui irrigue en profondeur l’oasis.</p>
<p class="p1">Plusieurs autres paysans ont pris la parole dans le documentaire, notamment à l’occasion de la fête des semences paysannes organisée en septembre dernier dans l’oasis de Chénini.</p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="lUCVy5GZ9f"><p><a href="https://www.researchmedia.org/tunisiejemna-letat-jaloux-dune-ong-depasse/">Tunisie/Jemna: l&#8217;Etat, jaloux d&#8217;une ONG qui le dépasse</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="&#8220;Tunisie/Jemna: l&#8217;Etat, jaloux d&#8217;une ONG qui le dépasse&#8221; &#8212; Research Media" src="https://www.researchmedia.org/tunisiejemna-letat-jaloux-dune-ong-depasse/embed/#?secret=fXzlPM44MI#?secret=lUCVy5GZ9f" data-secret="lUCVy5GZ9f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p class="p1">Répondant à l’appel de l’Association tunisienne de permaculture, des dizaines de paysannes et de paysans se sont ruées vers cette oasis maritime, lui apportant chacun un présent de valeur inestimable, comme pour lui insuffler la force face à la pollution et à la soif.</p>
<p class="p1">Pendant le jour, les invités de l’oasis exposaient leurs trésors : des semences de blé, d’orge et de légumes, des variétés tunisiennes qui n’ont pas été ni altérées ni hybridées. Devant les stands, sous les tentes, on échangeait dans la bonne humeur ces graines paysannes, tout en en relatant les histoires de transmission de génération en génération. Le soir, c’était l’heure des grands débats : le combat pour préserver ces semences et le savoir-faire qui leur est inhérent, la résistance nationale et internationale face aux multinationales semencières et agrochimiques, l’accès équitable à l’eau, le droit à la propriété de la terre, les modes d’organisation de la paysannerie, les ravages des monocultures intensives et les réformes nécessaires pour réaliser la souveraineté alimentaire.</p>
<p class="p1">À ces discussions, les militants des associations GTSA et Al-Warcha, comme Layla Riahi et Wassim Laabidi ont participé, non sans zèle. Les concepteurs du documentaire ne sont pas des observateurs extérieurs qui couvrent un sujet avant de passer à autre chose. C’en sont des personnages clés et influents, tout comme les autres paysans et militants rencontrés au fil des séquences. C’est là l’autre grande particularité de « La terre amère ».</p>
<p><iframe title="“The Bitter Land” - Al Warcha and Working Group on Food Sovereignty - TUNISIA" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/g_EazvGgs4s?start=17&#038;feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>The post <a href="https://www.researchmedia.org/la-terre-amere-les-paysans-racontent-leurs-combats-compte-rendu/">« La terre amère » : Les paysans racontent leurs combats</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.researchmedia.org/la-terre-amere-les-paysans-racontent-leurs-combats-compte-rendu/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Travail: Démocratiser. Démarchandiser. Dépolluer</title>
		<link>https://www.researchmedia.org/travail-democratiser-demarchandiser-depolluer/</link>
					<comments>https://www.researchmedia.org/travail-democratiser-demarchandiser-depolluer/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[فريق بر الامان La rédaction de Barr al Aman]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2020 09:01:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
		<category><![CDATA[covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.researchmedia.org/?p=5054</guid>

					<description><![CDATA[<p>Que nous apprend cette crise ? En premier lieu que les humains au travail ne peuvent être réduits à&#8230;</p>
The post <a href="https://www.researchmedia.org/travail-democratiser-demarchandiser-depolluer/">Travail: Démocratiser. Démarchandiser. Dépolluer</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Que nous apprend cette crise ? En premier lieu que les humains au travail ne peuvent être réduits à des « ressources ». Les caissièr.e.s, les livreur.e.s, les infirmièr.e.s, les docteur.e.s, les pharmacien.nes, et toutes celles et ceux qui nous ont permis de continuer à vivre dans cette période de confinement, en sont la démonstration vivante. Cette pandémie nous montre aussi que le travail lui-même ne peut être réduit à une « marchandise ». Les soins de santé, la prise en charge et l’accompagnement des plus vulnérables sont autant d’activités qui doivent être protégées des seules lois du marché, sans quoi nous risquons d’accroître toujours plus les inégalités, jusqu’à sacrifier les plus faibles et les plus démunis. Pour éviter un tel scénario, que faut-il faire ? Permettre aux employés de participer aux décisions. C’est-à-dire démocratiser l’entreprise. Démarchandiser le travail. C’est-à-dire que la collectivité garantisse un emploi utile à toutes et tous. Au moment où nous faisons face à la fois au risque pandémique et à celui d’un effondrement climatique, ces deux changements stratégiques nous permettront non seulement d’assurer la dignité de chacun, mais aussi d’agir collectivement pour dépolluer la planète et la sauver.</p>
<p><em>Démocratiser</em>. Ceux–et singulièrement celles—qui font partie des personnels essentiels se lèvent chaque matin pour aller servir les autres, particulièrement les personnes racisées, migrantes et les travailleurs de l’économie informelle, pendant que tous ceux qui le peuvent restent confinés. Elles témoignent de la dignité du travail et de l’absence de banalité de leur fonction. Et elles démontrent le fait-clé que le capitalisme a toujours cherché à rendre invisible, cherchant à transformer les humains en « ressource » : il n’y a ni production ni service sans investisseurs en travail.</p>
<p>De leur côté, les confinés – et singulièrement les confinées &#8211; mobilisent tout ce qu’ils peuvent pour assurer la poursuite des missions de leur organisation depuis leur domicile. Ils et elles démontrent massivement que ceux qui supposent que le grand enjeu de l’employeur est de garder sous ses yeux le travailleur indigne de confiance, pour mieux le contrôler, se fourvoient grandement. Les travailleurs démontrent chaque jour qu’ils ne sont pas une simple « partie prenante » de l’entreprise parmi d’autres. Ils sont LA partie constituante, pourtant toujours trop souvent exclue du droit de participer au gouvernement de l’entreprise, monopolisé par les apporteurs en capital.</p>
<p>Si l’on se demande sérieusement comment exprimer la reconnaissance des entreprises et de la société dans son ensemble envers les travailleurs, il faudra bien sûr aplatir la courbe des rémunérations et démarrer moins bas, mais ces seuls changements ne suffiront pas. De même qu’après la seconde guerre mondiale, on accorda le droit de vote aux femmes en reconnaissance de leur incontournable contribution, il est aujourd’hui devenu injustifiable de ne pas émanciper les investisseurs en travail en leur accordant la citoyenneté dans l’entreprise. C’est là un changement nécessaire.</p>
<p>En Europe, la représentation des investisseurs en travail dans l’entreprise a débuté au sortir de la seconde guerre mondiale, au travers des Comités d’entreprise. Mais, ces Chambres de représentation des travailleurs sont restées des organes souvent faibles, soumises à la bonne volonté de l’équipe de direction choisie par les actionnaires. Elles ont été incapables de bloquer la dynamique du capital qui accumule pour lui-même en détruisant la planète. Ces Chambres de représentation des travailleurs doivent désormais être dotées de droits similaires à ceux des Conseils d’administration, afin de soumettre le gouvernement de l’entreprise (le <em>top management</em>) à une double majorité. En Allemagne, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, des formes de codétermination (<em>mitbestimmung</em>) mises en place progressivement après la seconde guerre mondiale ont représenté une étape cruciale mais encore insuffisante. Même aux Etats-Unis, où le droit à la syndicalisation a été combattu, des voix s’élèvent aujourd’hui pour accorder aux investisseurs en travail le droit de se choisir des représentants bénéficiant d’une majorité spéciale au sein des Conseils. Le choix du CEO – ou encore mieux de la CEO &#8211; comme celui de la stratégie de l’entreprise ou de la répartition des profits sont des enjeux trop importants pour les laisser aux seuls représentants des actionnaires. Ceux qui investissent leur travail dans l’entreprise, leur santé, en bref leur vie, doivent aussi pouvoir collectivement valider ces décisions.</p>
<p><em>Démarchandiser</em>. Cette crise illustre aussi combien le travail ne devrait pas être traité comme une marchandise. Elle démontre que le mécanisme du marché ne peut être laissé seul en charge des choix collectifs fondamentaux. La création de postes dans le secteur des soins aux personnes, l’approvisionnement en matériel de survie, ont été soumis depuis des années à une logique de rentabilité. La crise révèle cet aveuglement. Il existe des besoins collectifs stratégiques qui doivent être immunisés de la marchandisation. Douloureusement, nos dizaines de milliers de morts nous le rappellent aujourd’hui. Ceux qui affirment encore le contraire sont des idéologues qui nous mettent tous et toutes en danger. La logique de rentabilité ne peut pas décider de tout.</p>
<p>De même qu’il faut protéger certains secteurs des seules lois d’un marché non régulé, il faut aussi assurer à chacun l’accès à un travail qui lui permette d’assurer sa dignité. Une façon d’y parvenir est de créer une garantie d’emploi pour tous (<em>job guarantee</em>), offrant la possibilité à chaque citoyen de bénéficier d’un emploi. L’Article 23 de la Déclaration universelle des droits humains, consacre le droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions de travail équitables et satisfaisantes et à la protection contre le chômage. Dès lors, cette garantie d’emploi permettra non seulement à chacun de vivre dignement, mais aussi collectivement de décupler nos forces pour mieux répondre aux nombreux besoins sociaux et environnementaux auxquels nous faisons face. A la main des collectivités locales, la Garantie Emploi pour tous permettra notamment de contribuer à éviter l’effondrement climatique tout en assurant un avenir digne pour chacun.</p>
<p><em>Dépolluer</em>. Ne répétons pas le choix naïf de 2008 : la crise fut l’occasion de sauver les banques en approfondissant l’endettement public, sans qu’aucune condition ne soit mise à ces sauvetages. Si nos Etats interviennent pour sauver des entreprises aujourd’hui, il importe que celles-ci soient mises en conformité avec le cadre général de la démocratie. L’Etat, au nom de la société démocratique qu’il sert et qui la constitue, au nom aussi de sa responsabilité de veiller à notre survie environnementale, doit conditionner son intervention à des changements de cap dans la ligne stratégique des entreprises aidées. Il doit imposer – outre le respect de normes environnementales strictes &#8211; des conditions de démocratisation quant au gouvernement interne des entreprises. Car ce sont les entreprises gouvernées démocratiquement qui seront prêtes pour mener la transition écologique, celle dans lesquelles aussi bien les apporteurs de capital que les investisseurs en travail pourront faire entendre leurs voix et décider de concert des stratégies à mettre en œuvre. Cela n’étonnera personne : dans le régime actuel, l’arbitrage capital/travail/planète est toujours défavorable… au travail et à la planète. Les ingénieurs de l’Université de Cambridge, Cullen, Allwood et Borgstein (Envir. Sc. &amp; Tech. 2011 45, 1711–1718) l’ont montré : 73% de la consommation mondiale d&rsquo;énergie pourraient être économisés grâce à des « modifications réalisables des processus productifs » (<em>achievable design changes</em>). Mais ces changements impliquent une plus grande intensité de main-d&rsquo;œuvre, et des choix souvent plus coûteux à court terme. Tant que les entreprises sont dirigées au seul profit des apporteurs de capitaux, dans quel sens penchera la décision à l’heure des coûts d&rsquo;énergie dérisoires ? Malgré les défis de tels changements, certaines entreprises sociales ou coopératives &#8211; en poursuivant des objectifs hybrides à la fois financiers, sociaux, et environnementaux et en développant un gouvernement interne démocratique &#8211; ont d’ores et déjà démontré la crédibilité d’une telle voie.</p>
<p>Ne nous faisons aucune illusion. Abandonnés à eux-mêmes, la plupart des apporteurs de capitaux ne veilleront ni à la dignité des investisseurs en travail, ni à la lutte contre l’effondrement climatique. Un autre scenario est à portée de main : démocratiser l’entreprise et démarchandiser le travail. Et cela nous permettra de dépolluer la planète.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>16/05/2020</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Isabelle Ferreras (University of Louvain/FNRS-Harvard LWP), Julie Battilana (Harvard University), Dominique Méda (University of Paris Dauphine PLS),  Julia Cagé (Sciences Po-Paris), Lisa Herzog (University of Groningen), Sara Lafuente Hernandez (University of Brussels-ETUI), Hélène Landemore (Yale University), Pavlina Tcherneva (Bard College-Levy Institute), Frederic Vandenberghe (Universidade Federal do Rio de Janeiro), Scott Viallet-Thévenin (Université Mohammed VI Polytechnique), Sophie Weerts (Université de Lausanne), Alberto Alemanno (HEC Paris-NYU Law), Elizabeth Anderson (University of Michigan), Philippe Askénazy (CNRS-Paris School of Economics), Aurélien Barrau (CNRS et Université Grenoble-Alpes), Adelle Blackett (McGill University), Neil Brenner (Harvard University), Craig Calhoun (Arizona State University), Ha-Joon Chang (University of Cambridge), Erica Chenoweth (Harvard University), Joshua Cohen (Apple University, Berkeley, Boston Review), Christophe Dejours (CNAM), Olivier De Schutter (UCLouvain, UN Special Rapporteur on extreme poverty and human rights), Nancy Fraser (The New School for Social Research, NYC), Archon Fung (Harvard University), Javati Ghosh (Jawaharlal Nehru University), Stephen Gliessman (UC Santa Cruz), Hans R. Herren (Millennium Institute), Axel Honneth (Columbia University), Eva Illouz (EHESS, Paris), Sanford Jacoby (UCLA), Pierre-Benoit Joly (INRA &#8211; National Institute of Agronomical Research, France), Michele Lamont (Harvard university), Lawrence Lessig (Harvard University), David Marsden (London School of Economics), Chantal Mouffe (University of Westminster), Jan-Werner Müller (Princeton University), Gregor Murray (University of Montréal), Susan Neiman (Einstein Forum), Thomas Piketty (EHESS-Paris School of Economics), Michel Pimbert (Coventry University, Executive Director of Centre for Agroecology, Water and Resilience), Raj Patel (University of Texas), Katharina Pistor (Columbia University), Ingrid Robeyns (Utrecht University), Dani Rodrik (Harvard University), Saskia Sassen (Columbia University), Debra Satz (Stanford University), Pablo Servigne PhD (in-Terre-dependent researcher), William Sewell (University of Chicago), Susan Silbey (MIT), Margaret Somers (University of Michigan), George Steinmetz (University of Michigan), Laurent Thévenot (EHESS), Nadia Urbinati (Columbia University), Jean-Pascal van Ypersele de Strihou (UCLouvain), Judy Wajcman (London School of Economics), Léa Ypi (London School of Economics), Lisa Wedeen (The University of Chicago), Gabriel Zucman (UC Berkeley), and 3000 more scholars from more than 600 universities across the globe.</p>
<p>The full list is available <a href="https://democratizingwork.org/">https://democratizingwork.org/</a></p>The post <a href="https://www.researchmedia.org/travail-democratiser-demarchandiser-depolluer/">Travail: Démocratiser. Démarchandiser. Dépolluer</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.researchmedia.org/travail-democratiser-demarchandiser-depolluer/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Santé: la bataille autour de la transparence sur le prix des médicaments</title>
		<link>https://www.researchmedia.org/sante-medicaments-quand-les-etats-domines-negocient-linformation/</link>
					<comments>https://www.researchmedia.org/sante-medicaments-quand-les-etats-domines-negocient-linformation/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed HADDAD]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 09:51:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[ALECA]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[propriété intellectuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Transparence]]></category>
		<category><![CDATA[Transparency Resolution]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.researchmedia.org/?p=4623</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’assemblée mondiale de la santé est une réunion annuelle de tous les délégués des pays membres de l’Organisation&#8230;</p>
The post <a href="https://www.researchmedia.org/sante-medicaments-quand-les-etats-domines-negocient-linformation/">Santé: la bataille autour de la transparence sur le prix des médicaments</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’assemblée mondiale de la santé est une réunion annuelle de tous les délégués des pays membres de l’Organisation mondiale de la Santé. En 2019, la mesure qui a attiré le plus l’attention est la résolution de la transparence sur les prix des médicaments. Nous verrons que les États qui sont des chantres de la transparence dans nos pays respectent moins ce principe quand c’est sur eux qu’il s’applique.</strong></p>
<p>Voilà ce que me dit un militant de Médecins sans frontières:</p>
<p>« <em>Les délégations des pays riches vont tout faire pour repousser l’examen de la résolution au dernier moment, une fois que les pays en voie de développement ou pauvres auront quitté la conférence.</em> » Depuis le début de l’assemblée mondiale de la santé à Genève, cette stratégie est appréhendée par les délégations et associations favorables à la résolution sur la transparence de la fixation des prix des médicaments ont vu juste. L’examen de la résolution en plénière n’aura lieu que mardi 28 mai, jour de clôture de l’assemblée.</p>
<p>Faut-il rappeler ici qu’une résolution n’a rien de contraignant ? Ce n’est pas un traité qui supplanterait les lois des pays qui le valident (ou « co-sponsorisent » comme il se dit dans les couloirs de l’assemblée). C’est une déclaration de principe qui a une valeur politique symbolique et qui n’est pas légalement opposable. Cependant, elle peut motiver les législateurs à harmoniser la législation avec son contenu.</p>
<h4>Négocier la transparence en secret</h4>
<p>« Monsieur, vous avez pris une photo. Ce qui est strictement interdit, une déléguée vous a vu. » Les agents de sécurité de l’ONU sont catégoriques. Ce samedi, 5e jour de l’assemblée mondiale de la santé, 3 personnes sont postées devant la porte de la salle 24 où s’est retrouvé le groupe de travail sur la résolution de la transparence. Le délateur a été démenti par d’autres employés de l’ONU, néanmoins, ce qui est étonnant est le climat de peur et méfiance qui s’est installé. En début de semaine, les délégués discutaient ouvertement de leurs positions, de leurs arguments. Au fur et à mesure, un climat de discrétion s’est imposé. Les associations suivant les travaux sur la résolution de la transparence l’ont souvent dénoncé. Un climat imposé par les pays qui possèdent une forte industrie pharmaceutique, selon certains délégués participant aux réunions.</p>
<p>Plusieurs pays à faible et moyen revenu ont hésité à montrer ouvertement leur soutien à cette résolution. Une crainte les hantait. En représailles, les groupes pharmaceutiques pouvaient unilatéralement décider de ne plus commercialiser leurs médicaments. Un chantage auquel les États sont sensibles, car il est souvent difficile, voire impossible, de trouver une alternative aux médicaments innovants brevetés. Il est d’autant plus difficile de perdre l’accès à un médicament quand des patients ont commencé à l’utiliser. De plus, même si un pays fait abstraction de la propriété intellectuelle et décide de produire lui-même le médicament… concevoir, fabriquer, tester et commercialiser un médicament est l’affaire de plusieurs années.</p>
<p>Les réunions informelles ont eu lieu sans la présence de la presse accréditée et/ou des organisations de la société civile qui suivent de près ce dossier. Résultat, il fallait faire le pied de grue et picorer les informations de ceux qui voulaient les fournir avec une insistance sur l’anonymat. Des protestations ont souvent été faites en séance à cause de l’absence de confidentialité des échanges et les fuites dans les médias. « L’idée est que les États négocient seuls sans labos et sans ONG » selon un représentant d’une association suisse travaillant sur l’accès aux médicaments.</p>
<p>Un représentant de l’industrie pharmaceutique occidentale a estimé que les négociations sous pression étaient nécessaires des négociations biaisées. Selon lui, il fallait prendre son temps, reporter éventuellement à une prochaine réunion. Cette résolution, dit-il, est trop vague, large. Les délégués manquent d’expertise parfois.</p>
<h4>Difficile de suivre les négociations</h4>
<p>Les informations disponibles sont des restitutions des participants aux réunions, des participants qui n’ont « officiellement » pas le droit de s’exprimer. Résultat, certaines délégations ont contesté les positions qui leur sont attribuées dans les médias. Avec toujours cette situation délicate, qu’il n’est pas possible de trancher et de savoir qui dit vrai.</p>
<p>Jusqu’au milieu de la semaine, peu d’informations sur les médias francophones, si ce n’est une tribune sur Libération ou d’autres articles sur Mediapart ou Le Figaro portant sur la position française ambigüe exprimée par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Ce sont principalement les sites spécialisés et/ou engagés qui relayent les débats.</p>
<p>La dépêche de Reuters du 23 mai a eu de l’écho. Relayée par Bernie Sanders sur twitter, elle est partagée des milliers de fois. Selon des participants, elle a causé des retards dans les débats où le non-respect de la confidentialité a été critiqué. Tom Miles, du bureau de l’agence à Genève, ne cite néanmoins que le représentant américain de l’administration de la santé ou des organisations présentes au Palais des Nations.</p>
<p>Durant les premiers jours, du 20 au 23, les versions provisoires des résolutions étaient quotidiennement publiées sur le site de l’organisation. Les propositions d’amendements (ajout, suppression ou maintien ou surlignage en jaune des termes sujets au débat) sont consultables avec à chaque fois les pays qui les proposent. Cela permettait de suivre les évolutions ainsi que les remarques des pays. Cependant, depuis le 24 mai, c’est retour vers le passé. Seule la version initiale préalable à toute réunion informelle a été mise en ligne.</p>
<p>La version finale publiée sur le site le 28 mai au matin confirme cette tendance: aucune mention des débats internes n’a été gardée</p>
<h4>Sur le fond</h4>
<p>La transparence des prix, des coûts de recherche et développement et des coûts des essais cliniques. Rien de tout cela n’est connu à ce jour. Si l’on ignore les prix, c’est parce que les entreprises pharmaceutiques imposent des clauses de confidentialité aux pays. Chacun pensant qu’il dispose de la meilleure offre.</p>
<p>La transparence des prix est une étape essentielle pour réaliser les autres recommandations. En effet, si elle permet au moins aux États de savoir combien paye le voisin, elle garantira aux États disposant d’un pouvoir de négociation limité de brandir les prix pratiqués par ailleurs pour faire basculer la balance en leur faveur.</p>
<p>Les coûts de la recherche et développement: les entreprises pharmaceutiques justifient le cout élevé d’un médicament donné, car toutes les recherches n’aboutissent pas à la commercialisation. Il y a donc des couts de recherche qui ne sont jamais amortis ou rentabilisés. Aussi, ils rejettent le calcul du prix des médicaments individuellement.</p>
<p>Les essais cliniques sont aussi un grand point noir. Les labos surévaluent leurs coûts comme l’ont observé plusieurs ONGs.</p>
<h4>Démocratie et diplomatie ne font pas bon ménage</h4>
<p>Allemagne, Suisse, Japon, Grande-Bretagne, États-Unis, France, Finlande, etc. se sont relayés tout au long de la semaine en se répartissant les rôles des « bad &amp; good cops ». Quand l’un était intransigeant, l’autre se montrait conciliant. Quand, l’un s’exprimait tel jour, il se faisait plus discret le lendemain. Une technique qui a apporté ses fruits, car ce n’est que lundi 27 mai 2019 que sera examinée la résolution en plénière et séance ouverte cette fois. Ces pays sont ceux qui ont les plus grandes délégations composées de représentants politiques (ministres, secrétaires d’État, etc.) mais aussi de conseillers.</p>
<p>La technique employée pour noyer le débat est le flot d’amendements proposés par les pays contre la transparence. Un jeu de ping-pong s’est étendu toute la semaine entre ceux qui proposent de maintenir, de supprimer ou d’ajouter. Un suivi qui n’était plus possible à partir du 24 mai (cf. ci-dessus).</p>
<p>L’objectif de ces réunions informelles de travail est de formuler un texte consensuel entre les opposants et les soutiens de la résolution afin qu’elle soit adoptée à l’unanimité. Pourquoi ne pas passer au vote, quand le nombre de pays favorables est supérieur aux opposants. « Ça serait mal vu, comme un passage en force » explique un délégué non favorable.</p>
<h4>Europe divisée Nord/Sud: Géopolitique du médicament</h4>
<p>Italie, Espagne, Portugal, Slovénie, Grèce, etc. sont favorables à cette résolution sur la transparence. En face, il y a l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Suisse, la Finlande, éventuellement la France, etc. Les principaux acteurs de la résolution font partie de l’Union européenne et saisissent néanmoins cet espace du multilatéralisme, où chaque pays dispose d’une voix indépendamment de sa taille, de sa population, ou puissance économique ou militaire. Pourquoi ne pas avoir une position européenne commune sur le prix surtout que sur le plan technique l’union a une certaine cohérence. En effet, les autorisations de mise sur le marché au sein de l’union se font à échelle communautaire.</p>
<p>Cette résolution peut nous interpeller en effet, car les pays européens qui sont en faveur de la transparence sont simultanément des membres d’une communauté qui promeut le secret des affaires, le secret des résultats des essais cliniques. Dans la proposition européenne de l’accord de libre-échange complet et approfondi, la Tunisie risque de ne plus avoir les coudées libres en matière de production pharmaceutique. Les fabrications sous licence (avec accord de la firme pharmaceutique) ainsi que les génériques (médicaments libres de droits) pourraient être pénalisés.</p>
<p><iframe src="https://castbox.fm/app/castbox/player/id2404592/id203205813?v=8.14.0&amp;autoplay=0" width="100%" height="500" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Communication lors du colloque international organisé par la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis, particulièrement par le Mastère « Gouvernance et lutte contre la corruption » qu’elle abrite et l’Instance nationale de lutte contre la corruption avec le partenariat de la GIZ et de la coopération allemande. Ce colloque s’est tenu les 14 et 15 novembre 2019 à la Faculté.</p>The post <a href="https://www.researchmedia.org/sante-medicaments-quand-les-etats-domines-negocient-linformation/">Santé: la bataille autour de la transparence sur le prix des médicaments</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.researchmedia.org/sante-medicaments-quand-les-etats-domines-negocient-linformation/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>OMC: 30 ans d&#8217;examen des politiques commerciales</title>
		<link>https://www.researchmedia.org/trade-policy-review-30yo-fr/</link>
					<comments>https://www.researchmedia.org/trade-policy-review-30yo-fr/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nada Trigui]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2019 10:24:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[ALECA]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Trade Policy Review]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.researchmedia.org/?p=4514</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;OMC a souvent été critiquée pour inciter les pays émergents à renoncer aux tarifs douaniers, pourtant l&#8217;une de&#8230;</p>
The post <a href="https://www.researchmedia.org/trade-policy-review-30yo-fr/">OMC: 30 ans d’examen des politiques commerciales</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="4514" class="elementor elementor-4514">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-ff3e243 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="ff3e243" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-3153fa84" data-id="3153fa84" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-7ad2bc15 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="7ad2bc15" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p class="p1" dir="ltr" style="text-align: left;">L&rsquo;OMC a souvent été critiquée pour inciter les pays émergents à renoncer aux tarifs douaniers, pourtant l&rsquo;une de leurs ressources budgétaires essentielles. Depuis l&rsquo;élection de Donald Trump et l&rsquo;accroissement des tensions commerciales avec la Chine, le remplaçant du GATT (l&rsquo;accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) est dans un état de paralysie (nous y reviendrons).</p><p dir="ltr">Cependant, l&rsquo;un des mécanismes de l&rsquo;institution genevoise permet d&rsquo;exposer et de discuter les politiques commerciales d&rsquo;un des pays membres qui se soumet à une discussion lors de la présentation du Trade policy review ou l&rsquo;Examen des politiques commerciales.</p><p class="p1" dir="ltr" style="text-align: left;">Le 27 novembre 2019, l&rsquo;Organisation Mondiale du Commerce célèbre le 30ème anniversaire de la mise en place de cet Organe d&rsquo;examen des politiques commerciales »(OEPC).</p><p class="p1" dir="ltr" style="text-align: left;">Depuis 1989, cet organe a publié 485 rapports d&rsquo;évaluation de l&rsquo;environnement économique et des choix commerciaux que font les pays membres, un balayage complet du régime d&rsquo;investissement ou des politiques commerciales par secteur d&rsquo;activité.</p><p class="p3" dir="ltr" style="text-align: left;"><span class="s1">La fréquence de cet audit pour un pays est en corrélation avec l&rsquo;importance de son économie dans le commerce mondial. Ainsi, les 4 premières économies mondiales sont examinées tous les deux ans. </span>La période s&rsquo;étend à 4 ans pour les 16 économies qui suivent, et à 6 ans pour tous les autres pays dont la Tunisie, à l&rsquo;exception de certains des pays les moins avancés, pour qui l&rsquo;écart entre les audits peut encore augmenter.</p><p class="p1" dir="ltr" style="text-align: left;">Au bout de ce processus d&rsquo;évaluation, deux rapports sont publiés sur le site de l&rsquo;OMC : l&rsquo;un est l&rsquo;évaluation réalisée par le secrétariat de l&rsquo;organisation, le deuxième est un « policy statement » émis par le pays examiné. Faire abstraction de la position de l&rsquo;interlocuteur, l&rsquo;OMC ou le pays membre, biaiserait sensiblement la compréhension.</p><p dir="ltr" style="text-align: left;">Durant son stage d&rsquo;été au sein de la rédaction, Hena An Hoang Xuang a passé en revue &#8230; les reviews! Ci-dessous, un aperçu sur celles de la Tunisie, de l&rsquo;Union Européenne, des Etats-Unis et de la Chine. Pour ces trois derniers, une attention particulière a été portée sur leurs relations avec la Tunisie, le Maghreb et <i>in extenso</i> l&rsquo;Afrique.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-2d187d9 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="2d187d9" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-ecf9889" data-id="ecf9889" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-03eecb8 elementor-tabs-view-horizontal elementor-widget elementor-widget-tabs" data-id="03eecb8" data-element_type="widget" data-widget_type="tabs.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<div class="elementor-tabs">
			<div class="elementor-tabs-wrapper" role="tablist" >
									<div id="elementor-tab-title-4121" class="elementor-tab-title elementor-tab-desktop-title" aria-selected="true" data-tab="1" role="tab" tabindex="0" aria-controls="elementor-tab-content-4121" aria-expanded="false">Tunisie (2016)</div>
									<div id="elementor-tab-title-4122" class="elementor-tab-title elementor-tab-desktop-title" aria-selected="false" data-tab="2" role="tab" tabindex="-1" aria-controls="elementor-tab-content-4122" aria-expanded="false">UE (2017)</div>
									<div id="elementor-tab-title-4123" class="elementor-tab-title elementor-tab-desktop-title" aria-selected="false" data-tab="3" role="tab" tabindex="-1" aria-controls="elementor-tab-content-4123" aria-expanded="false">USA (2018)</div>
									<div id="elementor-tab-title-4124" class="elementor-tab-title elementor-tab-desktop-title" aria-selected="false" data-tab="4" role="tab" tabindex="-1" aria-controls="elementor-tab-content-4124" aria-expanded="false">Chine (2016)</div>
							</div>
			<div class="elementor-tabs-content-wrapper" role="tablist" aria-orientation="vertical">
									<div class="elementor-tab-title elementor-tab-mobile-title" aria-selected="true" data-tab="1" role="tab" tabindex="0" aria-controls="elementor-tab-content-4121" aria-expanded="false">Tunisie (2016)</div>
					<div id="elementor-tab-content-4121" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="1" role="tabpanel" aria-labelledby="elementor-tab-title-4121" tabindex="0" hidden="false"><p dir="ltr">  <img loading="lazy" decoding="async" src="http://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/Tunisia-450x300.png" alt="" width="242" height="161" /></p><p dir="ltr"><strong>Le rapport du secrétariat:</strong></p><p dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">Le rapport de l’OMC commence par une note positive: La Tunisie est classifiée comme pays ayant un taux d’extrême pauvreté bas (0,7%) et un Indice de Développement Humain très élevé.</span></p><p dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">Un pays au potentiel prometteur, et à la main d’oeuvre instruite. Mais ce potentiel est ralenti par une économie stagnante, et accablée par un manque de réformes institutionnelles en profondeur </span><b>(“</b><b><i>In fact, trade policy has not been modernized since Tunisia&rsquo;s last trade policy review (TPR) in 2005, and was not included in the far-reaching reforms introduced following the adoption in 2014, in the wake of the socio-political crisis, of a new Constitution”.)</i></b></p><p dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">Il mentionne aussi:</span></p><ul dir="ltr"><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;"> une hausse sensible du chômage, une baisse du PNB, et des investissements étrangers faibles et peu nombreux. Pour l’OMC, ceci est dû à une présence jugée trop importante de l’Etat, qui détient tous les droits exclusifs sur l’accès à l’investissement et qui impose beaucoup de restrictions sur les investissements privés. </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Une baisse de la valeur du dinar par-rapport à l’euro (inflation)  </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Une croissance très faible des transferts de capitaux des Tunisiens vivant à l’étranger.</span></li></ul><ul dir="ltr"><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Une aide financière reçue du FMI ($1,8 milliard). Des pays du Maghreb, la Tunisie est celui qui a reçu le plus d’aide financière entre 2005 et 2014.</span></li></ul><ul dir="ltr"><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Une compétitivité en baisse, entraînant une diminution des exportations et une hausse des importations.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Des taxes douanières élevées sur les produits d’exportation comme le poisson, l’huile d’olive, les dattes, le métal, qui minent la profitabilité de ces produits pour des potentiels acheteurs étrangers.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Un considérable potentiel du secteur minier (phosphate, pétrole et gaz en particulier). Ce potentiel prohibé par un présence importante de l’Etat qui détient les droits exclusifs d’importation et de production et qui devient un problème pour son développement. L’OMC recommande de revoir cette politique. </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le rapport parle de l’adoption, en Mars 2014, d’un nouveau décret qui tend à privilégier les produits nationaux. Cependant, il remarque que la part d’approvisionnement accordée par le gouvernement aux entreprises étrangères a brusquement augmenté en 2014 après des années de stabilité. </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">2016 : un nouveau plan pour promouvoir les produits destinés uniquement à l’exportation (industrie du textile, hôtellerie, outils électroniques…)</span></li></ul><ul dir="ltr"><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">10% des produits nécessitent une autorisation spéciale pour être importés ou exportés </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">des entreprises agricoles publiques en difficulté (huile d’olive, harissa, dattes, agrumes) </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Un secteur touristique, autre fois clé et première source de monnaie étrangère, très impacté par la chute de la demande suite à la révolution et aux événements de 2015.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Des mesures industrielles jugées “arriérées”, datant de 2005. </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Une baisse des taxes douanières en 2016 (de 23% à 9.6%) ce qui devrait améliorer la compétitivité. </span></li></ul><ul dir="ltr"><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Une nouvelle loi sur le partenariat public/ privé (PPP) a été adoptée en 2015 en vue de diversifier et d’augmenter les financements en ayant recours à des investisseurs privés. </span></li></ul><p dir="ltr"><b>Commerce international et investissement étranger:</b></p><ul dir="ltr"><li>Espace de libre-échange avec l’UE effectif, et accord de libre échange complet et approfondi en négociation (ALECA), avec Greater Arab Free Trade Area &#8211; GAFTA (mais séparément car les pays n’ont pas les mêmes politiques agricoles) et la Turquie. </li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Pas de nouvel accord commercial depuis 2005 sauf avec l’Iran en 2008.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Baisse des tarifs douaniers afin de s’aligner de plus en plus avec l’UE en tant que premier partenaire commercial, en lui donnant accès à des tarifs préférentiels. </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Commerce avec le Maghreb en progrès : les ministres du Commerce se rencontrent à raison d’une fois par an (Union Maghrébine : Algérie, Maroc, Tunisie et Mauritanie / Accord d’Agadir : Algérie, Maroc, Tunisie, Jordanie) mais les efforts sont ralentis par l’instabilité politique et économique qui règne dans ses pays. </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Des activités commerciales avec des entreprises étrangères limitées par la loi de 1961 (une licence est exigée)</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Tout importation provenant d’Israël est bannie.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Les étrangers ne peuvent pas posséder un terrain agricole tunisien sauf par le biais d’une entreprise cogérée par un citoyen tunisien. </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">La Tunisie a baissé le montant de ses taxes de protection afin de permettre une meilleure compétitivité des entreprises à échelle nationale et internationale. </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Les produits issus de l’agriculture sont très protégés (huile d’olive, vin, sucre, tabac, lait, viande)</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Interdiction d’accès aux eaux tunisiennes sans permis spécial, les entreprises doivent être d’origine tunisienne et possédées par des Tunisiens à 51%. </span></li></ul><ul dir="ltr"><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Négociations en cours pour une libéralisation des aéroports tunisiens (Open Sky), notamment suite à la chute du nombre de touristes.</span></li></ul><p dir="ltr"><b>Le rapport gouvernemental :</b></p><ul dir="ltr"><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">De manière générale, le rapport gouvernemental porte surtout sur l’amélioration des conditions de vie des Tunisiens. Dans l’introduction, le gouvernement Tunisien insiste sur « le rôle revitalisant que continue à jouer le commerce international » et en particulier avec l’UE, malgré une chute dans la demande. </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Etat des lieux des difficultés économiques tunisiennes : </span></li></ul><ol dir="ltr"><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Conjoncture Internationale : L’impact de la crise des subprimes en 2008 qui a affecté l’Occident a causé une chute de la demande, en plus de la chute du prix du pétrole dans période 2010-14. </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Contexte Régional : La crise en Libye a donné lieu à des mesure de sécurité supplémentaires (risque de terrorisme)</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Conjoncture locale (Nationale): Révolution de 2011,</span><span style="font-weight: 400;"> exigence accrue de la part de la population en terme de liberté, de salaires et « de dignité »</span></li></ol><ul dir="ltr"><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">La Tunisie mentionne les nouvelles lois qui visent à protéger les intérêt des inventeurs et améliorer l’application des normes de protection de la propriété intellectuelle qui permettrait ensuite d’attirer les investisseurs.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Développement dit « remarquable » de l’industrie tunisienne grâce à son intégration au commerce international.</span></li></ul><p dir="ltr"><b>Politique de commerce international : </b></p><ul dir="ltr"><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Libéralisation graduelle de l’économie en vue d’une meilleure intégration au commerce mondial. Le rapport dit que ceci aidera à stimuler l’économie, attirer plus d’investissement et favoriser le transfert de technologies en plus de l’amélioration de la politique d’exportation.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">UE reste le premier partenaire commercial tunisien malgré une baisse des échanges. Les échanges continentaux avec le Maghreb et l’Afrique subsaharienne ont augmenté modestement. Le pays cherche à renforcer le commerce bilatéral avec le Maroc, l’Egypte, la Turquie et la Jordanie (Agadir Agreement), EFTA (European Free Trade Association), GAFTA. </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Suite à la conférence de Nairobi, la Tunisie s’est engagée à encourager les efforts pour installer une politique énergétique verte, et prendre des mesures visant à combattre et endiguer le réchauffement climatique.  </span></li></ul></div>
									<div class="elementor-tab-title elementor-tab-mobile-title" aria-selected="false" data-tab="2" role="tab" tabindex="-1" aria-controls="elementor-tab-content-4122" aria-expanded="false">UE (2017)</div>
					<div id="elementor-tab-content-4122" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="2" role="tabpanel" aria-labelledby="elementor-tab-title-4122" tabindex="0" hidden="hidden"><p dir="ltr"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-4523" src="http://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/EU-450x300.png" alt="" width="261" height="174" srcset="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/EU-450x300.png 450w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/EU-768x512.png 768w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/EU-370x247.png 370w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/EU-270x180.png 270w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/EU-740x493.png 740w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/EU.png 800w" sizes="(max-width: 261px) 100vw, 261px" /></p>
<p dir="ltr"><strong>Le rapport de l&rsquo;OMC</strong></p>
<ul dir="ltr">
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;"> Le rapport du secrétariat de l’OMC présente l’UE comme un large carrefour d’échanges et met l’accent sur son importance dans le commerce et l’économie mondiale.</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Il parle positivement des mesures de facilitation des procédures douanières entreprise par l’UE</span><span style="font-weight: 400;"><br></span> <i><span style="font-weight: 400;">“Practically all customs procedures are electronic and cleared within one hour; paper forms are rarely required.”</span></i></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Il fait également état d’une agriculture très protégée: les tarifs sur les produits issus de l’agriculture sont beaucoup plus élevés que ceux non-issus de l’agriculture (14,1% contre 4,3%).</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le rapport mentionne qu’en avril 2016, l’Union européenne a pris une mesure d’urgence concernant la Tunisie et a autorisé un quota hors-taxe annuel de 35 000 tonnes d’import d’huile d’olive.</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">La Tunisie n&rsquo;apparaît pas dans le tableau listant les principaux partenaires commerciaux de l’UE, contrairement au Maroc.&nbsp;</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">L’OMC reconnaît les difficultés rencontrées et la lenteur des négociations des accords de libre-échange entre la Tunisie et l’UE et entre le Maroc et l’UE.</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le rapport indique que les barrières douanières entre l’UE et le Maroc ont été éliminées à 99%.&nbsp;</span></li>
</ul>
<ul dir="ltr">
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le rapport mentionne une baisse dans les produits importés d’Afrique (10% en 2013&nbsp;; 7,7% en 2015), attribuée selon l’OMC à la baisse des prix et de la demande en énergie fossile (pétrole, gaz).&nbsp;</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le continent africain reçoit le plus d&rsquo;Aide financière pour le commerce (Aid for Trade) de la part de l’UE (34%).</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">L’UE a signé un Accord de libre échange avec l’Afrique du Sud en 2016&nbsp;</span></li>
</ul>
<p dir="ltr"><strong>Le rapport gouvernemental&nbsp;</strong></p>
<ul dir="ltr">
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le rapport gouvernemental mentionne l’effort de l’UE dans la promotion des mesures adaptées au changement climatique et à la protection de l’environnement afin de garantir la sécurité alimentaire et la protection des droits sociaux, et fr s’assurer que les bénéfices issus du commerce soient partagés plus équitablement.&nbsp;</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Il met un accent particulier sur </span><b>l’agriculture</b><span style="font-weight: 400;"> (</span><b>“The agriculture sector is fundamental to European identity and European prosperity”</b><span style="font-weight: 400;">)</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">La facilitation des procédures douanières sera désormais faite en ligne et prendra beaucoup moins de temps.&nbsp;</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Planning de négociations pour des accords bilatéraux comprends surtout des pays d’Afrique. La Tunisie et l’ALECA ne sont mentionné qu’une fois, sans qu’aucun détail ne soit donné.&nbsp;</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Des accords de partenariat économique (EPA) ont été signés: avec la Côté d’Ivoire en Septembre 2016, avec la Southern Africa Development Community (SADC) en octobre 2016 et avec le Ghana en décembre 2016. D’autres EPA sont en cours de négociation avec l’Afrique de l’Ouest, de l’Est, le Burundi, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l’Uganda.</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le rapport gouvernemental mentionne le Maroc comme partenaire principal et prometteur.</span></li>
</ul></div>
									<div class="elementor-tab-title elementor-tab-mobile-title" aria-selected="false" data-tab="3" role="tab" tabindex="-1" aria-controls="elementor-tab-content-4123" aria-expanded="false">USA (2018)</div>
					<div id="elementor-tab-content-4123" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="3" role="tabpanel" aria-labelledby="elementor-tab-title-4123" tabindex="0" hidden="hidden"><p dir="ltr"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-4521 aligncenter" src="http://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/USA.png" alt="" width="310" height="163" srcset="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/USA.png 310w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/USA-270x142.png 270w" sizes="(max-width: 310px) 100vw, 310px" /></p>
<p dir="ltr"><strong>Le rapport du secrétariat de l&rsquo;OMC</strong></p>
<p dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">Le rapport de l’OMC fait état d’un changement</span><span style="font-weight: 400;"> d’orientation de la vision générale et de la politique commerciale des Etats Unis. Ce changement ont comme but d’appuyer la sécurité nationale et renforcer l’économie. Il est perçu comme une affirmation de l’intention des USA de défendre ses intérêts commerciaux sous tous les accords, de négocier de meilleurs accords de libre échange et de réformer du système commercial multilatéral.&nbsp;</span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">Selon le rapport, l’économie des Etats Unis est en expansion pour la neuvième année consécutive. Le pays a réduit les taxes sur les individus et des sociétés.&nbsp;</span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">Le déficit de la balance du compte courant s’est creusé pour atteindre US$469.1 milliards en 2017 (2.4% du PIB). Le déséquilibre vient du commerce des biens. Le commerce des services, lui, dégage un surplus considerable en 2017.</span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">Les Etats Unis ont 14 accords de libre échange en application avec 20 pays. Actuellement, une série de re-négociations a été lancée notamment l’accord ALENA (NAFTA) avec le Canada et le Mexique, et l’accord de libre échange avec la Corée du Sud. En 2016, les USA se sont retirés de l’accord TPP (Trans Pacific Partnership). Les négociations de l’accords TTIP avec l’Union Européenne ont été suspendues la même année.&nbsp;</span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">Le pays a été impliqué pendant la période de l’audit dans 34 cas de résolution de conflits, 13 fois comme plaignant et 21 fois comme répondant.</span></p>
<p dir="ltr"><strong>Le rapport gouvernemental</strong></p>
<p dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">Le rapport gouvernemental donne la couleur depuis les premières lignes: “Les Etats Unis sont déterminés à réformer le système commercial global de manière à le rendre plus juste envers les travailleurs et entreprises américaines et plus efficient pour les pays du monde. La politique commercial américaine est guidée par la détermination pragmatique d’user des leviers disponibles pour la plus grande économie du monde afin d’arriver à ces objectifs. Nous nous concentrons sur notre intérêt national, y compris le rétablissement de la souveraineté des USA pour agir et défendre cet intérêt. »</span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">Le rapport cite 5 piliers de la politique commercial américaine :&nbsp;</span></p>
<ol dir="ltr">
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Appuyer la sécurité nationale,&nbsp;</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Renforcer l’économie,</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Négocier de meilleurs partenariats commerciaux,&nbsp;</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Appliquer agressivement les lois commerciales américaines,</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Reformer le système commercial multilateral.</span></li>
</ol>
<p dir="ltr"><b>L&rsquo;importance des relations commerciales et financières entre la Tunisie et les Etats-Unis selon les Trade Policy Reviews</b></p>
<ul dir="ltr">
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">2011-2015</span><span style="font-weight: 400;">, la Tunisie a reçu $700 millions d’aide financière et bénéficie de prêts réguliers (2012; 2014) d’un montant atteignant généralement les $500 millions.</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Existence d’un instrument commercial, le </span><b>TIFA</b><span style="font-weight: 400;"> (U.S.-Tunisia Trade and Investment Framework Agreement) qui représente une commission interministérielle pour la discussion de la coopération économique et commerciale.</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Selon The U.S. International Trade Commission, en 2017, la Tunisie était le </span><b>92ème </b><span style="font-weight: 400;">marché le plus large pour les exportations américaines. Pour la Tunisie, les Etats-Unis est le numéro 8 des destinations pour les exportations (314m US$) et importations tunisiennes (693m US$)</span></li>
</ul>
<p dir="ltr"><b>Importations/Exportations</b></p>
<ul dir="ltr">
<li dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">Le volume de commerce bilatéral de biens entre les EU et la Tunisie a atteint </span><b>$1.013 milliards.&nbsp;<br></b><b>Les</b><span style="font-weight: 400;"> exportations américaines vers la Tunisie ont atteint </span><b>$551.3 millions</b><span style="font-weight: 400;"> en 2017.</span></li>
<li dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">La Tunisie </span><b>importe</b><span style="font-weight: 400;"> essentiellement produits </span><b>pétroliers</b><span style="font-weight: 400;">, les produits issus de </span><b>l’agriculture</b><span style="font-weight: 400;">, les produits </span><b>chimiques</b><span style="font-weight: 400;">, et les </span><b>machines</b><span style="font-weight: 400;">.&nbsp;</span></li>
<li dir="ltr"><b><i>Pour les importations de produits agricoles, </i></b><span style="font-weight: 400;">en 2017, les produits les plus importés par la Tunisie étaient le </span><b>blé</b><span style="font-weight: 400;"> ($432 millions), le </span><b>sucre</b><span style="font-weight: 400;"> ($284 millions), </span><b>les huiles végétales</b><span style="font-weight: 400;"> ($263 millions), </span><b>le maïs</b><span style="font-weight: 400;"> ($216 millions), </span><b>les pousses de soja</b><span style="font-weight: 400;"> ($192 millions).</span></li>
<li dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">Il existe généralement beaucoup de </span><b>demande</b><span style="font-weight: 400;"> pour les produits américains mais ils continuent à être considérés comme </span><b>désavantageux</b><span style="font-weight: 400;"> à cause des prix supplémentaires dus au transport et à la faiblesse du dinar tunisien par rapport au dollar américain.&nbsp;</span></li>
</ul>
<p dir="ltr"><b>La Tunisie exporte à son tour au marché des Etats Unis:</b></p>
<ul dir="ltr">
<li style="font-weight: 400;"><b>&nbsp;Les </b><b>produits alimentaires</b><span style="font-weight: 400;"> (les Etats-Unis représentent 30-45% des exportations tunisiennes de dattes ($232 millions) et 5-10% de ses exportations d’huile d’olive ($420 millions)&nbsp;</span></li>
<li dir="ltr" style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">outils et matériel </span><b>électroniques</b><span style="font-weight: 400;">.</span></li>
</ul>
<p dir="ltr"><b>Franchises</b></p>
<p dir="ltr"><span style="font-weight: 400;">Vers la mi-2018, le gouvernement tunisien a confirmé l’autorisation de créer 27 franchises dont 12 américaines, notamment Re/Max dans le le domaine de l’immobilier, l’agence de publicité Sign-A-Rama et les chaînes de fast food KFC, Pizza Hut, Fatburger, Chili’s, Papa John&rsquo;s, and Johnny Rocket.<br></span></p>
<p dir="ltr"><b>[Focus] L’Accord de Libre-Echange entre les Etats-Unis et le Maroc</b></p>
<ul dir="ltr">
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">À la suite de cet accord, 95% des produits américains exportés au Maroc ne sont pas taxés. Ils le seront tous, d’ici à 2024.</span></li>
</ul>
<ul dir="ltr">
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Depuis son entrée en action en Janvier 2006, le commerce bilatéral de biens entre les Etats-Unis et le Maroc a </span><b>augmenté</b><span style="font-weight: 400;">, passant de </span><b>$927 millions</b><span style="font-weight: 400;"> en 2005 (l’année avant le début de l’accord) à </span><b>US$3.5 milliards en 2016</b><span style="font-weight: 400;">.&nbsp;</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Les </span><b>importations marocaines provenant des EU</b><span style="font-weight: 400;"> en 2017 étaient de </span><b>$2.2 milliards</b><span style="font-weight: 400;">, correspondant à une augmentation de 14.8% par-rapport à l’année précédente.&nbsp;</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Les </span><b>exportations marocaines vers les EU</b><span style="font-weight: 400;"> en 2017 ont atteint </span><b>US$1.2 milliards</b><span style="font-weight: 400;">, soit une augmentation de 20.7% par-rapport à 2016.</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Les </span><b>investissements directs américains</b><span style="font-weight: 400;"> au Maroc ont été de </span><b>$412 millions</b><span style="font-weight: 400;"> en 2017, soit une baisse de 5.1% par-rapport à 2016.</span></li>
</ul>
<p dir="ltr"><b>Les Bénéfices de l’accord </b><span style="font-weight: 400;">:&nbsp;</span></p>
<ul dir="ltr">
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">L’accès au vaste et riche marché américain&nbsp;</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">L’augmentation des investissements directs américains 🡺 permet au Maroc de construire de meilleures infrastructures et de meilleurs services</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le transfert de technologies</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">La création d’emplois</span></li>
</ul>
<p dir="ltr"><b>Les inconvénients&nbsp;</b><span style="font-weight: 400;">:&nbsp;</span></p>
<ul dir="ltr">
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">La réduction des taxes sur les produits issus de l’agriculture menace les fermes plus petites dites de subsistance ainsi que beaucoup d’emploi, alors que le Maroc est un pays encore très centré sur l’agriculture.</span></li>
<li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le débat actuel sur les produits pharmaceutiques (dus à l’augmentation des pénalités à propos de la propriété intellectuelle) qui rend l’accès à des médicaments moins chers plus difficile</span></li>
</ul>
<p dir="ltr">
</p></div>
									<div class="elementor-tab-title elementor-tab-mobile-title" aria-selected="false" data-tab="4" role="tab" tabindex="-1" aria-controls="elementor-tab-content-4124" aria-expanded="false">Chine (2016)</div>
					<div id="elementor-tab-content-4124" class="elementor-tab-content elementor-clearfix" data-tab="4" role="tabpanel" aria-labelledby="elementor-tab-title-4124" tabindex="0" hidden="hidden"><p dir="ltr"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4522 aligncenter" src="http://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/800px-Flag_of_China-450x300.png" alt="" width="261" height="174" srcset="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/800px-Flag_of_China-450x300.png 450w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/800px-Flag_of_China-768x512.png 768w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/800px-Flag_of_China-370x247.png 370w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/800px-Flag_of_China-270x180.png 270w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/800px-Flag_of_China-740x493.png 740w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/11/800px-Flag_of_China.png 800w" sizes="(max-width: 261px) 100vw, 261px" /></p><p dir="ltr"><strong>Le rapport OMC </strong></p><ul><li dir="ltr" style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le rapport du secrétariat met l’accent sur la structure changeante de l’économie chinoise qui passe de l’investissement à la consommation comme moteur principal de la croissance. Le rapport mentionne un ralentissement de la croissance économique mais fait constat du succès du plan consistant à booster l’économie par la consommation (augmentation des salaires). <br /></span>Il note une préférence donnée à l’épargne national plutôt qu’à l’investissement.</li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le rapport note un excédent commercial en augmentation dû à une baisse importante des importations. (14.5% en 2015, 17.5% en 2014 et 21.1% en 2011)</span></li><li style="font-weight: 400;"><b>La Chine importe essentiellement </b><span style="font-weight: 400;">les minéraux, métaux rares et ressources fossiles. Elle exporte majoritairement les produits manufacturés et de consommation. </span></li><li style="font-weight: 400;"><b>Principales destinations pour les exportations chinoises :</b><span style="font-weight: 400;"> les Etats-Unis, l’Union européenne, Hong-Kong, le Japon, la République de Corée et les pays de l’ASEAN</span></li><li style="font-weight: 400;"><b>Sources d’importations</b><span style="font-weight: 400;"> : l’UE, la République de Corée, les Etats-Unis, la Taipei chinoise, le Japon, l’Australie et les pays de l’ASEAN </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le rapport note une ouverture impressionnante aux IDE accompagnée d’une facilitation des procédures pour les importations (réduction du temps de vérification avant l’autorisation de l’importation du produit de 22h en 2016 à 16h en 2017, acceptation du Agreement on Trade Facilitation en 2015) </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Cependant, il mentionne le maintien des « Negative lists » de projets interdits aux investissements étrangers et des mesures anti-dumping, particulièrement concernant les importations issues des Etats-Unis, le Japon, l’Union Européenne, et la République de Corée. D’autres industries sont placées sur une autre liste “encouraged list” afin d’y attirer l’investissement étranger. Ces industries sont: l’industrie des services modernes, les technologies avancées, l’industrie d’économie d’énergie et de protection de l’environnement, le secteur de manufacture avancée, high technology, energy saving and environmental protection industry, et the modern services industry.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">La Chine a fourni à l’OMC la liste de ses subventions jusqu’à 2014, mais pour la période 2015-2017, aucune information ne fût fournie pour la majorité des projets. </span><span style="font-weight: 400;"><br /></span><span style="font-weight: 400;">Les sources disponibles ont indiqué que la Chine a continué à apporter un soutien considérable aux domaines suivants : l&rsquo;industrie de fabrication intelligente, les technologies avancées, les véhicules à usage de nouvelles énergies et le secteur de la pêche. </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le rapport note l’intention de la Chine d’augmenter le commerce bilatéral et les accords de libre-échanges dans la région (en Asie). Pas de mention de l’Afrique.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Selon le rapport, la Chine oriente progressivement son économie vers une économie plus verte.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">On mentionne également une surveillance accrue des réseaux sociaux et des utilisateurs de VPN.</span></li></ul><p><b>Bilan : </b></p><p><span style="font-weight: 400;">L’Etat chinois a encore une influence considérable sur l’économie. </span></p><p><span style="font-weight: 400;">Il y a plus d’ouverture du marché chinois </span>mais<span style="font-weight: 400;"> une grande prudence par-rapport à la compétition, notamment européenne et américaine et par-rapport à la possible montée de rivaux régionaux. </span></p><p><span style="font-weight: 400;">Elle reste également assez secrète sur certains projets. </span></p><p><span style="font-weight: 400;">Le rapport de l’OMC indique un désaccord avec le gouvernement chinois, quant à la voie à suivre à l’avenir pour améliorer l’économie chinoise. L’institution commerciale avait présenté des recommandations, auxquelles le gouvernement s’est opposé. Par contre, le rapport gouvernemental chinois prônait un respect absolu de l’OMC.</span></p><p>Voici un extrait du rapport du secrétariat:</p><p><span style="font-weight: 400;"> “</span><i>The report suggests that the Chinese authorities should: </i></p><ol><li><i>further boost consumption by increasing social spending and making the tax code more progressive; </i></li><li><i>increase the role of market forces by reducing implicit subsidies to State-Owned Entreprises and opening more key sectors to private investment;</i></li><li><i>further deleverage the private sector with continued regulatory/supervisory tightening, </i></li><li><i>greater recognition of bad assets and more market-based credit allocation. </i></li></ol><p><i>The Government disagrees with this viewpoint and maintains that the law provides for equal treatment and protection of market players.</i><b>”</b><span style="font-weight: 400;"> </span></p><p><strong>Le rapport gouvernemental</strong></p><ul><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Dans leur rapport , le gouvernement met l’accent sur la nouveauté, l’innovation et la modernité. Il fait les louanges d’un régime </span><i><span style="font-weight: 400;">« socialiste avec des caractéristiques chinoises » (socialism with Chinese characteristics)</span></i><span style="font-weight: 400;"> et de Xi Jinping, prône la collaboration internationale, l’ouverture, le libéralisme et l’anti-protectionnisme </span><span style="font-weight: 400;">(Américains visés ?)</span><span style="font-weight: 400;"> + nouvelle fermeté domestique (pas vraiment nouvelle soit dit en passant). Très optimistes sur leurs résultats alors que lesdits résultats sont moins brillamment dépeints par l’OMC. </span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Il défend activement les IPR (Intellectual Property Rights) alors qu’ils sont eux-mêmes accusés de ne pas les respecter, notamment par les Etats-Unis (cf The United States WTO Policy Review: </span><b><i>“the United States requested consultations with China in March of 2018 under the WTO Dispute Resolution Understanding in DS542: China – Certain Measures Concerning the Protection of Intellectual Property Rights</i></b><b>”.)</b></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Mise en place du Pilot Free Trade Zones (pilot FTZs) dans 6 villes sur les frontières, censées faciliter les échanges commerciaux avec les pays frontaliers.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Les chiffres arrivent très tard dans le rapport gouvernemental (contrairement aux US ou au rapport par l’OMC) et révèlent une baisse généralisée et relativement importante dans les importations/exportations (moins 6,8%) en 2016, mais une remontée en 2017, avec importations (+ 16,1%) &gt; exportations (+ 7,9%) = balance commerciale assez déséquilibrée.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Ouvertures aux entreprises étrangères et au secteur privé.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Le rapport utilise un langage de la coopération, faisant le lien entre leur projet commercial One Belt, One Road et les valeurs de la paix, la prospérité, l’innovation et la coopération entre les peuples: </span><b><i>“President Xi Jinping pointed out that the Belt and Road should be built into a road for peace, a road of prosperity, a road of opening up, a road of innovation and a road connecting different civilizations. All parties should join hands to meet the challenges faced by the world economy, create new opportunities for development, seek new development momentum, expand new development space, achieve mutual complementarity and mutual benefit, and continuously move towards the direction of a community with a shared future for mankind.”</i></b><b> </b></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Il fait la promotion de son aide aux Pays les Moins Développés afin d’appuyer leurs candidatures à l’OMC: </span><b><i>« China contributed another US$1 million to the Program to help more LDCs to join the big family of the WTO</i></b><b>»</b></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">le gouvernement amène un nouveau sujet sur la table des négociations : le E-commerce. Il semble par ailleurs contredire l’OMC et suggère l’idée que sa structure devrait être revisitée.</span></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Il mentionne la proclamation de lois pour la lutte contre la compétition déloyale (November 2017, The Law against Unfair Competition) et exprime un sentiment clairement anti-américain « </span><b><i>China expresses its grave concern over the unilateral and protectionist practices of an individual WTO member which are openly in breach of the fundamental rules and spirit of the WTO. »</i></b></li><li style="font-weight: 400;"><span style="font-weight: 400;">Pas de mention sur l’Afrique, du Nord ou du Sud.</span></li></ul></div>
							</div>
		</div>
						</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>The post <a href="https://www.researchmedia.org/trade-policy-review-30yo-fr/">OMC: 30 ans d’examen des politiques commerciales</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.researchmedia.org/trade-policy-review-30yo-fr/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les graines de la souveraineté</title>
		<link>https://www.researchmedia.org/les-graines-de-la-souverainete-thierry-bresillon/</link>
					<comments>https://www.researchmedia.org/les-graines-de-la-souverainete-thierry-bresillon/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Bresillon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Oct 2019 16:11:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
		<category><![CDATA[Décentralisation]]></category>
		<category><![CDATA[Eau]]></category>
		<category><![CDATA[Politiques de la santé]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.researchmedia.org/?p=4234</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les 7 et 8 septembre s’est tenue dans l’oasis de Chenini la 5eme édition de la fête des semences paysannes. Bien plus qu’une sympathique rencontre entre producteurs hors normes, c’est l’un des maillons dans la construction d’un autre modèle agricole.</p>
The post <a href="https://www.researchmedia.org/les-graines-de-la-souverainete-thierry-bresillon/">Les graines de la souveraineté</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il brille un éclat particulier dans le regard des agriculteurs de la fête des semences paysannes qu’organisait l’Association tunisienne de permaculture (ATP) dans l’oasis de Chenini, aux abords de Gabès, les 7 et 8 septembre. Comme les détenteurs d’un feu sacré, ils protègent, entretiennent et font croître une richesse menacée : les semences qu’ont léguées des siècles de travail et d’adaptation aux conditions de la terre et du climat tunisiens, et que les semences commercialisées pour l’agriculture industrielle menacent d’évincer.</p>
<h4><strong>« On me prend pour un fou »</strong></h4>
<p>Parmi les vingt quatre exploitants venus à Chenini, tous ne sont pas des anciens qui ont conservé jalousement les graines qu’ils employaient dans leur jeunesse. La plupart au contraire ne se sont lancés depuis que depuis quelques années. Fils d’agriculteurs qui avaient abandonné le travail de la terre ou nouveaux venus, tous partagent la même expérience : entreprendre une démarche qui donne un sens à leur vie. Et tous ont suscité la même réaction : « Au début, on m’a pris pour un fou ! ».</p>
<blockquote><p>« J’ai pris de 3 hectares de la terre familiale pour la travailler en permaculture, raconte Radhouane Tiss, installé dans le Sud, à Oued el Khil, entre Tataouine et Médenine. L’idée, c’est d’améliorer ce pays, de changer la façon de travailler la terre sans recourir aux produits chimiques. C’est une question de santé publique. »</p></blockquote>
<p>« Nous sommes isolés dans notre région, raconte Guediri Boumediene installé à Sidi Sallem, au Sud de Gabès. Autour de nous les producteurs travaillent avec des forages, des semences hybrides et des pesticides qui tuent la terre. Les arrosages emportent les nitrates dans la nappe phréatique. Nous, nous voulons laisser une terre cultivable et minimiser notre dépendance à l’eau. Avec le changement climatique, nous n’aurons pas le choix. Malheureusement les agriculteurs aujourd’hui sont persuadés qu’on ne peut pas se passer de pesticides, ils ont oublié les pratiques. »</p>
<p>Radhouane Tiss, par exemple, déploie tout un arsenal de techniques pour cultiver arbres fruitiers, oliviers, figuiers et même des fruits tropicaux comme la papaye et l’avocat : « J’ai espacé les arrosages pour que les plantes s’acclimatent et deviennent plus résistantes. Pour les protéger, j’utilise des préparations à base de piment rouge, d’ail ou de feuilles de neem [ou margousier, ndlr], le seul arbre que les sauterelles n’attaquent pas. Pour l’instant, les agriculteurs voisins viennent voir. Dans quelques années, je suis sûr qu’ils verront la différence et qu’ils m’imiteront. »</p>

<a href='https://www.researchmedia.org/les-graines-de-la-souverainete-thierry-bresillon/photo-thierry-fete-des-semences1/'><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="300" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences1-450x300.jpg" class="attachment-medium size-medium" alt="" srcset="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences1-450x300.jpg 450w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences1-768x512.jpg 768w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences1-900x600.jpg 900w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences1-370x247.jpg 370w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences1-270x180.jpg 270w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences1-740x493.jpg 740w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences1.jpg 1920w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a>
<a href='https://www.researchmedia.org/les-graines-de-la-souverainete-thierry-bresillon/photo-thierry-fete-des-semences4/'><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="307" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences4-450x307.jpg" class="attachment-medium size-medium" alt="" srcset="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences4-450x307.jpg 450w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences4-768x524.jpg 768w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences4-900x615.jpg 900w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences4-370x253.jpg 370w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences4-270x184.jpg 270w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences4-740x505.jpg 740w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences4.jpg 1920w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a>

<h4><strong>A contre-courant </strong></h4>
<p>La permaculture et l’emploi des semences paysannes ouvrent une voie à contre-courant de l’évolution générale du modèle agricole. L’heure est à l’expansion à outrance des exploitations en monoculture pour produire pour l’exportation. Des oliviers notamment, et pas de variété locale, mais des plants venus d’Espagne ou d’Italie. Des arbres plus rapidement productifs certes, mais gourmands en eau et épuisés après 25 ans, quand les variétés tunisiennes se contentent de peu d’eau et peuvent produire des siècles. Ces nouveaux exploitants sont des entreprises, voire des investisseurs qui blanchissent de l’argent et qui bénéficient des appuis de l’Etat et des banques. Alors que si l’on ne fait pas monoculture ou si l’on n’utilise pas les variétés étrangères, on n’a pas accès aux subventions publiques », déplore encore Guediri Boumediene.</p>
<p>Le travail des anciennes variétés locales reste perçu comme une lubie contre-productive. Pourtant Nabil Ben Marzouk fait l’expérience du contraire avec une variété de blé dur, délaissée depuis des décennies au profit du blé tendre utilisé pour le pain blanc. « C’est vrai que notre blé ne produit que 9 quintaux à l’hectare quand les autres peuvent monter jusqu’à 60 quintaux. Mais quand on enlève le coût du travai et des produits chimiques, s’il on compte que l’Etat achète le blé tendre à 65 DT le quintal alors que grâce à la valorisation dans de meilleurs produits vendus plus chers, nous pouvons l’acheter jusqu’à 250 dinars, la rentabilité économique est de notre côté. »</p>
<p>Le point crucial de ce modèle de production, le passage obligé pour son expansion, c’est la commercialisation. Faute de moyens, les quantités produites sont faibles. Les circuits commerciaux classiques ne sont pas adaptés à cette production plus limitée et, pour l’instant, plus chère. « Il faut compter sur les magasins bio, les boutiques en ligne, la livraison à domicile », poursuit Guediri Boumediene.</p>
<blockquote><p>« L’argument de l’apport de devises pour justifier l’agriculture industrielle ne tient pas, estime Nada Trigui, co-fondatrice de l&rsquo;Observatoire de la Souveraineté Alimentaire (actuellement journaliste au sein de l&rsquo;équipe de Barr al Aman).  Dans ce modèle agricole, Tout est importé à prix fort, des plants ou des semences, jusqu’aux intrants. Au bout du compte, cela nuit à la balance commerciale. »</p></blockquote>
<p>Mais la Tunisie, dont l’économie est dépendante des exportations, est de plus en plus liée par des conventions internationales, notamment en terme de protection de la propriété intellectuelle qui interdisent progressivement l’emploi des semences paysannes.</p>
<h4><strong>La pointe de l’iceberg</strong></h4>
<p>Malgré tout, l’emploi des semences paysannes se développe rapidement grâce au travail de l’ATP. La fête des semences est l’occasion d’échanger des graines et de mesurer les résultats obtenus d’une année à l’autre. Mais ce temps de rencontre entre producteurs et consommateurs n’est que la pointe de l’iceberg. L’APT a entrepris l’identification et la mise en réseau des cultivateurs, travaille à la construction de circuits de commercialisation, à l’élaboration d’un certificat garantissant la semence et le respect de normes de l’agrobiologie, et à la sensibilisation des pouvoirs publics. Elle vient d’ailleurs de signer une convention avec le ministère de l’agriculture pour introduire des modules sur la permaculture dans les formations d’Etat.</p>
<p>Face à un modèle fondé sur la monoculture pour l’export, extensive, coûteuse en devises, nuisible aux ressources naturelles nationales (l’eau et la terre) et à la santé, qui ne fait que renforcer la dépendance internationale de la Tunisie, le modèle dans lequel s’insère l’emploi des semences paysannes est tout à l’opposé : « Nos semences, c’est notre souveraineté », clame Nabil Ben Marzouk.</p>
<figure id="attachment_4236" aria-describedby="caption-attachment-4236" style="width: 273px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-4236 size-medium" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-273x400.jpg" alt="" width="273" height="400" srcset="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-273x400.jpg 273w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-768x1126.jpg 768w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-477x700.jpg 477w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-370x543.jpg 370w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-270x396.jpg 270w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-205x300.jpg 205w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3-740x1085.jpg 740w, https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/10/photo-thierry-fete-des-semences3.jpg 1309w" sizes="(max-width: 273px) 100vw, 273px" /><figcaption id="caption-attachment-4236" class="wp-caption-text">Fête des semences, septembre 2019 à Gabès &#8211; Thierry Brésillon pour Barr al Aman</figcaption></figure>The post <a href="https://www.researchmedia.org/les-graines-de-la-souverainete-thierry-bresillon/">Les graines de la souveraineté</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.researchmedia.org/les-graines-de-la-souverainete-thierry-bresillon/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Evaluation de l&#8217;Accord d’Association UE-Tunisie: Vivement demain&#8230;</title>
		<link>https://www.researchmedia.org/ue-tunisie-accord-association-ue-tunisie-evaluation-retard/</link>
					<comments>https://www.researchmedia.org/ue-tunisie-accord-association-ue-tunisie-evaluation-retard/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[فريق بر الامان La rédaction de Barr al Aman]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jun 2019 18:24:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Accord d'association UE Tunisie 1995]]></category>
		<category><![CDATA[ALECA]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Ernst & Young]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.researchmedia.org/?p=3709</guid>

					<description><![CDATA[<p>Même si la Tunisie et l’Union Européenne viennent de clore le 4e round de négociations de l’ALECA, un accord de libre échange couvrant tous les secteurs économiques, l’évaluation tunisienne du précédent accord n’a toujours pas été finalisée.</p>
The post <a href="https://www.researchmedia.org/ue-tunisie-accord-association-ue-tunisie-evaluation-retard/">Evaluation de l’Accord d’Association UE-Tunisie: Vivement demain…</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Mounir Ghazali à la tête d’Ernst &amp; Young &#8211; Tunisie a pourtant affirmé qu’ “</span><b>il ne faut que six mois pour préparer l’étude</b><span style="font-weight: 400;">” selon le <a href="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/06/CR-atlier-SC-Fr-27122018-colore%CC%81.pdf">PV de la r</a></span>encontre d’information et d’échanges avec la société civile tenue à Tunis, le 5 décembre 2018<span style="font-weight: 400;">. Cependant, ni le rapport préliminaire ni le rapport intermédiaire n’ont été transmis au ministère du commerce, selon des sources concordantes. Pourtant, entamé en novembre 2018, ces documents devaient être transmis à l’exécutif tunisien respectivement en décembre 2018 et en mars 2019. Contacté par notre équipe, le <em>senior executive</em> a opposé le droit de réserve: </span></p>
<blockquote><p><b>“Nous ne pouvons pas nous exprimer sur le sujet. Il revient au ministère de communiquer sur ce dossier.”</b></p></blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">La filiale tunisienne Ernst &amp; Young a pour mission d’évaluer les retombées de plus de deux décennies de libre-échange dans le secteur industriel alors qu’un nouvel accord complet et approfondi est cours de négociation. “EY”, l’un des quatre grand groupes d&rsquo;audit au niveau mondial, n’a pas respecté les délais de livraison des rapports nécessaires portant sur l’évaluation de l’accord d’association, un accord commercial entre l’Union Européenne et la Tunisie portant principalement sur le secteur industriel.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="ead-preview"><div class="ead-document" style="position: relative;padding-top: 90%;"><div class="ead-iframe-wrapper"><iframe src="//docs.google.com/viewer?url=https%3A%2F%2Fwww.researchmedia.org%2Fwp-content%2Fuploads%2F2019%2F06%2FTDR-cab-conseil-e%CC%81valuatin-AA-TN-UE-1995_watermark-1.pdf&amp;embedded=true&amp;hl=en" title="Document embarqué" class="ead-iframe" style="width: 100%;height: 100%;border: none;position: absolute;left: 0;top: 0;visibility: hidden;"></iframe></div>			<div class="ead-document-loading" style="width:100%;height:100%;position:absolute;left:0;top:0;z-index:10;">
				<div class="ead-loading-wrap">
					<div class="ead-loading-main">
						<div class="ead-loading">
							<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/loading.svg" width="55" height="55" alt="Chargeur">
							<span>En cours de chargement&hellip;</span>
						</div>
					</div>
					<div class="ead-loading-foot">
						<div class="ead-loading-foot-title">
							<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/EAD-logo.svg" alt="Logo EAD" width="36" height="23"/>
							<span>Cela prend trop de temps ?</span>
						</div>
						<p>
							<div class="ead-document-btn ead-reload-btn" role="button">
								<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/reload.svg" alt="Recharger" width="12" height="12"/> Recharger le document							</div>
							<span>|</span>
							<a href="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/06/TDR-cab-conseil-évaluatin-AA-TN-UE-1995_watermark-1.pdf" class="ead-document-btn" target="_blank">
								<img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/open.svg" alt="Ouvert" width="12" height="12"/> Ouvrir dans un nouvel onglet							</a>
					</div>
				</div>
			</div>
		</div></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le coût de l’étude s’élèverait à un montant de 200.000 USD, selon le manuel de directive de “sélection et emploi de consultants par les emprunteurs” de la Banque mondiale, financeur de l’évaluation. Le contrat s’inscrit dans le cadre d’un programme d’appui de cette institution financière aux services du ministère du commerce.</span></p>
<h4><b>Un processus d’évaluation long et lent</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Cela fait 24 ans que l’Accord d’Association UE-Tunisie pour la libéralisation des échanges des produits industriels a été signé, et 21 depuis son entrée en vigueur. Pourtant ce n’est qu’après la pression de la société civile et après le début des négociations de l’ALECA que le gouvernement a lancé la procédure d’évaluation. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon les documents obtenus par Barr al Aman, le ministère de l’Industrie et du Commerce publie en janvier 2017 des termes de références pour le recrutement d’un cabinet de conseil. Cette évaluation s’inscrit dans le cadre de la troisième phase du Programme de Développement des Exportations 3 (PDE3) financée par la Banque Internationale de Restructuration et Développement (BIRD). La commission de sélection avait commencé ses travaux en Juillet de la même année, avait pris sa décision en Janvier 2018. Il faudra attendre près d’une année pour que l’étude commence effectivement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="ead-preview"><div class="ead-document" style="position: relative;padding-top: 90%;"><div class="ead-iframe-wrapper"><iframe src="//docs.google.com/viewer?url=https%3A%2F%2Fwww.researchmedia.org%2Fwp-content%2Fuploads%2F2019%2F06%2F%D8%A8%D8%B1-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D9%94%D9%85%D8%A7%D9%86_watermark.pdf&amp;embedded=true&amp;hl=en" title="Document embarqué" class="ead-iframe" style="width: 100%;height: 100%;border: none;position: absolute;left: 0;top: 0;visibility: hidden;"></iframe></div>			<div class="ead-document-loading" style="width:100%;height:100%;position:absolute;left:0;top:0;z-index:10;">
				<div class="ead-loading-wrap">
					<div class="ead-loading-main">
						<div class="ead-loading">
							<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/loading.svg" width="55" height="55" alt="Chargeur">
							<span>En cours de chargement&hellip;</span>
						</div>
					</div>
					<div class="ead-loading-foot">
						<div class="ead-loading-foot-title">
							<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/EAD-logo.svg" alt="Logo EAD" width="36" height="23"/>
							<span>Cela prend trop de temps ?</span>
						</div>
						<p>
							<div class="ead-document-btn ead-reload-btn" role="button">
								<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/reload.svg" alt="Recharger" width="12" height="12"/> Recharger le document							</div>
							<span>|</span>
							<a href="https://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/06/بر-الأمان_watermark.pdf" class="ead-document-btn" target="_blank">
								<img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/open.svg" alt="Ouvert" width="12" height="12"/> Ouvrir dans un nouvel onglet							</a>
					</div>
				</div>
			</div>
		</div></div>
<p>&nbsp;</p>
<h4><b>Un sujet qui fâche</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour la société civile, il est incohérent de commencer de nouvelles négociations si les retombées de l’accord en vigueur n’ont pas été étudiées. Dès 2016, </span><a href="https://ftdes.net/declaration-sur-laleca__trashed/"><span style="font-weight: 400;">un collectif de 20 associations réclame</span></a><span style="font-weight: 400;"> “</span><b>qu’une évaluation indépendante et approfondie soit entreprise sur les conséquences de quarante ans d’un partenariat entre l’Union Européenne et la Tunisie</b><span style="font-weight: 400;">”, notamment “</span><b>les droits économiques et sociaux</b><span style="font-weight: 400;">” après une libéralisation du commerce. Ces revendications ont été annoncées </span><span style="font-weight: 400;">à l’occasion </span><span style="font-weight: 400;">du vote au Parlement européen sur l’ouverture des négociations de l’Accord de Libre-Échange (ALECA) entre la Tunisie et l’UE.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le forum tunisien des droits économiques et sociaux</span><a href="https://www.webmanagercenter.com/2018/01/19/414968/tunisie-aleca-imperatif-devaluer-dabord-limpact-de-laccord-de-1995/"><span style="font-weight: 400;"> tire un bilan assez sombre</span></a><span style="font-weight: 400;">. La Tunisie aurait perdu “</span><b>plus de </b><b>la moitié de son tissu industriel entre 1996 et 2013</b><span style="font-weight: 400;">” selon le </span><span style="font-weight: 400;">président de l’époque Messaoud Romdhani</span><span style="font-weight: 400;">. Ce dernier estime que le tissu industriel tunisien a été maintenu dans des activités à faible valeur ajoutée répartie principalement sur les régions côtières aggravant ainsi les disparités régionales. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quant à la CONECT, une organisation patronale minoritaire, l’accord d’association était une opportunité de mise à niveau. La disparition de certaines entreprises peu compétitives étant naturelle, faisant partie des règles du jeu du libre marché.</span></p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/pZpzyCh-WD0?start=5631" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>The post <a href="https://www.researchmedia.org/ue-tunisie-accord-association-ue-tunisie-evaluation-retard/">Evaluation de l’Accord d’Association UE-Tunisie: Vivement demain…</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.researchmedia.org/ue-tunisie-accord-association-ue-tunisie-evaluation-retard/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ALECA / UE: La PAC biaise-t-elle le jeu du libre échange?</title>
		<link>https://www.researchmedia.org/ue-le-soutien-interne-soutient-il-lexport/</link>
					<comments>https://www.researchmedia.org/ue-le-soutien-interne-soutient-il-lexport/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed HADDAD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Apr 2019 18:16:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Article fr]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[ALECA]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblé des Représentants du Peuple]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Eau]]></category>
		<category><![CDATA[Tunis]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.researchmedia.org/?p=3545</guid>

					<description><![CDATA[<p>« L’alimentation du bétail représente 20% du coût de la viande en France contre plus de 60% en&#8230;</p>
The post <a href="https://www.researchmedia.org/ue-le-soutien-interne-soutient-il-lexport/">ALECA / UE: La PAC biaise-t-elle le jeu du libre échange?</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="3545" class="elementor elementor-3545">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-35d4add6 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="35d4add6" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-12bf1b37" data-id="12bf1b37" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-27b13a69 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="27b13a69" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<p><span style="font-weight: 400;">« </span><b>L’alimentation du bétail représente 20% du coût de la viande en France contre plus de 60% en Tunisie</b><span style="font-weight: 400;">. » affirme Chafik Ben Rouine de l’Observatoire Tunisien de l’Economie. Cette différence n’est pas due à « un problème de productivité ». Les raisons du décalage entre la France et la Tunisie sont ailleurs selon l’économiste de l’OTE. En tant que membre de l’UE, la France par exemple, bénéficie d’un soutien conséquent pour son secteur primaire grâce à « la politique agricole commune ». C’est un appui financier conséquent représente&nbsp;</span><a href="https://ec.europa.eu/agriculture/sites/agriculture/files/cap-post-2013/graphs/graph3_en.pdf"><span style="font-weight: 400;">60 Mia d’Euros en 2019, soit un tiers du budget de l’Union pour la même année</span></a><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cette politique a été mise en place dès les premières pierres de l’Europe, son but premier est d’assurer une sécurité alimentaire aux pays du vieux continent au lendemain de la deuxième guerre mondiale. L’UE considère qu’il est stratégique d’avoir des agriculteurs en activité sur son territoire pour ne dépendre de personnes pour se nourrir. De plus, financer les la production alimentaire garantit aux consommateurs européens des prix abordables.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cependant, il a suffi d’une trentaine d’années pour que cet objectif soit atteint et que la PAC s’arroge le rôle de “promoteur d‘exportation”.</span></p>
<blockquote>
<p><span style="font-weight: 400;">« Grâce à la PAC, l’agriculture européenne dégage chaque année </span>20 milliards d’euros de surplus<span style="font-weight: 400;"> et crée 20 000 emplois pour chaque milliard d’exportations. » <a href="https://www.la-croix.com/Debats/Ce-jour-la/LEurope-elle-renonce-PAC-ambitieuse-2019-02-26-1201005083">confirme le commissaire à l’agriculture Phil Hogan en février dernier.</a></span></p>
</blockquote>
<h4><b>La PAC, une subvention?</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Considérant que l’UE produit plus qu’elle ne consomme depuis les années 70, elle doit écouler son stock sur le marché international. Pour ce faire, ses prix doivent être compétitifs. Cependant, les coûts de production en Europe sont plus élevés qu’en Afrique du nord par exemple.&nbsp;</span>Si le prix est élevé, la “qualité européenne” ou les “normes sanitaires européennes” sont des arguments de vente peu convaincant . Toutefois, comment baisser le prix de vente à l&rsquo;export sans enfreindre les règles de la libre concurrence ? C’est là où la PAC joue un rôle important: en soutenant financièrement l’agriculteur européen pour différents motifs, elle baisse artificiellement le coût de production de sa marchandise.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Afin d’encourager l’export, l’Union aurait pu envisager la solution classique: augmenter les droits de douane pour les produits agricoles importés dans le marché commun des 27+1. Les producteurs européens vendraient ainsi leurs marchandises au prix réel de production, mais ce serait au consommateur&nbsp;</span>d’assumer l&rsquo;augmentation des prix. Cette alternative, peu enthousiasmante politiquement, serait aussi mal vue au sein de la communauté internationale, car considérée comme une mesure protectionniste. La subvention de l&rsquo;agriculture européenne, malgré son coût élevé, a été jugée plus avantageuse.&nbsp;&nbsp;</p>								</div>
				</div>
				<div class="elementor-element elementor-element-e169afd elementor-widget elementor-widget-counter" data-id="e169afd" data-element_type="widget" data-widget_type="counter.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<div class="elementor-counter">
			<div class="elementor-counter-title">Millions d’euros d’aliments du bétail ont été importés de l'UE vers Tunisie (barrière tarifaire de 14,47%)</div>			<div class="elementor-counter-number-wrapper">
				<span class="elementor-counter-number-prefix"></span>
				<span class="elementor-counter-number" data-duration="2000" data-to-value="40.2" data-from-value="0" data-delimiter=",">0</span>
				<span class="elementor-counter-number-suffix"></span>
			</div>
		</div>
						</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-eb76b40 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="eb76b40" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-8cef891" data-id="8cef891" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-a76ef98 elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="a76ef98" data-element_type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
				<div class="elementor-widget-container">
									<h4><span style="font-weight: bold;">Le « Dumping » aux multiples visages</span></h4><p>Le credo selon laquelle là où il y a du commerce, il y a la paix, est la base des démarches anti-protectionnistes. Ainsi, les Etats membres de l’OMC sont-ils censés ouvrir leurs marchés aux marchandises étrangères comme un engagement de paix et de stabilité.</p><p>Par conséquent, les obstacles à la libre circulation des marchandises ne sont pas uniquement “des barrières tarifaires”, entendre des obstacles douaniers, il existe aussi des barrières dites “non-tarifaires”. Ce sont des législations qui minimisent les chances d’une marchandise d’être importée dans un pays donné, bénéficiant ainsi aux producteurs locaux de ce pays. Par exemple, des normes sanitaires trop strictes portant sur la production, le stockage et la distribution d’un fruit peuvent constituer un frein à l&rsquo;importation d’un produit étranger identique ne respectant pas les mêmes normes.</p><p>Selon Ben Rouine, auteur de l’étude <i>Les subventions agricoles européennes : angle mort de la négociation sur la libéralisation des échanges agricoles,</i> cette politique agricole commune constitue un soutien interne voire une « barrière » tarifaire. Il affirme que « la stratégie de l’UE consiste à octroyer des subventions importantes aux agriculteurs afin que ceux-ci modifient <span style="font-weight: bold;">artificiellement les prix intérieurs de l’UE à la baisse</span> dans le but de rentrer dans la définition de l’OMC du dumping. »  </p><p>Par exemple, dans le cas de la viande: c&rsquo;est en soutenant financièrement l’alimentation du bétail que les coûts de production baissent substantiellement. Il rappelle qu’il y a dumping selon l&rsquo;OMC si le prix d’une marchandise importée est inférieur au prix du marché intérieur. Cependant, selon les économistes, il y a dumping si le prix d&rsquo;une marchandise est inférieur au coût moyen de production nationale.</p><p>Plus concrètement: </p><blockquote><p><span style="font-weight: normal;">Si la production de 100 litres de lait dans l&rsquo;UE coûte 100€, or il y a 20€ de subvention, donc le prix de vente sur le marché local est de 90€.<br />Si cette marchandise est exportée en Tunisie à 90€, </span><span style="font-weight: normal;">alors il y a dumping selon les économistes (Le prix de vente à l&rsquo;export est </span>inférieur au coût de production<span style="font-weight: normal;">). Toutefois, il n&rsquo;y a pas de dumping selon l&rsquo;OMC (prix de vente à l&rsquo;export </span>n&rsquo;est pas inférieur au prix de vente locale<span style="font-weight: normal;">)</span></p></blockquote><h4><span style="font-weight: bold;">Les olives, condensé des tensions entre l’UE et les Etats-Unis</span></h4><p>Pour les Etats-Unis, le dumping européen ne fait aucun doute. Par conséquent ils ont unilatéralement établi des frais de douane sur les olives européennes en 2018. Une démarche que l’Union Européenne a dénoncée et portée devant l’Organisation Mondiale du Commerce. La décision de l’OMC est déterminante pour la politique commerciale extérieure européenne et la politique agricole commune..</p><p>En effet, si l’OMC estime que la PAC est assimilée à un dumping alors l’Union devra modifier l’un de ses principaux instruments communautaires. Selon Chafik Ben Rouine, c’est l’une des raisons pour lesquelles « aucune négociation sur un accord de libre échange ne devrait être entamée avec l’UE avant que l’OMC ne tranche ce différend. »</p><p>Barr al Aman a sollicité le représentant de la délégation européenne à Tunis, Patrice Bergamini, cependant il a préféré ne pas réagir à cette question.</p><p>&#8212;</p><p>L&rsquo;illustration est issue de la couverture du rapport de l&rsquo;OTE et de l&rsquo;UTAP, disponible ci-dessous.</p>								</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-a0338f4 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default" data-id="a0338f4" data-element_type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-ed1e190" data-id="ed1e190" data-element_type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-1563347 elementor-widget elementor-widget-shortcode" data-id="1563347" data-element_type="widget" data-widget_type="shortcode.default">
				<div class="elementor-widget-container">
							<div class="elementor-shortcode"><div class="ead-preview"><div class="ead-document" style="position: relative;padding-top: 90%;"><div class="ead-iframe-wrapper"><iframe src="//docs.google.com/viewer?url=http%3A%2F%2Fwww.researchmedia.org%2Fwp-content%2Fuploads%2F2019%2F04%2F20190424-etude_utap-a5-bap-web-2.pdf&amp;embedded=true&amp;hl=en" title="Document embarqué" class="ead-iframe" style="width: 100%;height: 100%;border: none;position: absolute;left: 0;top: 0;visibility: hidden;"></iframe></div>			<div class="ead-document-loading" style="width:100%;height:100%;position:absolute;left:0;top:0;z-index:10;">
				<div class="ead-loading-wrap">
					<div class="ead-loading-main">
						<div class="ead-loading">
							<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/loading.svg" width="55" height="55" alt="Chargeur">
							<span>En cours de chargement&hellip;</span>
						</div>
					</div>
					<div class="ead-loading-foot">
						<div class="ead-loading-foot-title">
							<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/EAD-logo.svg" alt="Logo EAD" width="36" height="23"/>
							<span>Cela prend trop de temps ?</span>
						</div>
						<p>
							<div class="ead-document-btn ead-reload-btn" role="button">
								<img decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/reload.svg" alt="Recharger" width="12" height="12"/> Recharger le document							</div>
							<span>|</span>
							<a href="http://www.researchmedia.org/wp-content/uploads/2019/04/20190424-etude_utap-a5-bap-web-2.pdf" class="ead-document-btn" target="_blank">
								<img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.researchmedia.org/wp-content/plugins/embed-any-document/images/open.svg" alt="Ouvert" width="12" height="12"/> Ouvrir dans un nouvel onglet							</a>
					</div>
				</div>
			</div>
		</div></div></div>
						</div>
				</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>The post <a href="https://www.researchmedia.org/ue-le-soutien-interne-soutient-il-lexport/">ALECA / UE: La PAC biaise-t-elle le jeu du libre échange?</a> first appeared on <a href="https://www.researchmedia.org">Research Media</a>.]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.researchmedia.org/ue-le-soutien-interne-soutient-il-lexport/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
